Le Progrès, évolution ou construction ?

Publié le par Antoine

Le progrès

« La science et la technologie semblent libérer peu à peu les enfants d’Adam et Eve de la malédiction biblique, du travail dans la peine et de l’enfantement dans la douleur. »
Henri Atlan, "Les Etincelles de hasard", cité par Patrick Viveret, dans "Qu'allons nous faire de notre éspèce ? Un Humanisme à refonder"


Pour Henri Atlan, le progrès est l'oeuvre de la science et de son application technique. Il situe leur effet en opposition avec les maledictions qui touchent Adam lors de la chute, et apr extension la situtation de l'homme en général dans la nature. C'est bien la recherche d'un affranchissement, à la fois de la nature et de la malediction divine.

Babel, la "grande ville", comme l'appel Ellul montre la volonté de l'homme de se "faire un nom", c'est à dire d'être indépendant. Cette volonté n'est pas nouvelle et semble au coeur même de l'idée de ville et donc a fortiori de "civilisation". D'où les remparts, caractéristique première de la ville, qui marquent un espace séparé de la nature, mais aussi du monde du nomade, qui assume pleinement la nature comme son environnement et en tire sa subsistance, sans la sémantique de l'exploitation ( le terme n'est pas toujours utilisé negativement, exploitation forestière par exemple).

Pourtant il serait déplacé d'homme indépendant aujourd'hui.

"Le mouvement même de la modernisation expose donc l’humanité toute entière à un risque d’une nature nouvelle : pour échapper à sa soumission originaire à la nature, les exigences du progrès conduisent l’homme à se soumettre à une "seconde nature" qui serait sociale cette fois-ci, et tout aussi inhumaine que la première. La déshumanisation par l’organisation totale, "l’inconcevable fin d’un monde parfaitement clos dans ses frontières" : tel est l’enjeu de la rapide montée en puissance de la technique et de la science.
"Bernard Charbonneau (1910 - 1996) publié sur le site de décroissance.

Je cite encore Patrick Viveret, même si je ne partage pas toutes ses conclusions, il propose dans son article un tour d'horizon honnète et plutôt complet de la question, je vous le recommande. Egalement parce qu'il montre très bien en comment l'eugénisme, dont on reparlera plus loin, est au coeur du débat actuel.
Fragilité écologique d’abord : en faisant de l’homme cartésien « le maître et possesseur de la nature » , sans qu’il s’interroge sur sa responsabilité à l’égard de son environnement, l’humanisme, fasciné par le progrès technique, puis par le nouveau triptyque science/technique/marché, ne s’est pas prémuni contre ce que, dans les années 70, Illich appellera sa « part de contre-productivité » .

Fragilité anthropologique ensuite : après l’effondrement des « sociétés d’ordre », la refondation de tout lien social sur le seul individu rationnel ignorait l’inscription collective et organisait un face-à-face entre l’individu et l’Etat facilitant aussi bien les approches de type capitaliste que les logiques étatistes, et elle sous-estimait les enjeux émotionnels et spirituels de la condition humaine ( Lire Jean-Claude Guillebaud, La Refondation du monde, Seuil, Paris, 1999.).

Le progrès nécéssite une adaptation profonde de l'homme à son nouveau milieu. Ayant pour maître la "Raison", il rationalise tout, jusqu'aux comportements, provoquant une reconstruction allant de plus en plus loin dans le quotidien, et marque ainsi la pénétration de plsu en plus forte de l'industrie dans tous les acpects de la vie humaine. Du coup il soumet de façon discète mais marquée l'homme aux institutions qui génèrent la technique, que ce soit le capital ou l'état.

On remarquera pour notre part que le progrès est une réunion de plusieurs composante. J'en fait ici une analyse courte et critique, qui mériterais d'être traité plus en avant ailleurs.

Le progrès technique.


C'est le premier auquel on pense quand on parle de progrès. Il sous tend toutes les autres composantes. L'évolution de la technique permet les infrastructure nécéssaires pour construire l'état et la puissance marchande (voies de communications, moyens de propagande, ...), et donne des moyens nouveaux de contrôle social (armes, surveillance, traçabilité, gestion informatisée,...). 

Dans son livre "Le Système technicien", Jacques Ellul montre que les techniques, qui se caractéristise par une amelioration constante dictée par la seule recherche de l'efficacité, finissent par formé un système autonome, qui remplace les anciens environements.

Le milieu technicien ne pourrait pas du tout exister s'il ne prenait son appui aussi bien que ses ressources dans le Naturel (Nature et Société), mais il l'élimine en tant que milieu, se substitue à lui, en même temps qu'il l'épuise et l'exténue. La condition pour que la Technique devienne un milieu, c'est justement que l'ancien cesse d'en être un, mais cela implique à la fois sa déstructuration comme milieu et aussi son utilisation si extrême qu'il n'en reste rien - autrement dit le fameux "épuisement" des ressources naturelles dont nous aurons à reparler n'est pas seulement le résultat d'une utilisation abusive des techniques mais essentiellement de la constitution de la technique comme nouveau milieu de l'homme. La technique agit sur ces milieux d'abord par division et fragmentation des réalités naturelles et culturelles. Le processus d'intervention de la technique sur le réel consiste toujours en une rupture du réel en unité fragmentées malléables. Elle correspond à la decouverte scientifique du discontinu : "Les savants decouvrent au coeur de la temporalité des unités séparables (atomes, particules, phonèmes, chromosomes ... [Ndm : on pourrait rajouter l'individu]) Cette investigation du discontinu envahit tous les domaines, ce qui change, ce qui semble naître, cela se définit par un arrangement d'unités élémentaires ... [Note de bas de page : Lefebvre a remarquablement étudié ce phénomène dans "Le nouvel Eleatisme" in l'Homme et la Société, 1966, repris dans Position : contre les tecnocrates, 1967]"

(...)

Elle réduit un ensemble à des unités simples, par une sorte d'analyse et de compartimentage généralisé. La méthode Taylor pour le travail est un exemple modèle : le travail artisanal était un ensemble complexe de gestes et d'opérations indivises qui d'une part exprimaient l'individu travaillant et d'autre part produisaient un tout complet : une "oeuvre". Avec la division du travail puis la taylorisation, on arrive à ue plus grande efficacité, à une interchangeabilité, mais au prix de l'éclatement et de la division en unités gestuelles parfaite set insécables LE geste de travail est parfaitement séparé de la personne du travailleur et existe par soi. Ainsi se produit dans tous les domaines une fragementation du donné premier, et, ensuite, la technique reprend les éléments ramenés à leur plus grande simplicité pour reconstituer à partir d'eux un nouvel ensemble, une nouvelle synthèse où seront intégrés les facteursnaturels désigné antérieurement. Mais cet ensemble technique n'est pas gratifiant pour l'homme, il a toujours le sentiment de vivre dans une société éclatée (quoique plus fortment unie que jamais).

Jacques Ellul, "Le Système technicien"

Le progrès social.


Ce qu'on appelle le progrès social, est l'effet de l'évolution des modes de production sur la société et les transformations induites sur le lien social.

Il se fait par la destruction du lien social vernaculaire, dit "primitif", hérité de sociétés "archaïques", le système moderne préférant lui "intégrer" des individus à une place programmée dans une structure hierarchique ordonnée (en partie par des "réseaux").

La destruction des anciennes formes d'organisation sociales, appellée évolution des moeurs, permet l'atomisation de la communauté en individus, que l'on réorganisera en corporations et réseaux d'interêts, tout comme l'on reassemble les atomes. L'éducation, monopolisée par l'école, permet à l'institution l'orientation optimisée de chacun à "la meilleure place" dans la nouvelle structure.

On remarque que l'expansion permanente de l'industrie (le developpement) détruit systématiquement les cultures des pays conquis, pour les remplacer par une sous-culture globale, dont la caractéristique principale est d'être produite industriellement et d'empecher la participation personnelle libre.

Le remplaçement de la capacité de chacun de chanter par une culture médiatisée finit fatalement par l'apparition d'une  "sous-culture" et la disparition des instruments de la vie quotidienne.

La croissance.


En suivant ce fil, on en vient directement à la croissance.

La progression de l'emprise des marchandises sur nos vies, remplaçant  l'économie gratuite de subsistance par la consommation d'ersatz industrialisés.

Cette intrusion progressive de l'économie et des produits industrialisés ne créent pas grand chose de nouveau. En fait elle permet surtout de remplacer le travail personnel et le produit gratuit de la nature par des solutions marchandables.

Ce que que l'on appelle croissance, c'est la croissance de l'économie, son hégémonie grandissante sur tous les aspects de la vie.

De simples moyens


L'erreur commune des "marxistes" et des "technophobes"  est de considérer que le capital ou la technique ont pour finalité leur propre acroissement. Ce sont des moyens utilisés conjointement pour asservir. L'argent n'est pas le but des riches, c'est la domination. Le capital et la société industrielle sont avant tout des moyens de dominations.

Ce que l'on occulte souvent, et qui est d'autant plus certain si ces deux aspects ne sont que des moyens, c'est la présence d'une classe dominante dont la survie en tant que telle tient à l'évolution permanente des moyens d'exploitation. Sans même prendre en compte les "théories du complot", le capital, les holdings, lesles fonds spéculatifs, les banques, tous ces collectifs abstraits sont les paravents derrière lesquels prospèrent des êtres bien vivants, propriétaires en chair et en os de fabuleuses fortunes accumulées au fil du temps ( Plus de riches, toujours plus riches ).

Ces personnes mettent bien entendu tout en oeuvre pour rester au "top". Comme la noblesse à la grande époque, leur richesse se transmettra de générations en générations, tout en faisant venir près de leur monde les "plus méritants", sportifs de haut niveaux, top-models, élèves des écoles prestigieuses, ...

Nous allons voir comment la mise en place de nombreuses idéologies leur permet de justifier leur emprise sur l'homme et de préparer des lendemains qui ne chantent pas pour tout le monde.

Une post-humanité


Le sujet est vaste, Fukuyama nous en donne un aperçu :
« La période ouverte par la révolution française a vu fleurir diverses doctrines qui souhaitaient triompher des limites de la nature humaine en créant un nouveau type d’être qui ne fût pas soumis aux préjugés et limitations du passé. L’échec de ces expériences, à la fin du XXe siècle, nous a montré les limites du constructivisme social en confirmant - a contrario - un ordre libéral, fondé sur le marché, établi sur des vérités manifestes tenant à la Nature et au dieu de la Nature. Mais il se pourrait bien que les outils des constructionnistes sociaux du siècle, depuis la socialisation en bas âge jusqu’à l’agit-prop et les camps de travail, en passant par la psychanalyse, aient été par trop grossiers pour modifier en profondeur le substrat naturel du comportement humain. Le caractère ouvert des sciences contemporaines de la nature nous permet de supputer que, d’ici les deux prochaines générations, la biotechnologie nous donnera les outils qui nous permettront d’accomplir ce que les spécialistes d’ingénierie sociale n’ont pas réussi à faire. A ce stade, nous en aurons définitivement terminé avec l’histoire humaine, parce que nous aurons aboli les êtres humains en tant que tels. Alors commencera une nouvelle histoire, au-delà de l’humain. »
Passage cité par Patrick Viveret, "QU’ALLONS-NOUS FAIRE DE NOTRE ESPÈCE ? Un humanisme à refonder"
On pourrait aussi citer le trans-humanisme, qui voudrait voir dans des "cyborgs" l'évolution naturelle de l'homme.

Le sujet estvaste, je le donne uniquement comme perspective. Il est interessant de remarquer que le progrès, application de la sience en une rationalité technique; est presenté comme une évolution, qui serait naturelle.

évolution ...


On a vu que le "progrès" dans la domination est  un amalgame de différents processus, le progrès social, l'évolution des moeurs, le progrès technique, et la croissance économique. La dénotation "positive" du mot présente l'avantage d'en masquer l'aspect nuisible, mais aussi de le présenter comme inéluctable ( "on n'arrete pas le progrès" ).


Comme le montre André Pichot dans "La Société pure : de Darwin à Hitler", la présentation de la "sélection naturelle" comme moteur de l'évolution, puis la sociobiologie, donnent à la domination de la bourgeoisie une justification pseudo-scientifique, comme le sang bleu et le pouvoir soit disant "de droit divin" garantissait celle de la noblesse.

La seconde moitié du XIXe siècle (..) voit l'achèvement de la révolution industrielle. C'et le moment où, (...) la bourgeoisie remplace complètement et définitivement l'aristocratie comme classe dominante.
Si, pour justifier son rang social, son pouvoir et sa richesse, l'aristocratie pouvait invoquer un droit du sang - avec, sinon une caution divine, du moins la bénédiction de l'Eglise-, la bourgeoisie ne peut guère qu'avancer ses mérites et son travail. (...)
Le Darwinisme social ne fait guère que traduire en termes crus et directs cette opposition de la bourgeoisie à une aristocratie finissante. En transposant dans la société humaine les principes Darwiniens, il substitue au droit divin de la hiérarchie aristocratique (le créationisme) une sorte de droit naturel du plus méritant (la sélection), voire du plus fort, avec une naturalisation concomitante de la société. Et il donne au tout la caution de la science.
André Pichot, "La Société pure : de Darwin à Hitler".

Marx et Engels sont très sévères à l'égard du travail de Darwin :

Il est curieux de voir comment Darwin retrouve chez les bêtes et les végétaux sa société anglaise avec la division du travail, la concurrence, l’ouverture de nouveaux marchés, les "inventions" et la "lutte pour la vie" de Malthus. C’est le bellum omnium contre omnes [la guerre de tous contre tous] de Hobbes, et cela fait penser à la phénoménologie de Hegel, où la société bourgeoise figure sous le nom de "règne animal intellectuel", tandis que chez Darwin, c’est le règne animal qui fait figure de société bourgeoise.
Lettre de Marx à Engels du 18 juin 1862

Toute doctrine darwiniste de la lutte pour la vie n’est que la transposition pure et simple, du domaine social dans la nature vivante, de la doctrine de Hobbes : bellum omnium contre omnes et de la thèse de la concurrence chère aux économistes bourgeois, associée à la théorie malthusienne de la population. Après avoir réalisé ce tour de passe-passe […], on retranspose les mêmes théories cette fois de la nature organique dans l’histoire humaine, en prétendant que l’on a fait la preuve de leur validité en tant que lois éternelles de la société humaine. Le caractère puéril de cette façon de procéder saute aux yeux, il n’est pas besoin de perdre son temps à en parler.
Lettre de Engels à Lavrov du 12 [17] novembre 1875

La "guerre de tous contre tous" de Hobbes et la disparition des plus faibles deviennent la justification de ce que d'aucuns appellent la lutte de classe. D'abord "méritée" la position en haut de l'echelle peut légitimement devenir héréditaire, ce qui fait ensuite de la bourgeoisie une "race supérieure" qui doit éviter de se mélanger aux "classes inférieures" : 
On postule alors que le métissage (entre classe supérieure et classe inférieure) est la cause de la dégénérescence de la société. Haeckel, entre autres, établit un arbre généalogique des espèces. Leur degré d'évolution crée une hiérarchie, y compris dans l'espèce humaine, la société la plus évoluée étant celle de la race blanche, surtout dans les pays nordiques où elle est la plus pure (Etudes).

Que produit cette idéologie ? le racisme et la prétendue évolution comparée des races, l'eugénisme et la selection artificielle des naissances, plus ou moins soft, pour remplacer la selection naturelle comme "moteur de l'évolution", l'euthanasie, ...

Mais aussi l'idée que la société humaine est le fruit d'un processus naturel, marchant d'elle même vers une société meilleure, en éliminant les plus faibles, comme les indiens ou les aborigènes, dont le massacre est ainsi justifié a postriori.

Sauf que ces idées et pratiques n'ont aucun fondement scientifique et aucune incidence sur une éventuelle amélioration future de l'homme. En revanche elles vont justifier des pratiques quotidiennes de selection, de transformation et d'aliénation technique industrielles (et pas du tout naturelles) qui elles ont un impact réel sur l'individu et la communauté.

La medecine et l'éducation en tant qu'institutions, qui comme le montre Ivan Illich ont des effets nuls ou négatifs sur leur but prétendu : réduire les inégalités. Or elles sont rendues nécéssaire par les "effets collateraux" de la société industrielle ( cancer, malnutrition, remplacement de la nature par un environnement destructeur, ...) , et seront utilisées pour rendre indispensable la société qui les produits, l'état qui les impose, et le capital, dont l'accroissement est présenté comme la solution à tous les maux.

Alors qu'on pourrait rendre accessible pour tous la santé et la connaissance avec peu de moyens, en donnant les moyens d'une pratique autonome, on les présente comme le produit de la consomation obligatoire de remèdes standardisés, fournis exclusivement et à très grands frais par la société industrielle et marchande.

.. vers un pouvoir global.


On anbandonnera donc les termes d'évolution et de progrès, pour parler plus justement de construction de la société, la prétendue évolution aveugle étant depuis longtemps un travail raisonné en vue d'un pouvoir global.

L'église catholique romaine en avait jeté les bases. C'est elle qui met en place en occident l'école et la formation du peuple par la participation obligatoire à differents rituels. C'est elle qui instaure un pouvoir temporel qui se veut universel. Elle avait déja posé les fondements de la guerre juste et du droit d'ingérence, notamment par le moyen de l'excommunication. Sa légitimité reposait elle aussi sur l'assistance aux plus démunis, le monopole du savoir et par l'imposition de valeures "universelles".

Quand aujourd'hui on prétend à une société plus juste, on ne fait que reprendre le travail où il en était. L'ONU, avec sa soit disante benveillance, est la préparation d'un pouvoir global bien plus imposant que celui de l'église romaine. Il reprend dans le moindre détail les fonctions séculaires de l'église romaine. On a prétendu changer le monde en amputant l'injustice, on l'a reproduit en escamotant le Créateur.

Un seul gouvernement, une seule monnaie, une juridiction internationale servant à légitimer les guerres du "gendarme du monde", regneront sur une seule population, convenablement éduquée, domestiquée. Voila en gros le programme du Novus Ordo Seculorum, très mal traduit par Nouvel Ordre Mondial. Il signifie en fait nouvel ordre séculaire. Séculaire au sens "laïque" du terme.
Le concept laïcité, en tant que séparation du pouvoir religieux et du pouvoir séculier est ancien, on pouvait déjà le voir dans l'antiquité gréco-romaine. De même, au Ve siècle, le pape Gélase Ier avait énoncé la doctrine des deux glaives visant à séparer le pouvoir temporel et l'autorité spirituelle au sein de l'église.
Le séculier c'est le pouvoir "temporel", le pouvoir "des siècles", celui qui agit dans le monde, il est séparé du pouvoir "spirituel", mais il n'en est pas la contradiction, nous étudierons un peu plus loins les collusions de ce pouvoir avec les nombreuses mystiques. Mais pour pouvoir étendre son emprise de manière égale sur tous, le pouvoir se doit d'être séparé de la religion. Afin aussi d'être universel.

Novus Ordo Seculorum, Nouvel Ordre Mondial et New-Age


La phrase Novus Ordo Seclorum viendrait de Virgil :
Ultima Cumaei venit iam carminis aetas;
magnus ab integro saeclorum nascitur ordo.
iam redit et Virgo, redeunt Saturnia regna,
iam nova progenies caelo demittitur alto.

Voici venu le dernier âge prédit par la Sybille de Cumes
Voici que recommence le grand ordre des siècles
Déjà revient la Vierge, revient le règne de Saturne
Déjà descend d'en haut une race nouvelle !
Favorise l'enfant près de naître...
 
Virgile Bucoliques IV
Très mystique, on note l'idée d'un age d'or prédit, amplement repris par tous les mouvements New-Age et leur "Age du verseau". Mais aussi la Vierge, très présente dans l'église catholique.

Et un certain nombre de thèmes récurants, qui seront communs à tous les mouvements qui s'intéressent de près ou de loin au mysticisme, parmis eux le nouvel ordre séculaire, une race supérieure et/ou une race descendue du ciel, la Vierge ou le "féminin sacré" ou encore Gaïa, et enfin l'enfant dont on met en valeur "sa lumière".

Déja le pape Jean-Paul II, dans son homélie du Nouvel An, avait lancé un appel aux dirigeants mondiaux leur demandant de construire ensemble, en 2004, un nouvel ordre international à partir de l'expérience des Nations unies.

Voici ce que proclame Benoit XVI à ROME, le dimanche 25 décembre 2005 :
Homme moderne, adulte pourtant parfois faible dans sa pensée et dans sa volonté, laisse-toi prendre par la main par l’Enfant de Bethléem; ne crains pas, aie confiance en Lui! La force vivifiante de sa lumière t’encourage à t’engager dans l'édification d’un nouvel ordre mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques. Que son amour guide les peuples et éclaire leur conscience commune d’être une «famille» appelée à construire des relations de confiance et de soutien mutuel. L’humanité unie pourra affronter les problèmes nombreux et préoccupants du moment présent: de la menace terroriste aux conditions d’humiliante pauvreté dans laquelle vivent des millions d’êtres humains, de la prolifération des armes aux pandémies et à la dégradation de l’environnement qui menace l’avenir de la planète.
Message URBI et ORBI du pape Benoît XVI
Ce message est également partagé par le pouvoir séculaire, Georges Bush Sr par exemple, en septembre 1990 : "Out of these troubled times, our fifth objective - a New World Order - can emerge.... We are now in sight of a United Nations that performs as envisioned by its founders.", puis en janvier 1991 : "When we are successful, and we will be, we have a real chance at this New World Order, an order in which a credible United Nations can use its peacekeeping role to fulfill the promise and vision of the U.N.’s founders."

Nicolas Sarközy de Nagy-Bosca lors de son discours à l'ONU le 25 septembre 2007 déclare :
"C'est d'un nouvel état d'esprit dont le monde a besoin. C'est un véritable New Deal à l'échelle planétaire qui est nécessaire. Un New Deal écologique et économique. Au nom de la France, j'appelle tous les Etats à se réunir pour fonder le nouvel ordre mondial du 21ème siècle sur cette idée forte que les biens communs de l'humanité doivent être placés sous la responsabilité de l'humanité toute entière." Et encore : «La France entend poursuivre avec tous les hommes de bonne volonté le combat pour construire le nouvel ordre mondial du XXIème siècle.»
Nicolas Sarkozy appelle à “fonder le Nouvel Ordre Mondial”. avec un lien vers le discours intégral.
Sous la responsabilité de l'humanité tout entière ... Il nous prend vraiment pour des billes. Et comment l'humanité tout entière pourra avoir son mot à dire quand les serviteurs du capital auront pris en main l'ensemble des biens communs soit disant en notre nom ? Le pouvoir total, oui, mais avec une idéologie qui le prétend juste et partagé, c'est encore mieux ! Et quoi de mieux que de monter une pseudo-démocratie à l'échelle mondiale comme façade ?

Mais Rome garde un lien étroit avec le pouvoir temporel, et avec l'universalité que celui-ci revendique. L'ambassade au vatican reste toujours la plus prestigieuse pour les diplomates. Il n'y a qu'a voir le défilé des dirigeants à l'enterement du pape pour constater que les liens ne sont pas coupés du tout.

Tout ce folklore propagé par des groupes "New-Age" qu'il faudra identifier, semble participer de l'élaboration d'un gouvernement mondial séculaire et fasciste sous l'égide des nations unis.

Le New Age et le sauveur providentiel


Où retrouve-t-on ce folklore "New Age", qui nous parle entre autre de l'arrivée de l' "age du Verseau" et d'une race merveilleuse ?

Un new age partie prenante dans l'eugénisme et à la volonté de fabriquer "l'amélioration de l'humanité".

Il est la base de la pseudo culture omniprésente ( Harry Potter, Le Seigneur des anneaux, Star Wars, Saint Graal ) qui fait l'apologie ouverte de l'hérédité et des pouvoirs innés, tout en proposant un filigrane un travail initiatique à travers le voyage du héros, qu'elle entend imposer à chacun de nous. Ce voyage du héros, mis au point par Joseph Campbell est le script de base de toutes les productions hollywoodiennes.

Ces films annoncent l'établissement d'un "ordre juste" reposant sur un héros qui a hérité de pouvoirs magiques et d'un droit de régner ( Aragorn, les prétendus descendants du Messie,  le bébé de Willow, ... ). Ce sauveur providentiel censé incarner l' enfant de lumière mystique.

On notera aussi Paul Muad'ib, le héros de "Dune", issu d'une lignée génétique séléctionnée,  qui arrive à la place du Messie attendu et lance un jihad pour assoir son pouvoir sur tout l'univers et brasser les gènes de l'humanité, tout en se réferant à A. Hitler.

On pourra voir un parallèle entre Muad'ib et le Mahdi de la tradition shiite, qui tirerait sa justification de descendre du prophète Muhammad. Dans cette tradition le Mahdi serait une figure de la fin des temps précédant l'arrivée du Messie. De nombreux mots et conspets de Dune proviennent de l'arabe et sont employés dans l'Islam et la mystique qui lui est associée ( entre autres : Fedaykin, Misr, Krys,  Dune, Des influences islamiques ?). Soit dit au passage qu'il n'y a pas trace du Mahdi dans le Coran. 

Des nombreux sites sur le sujet deux semblent sortir du lot : New-Age, risque et dangers, et La Connexion Eugéniste.

Un oecumenisme mystique, résolument tourné contre le monotheisme


Le Dalaï-Lama, represantant d'une forme particulière d'hérédité car réincarnation de son predecesseur, insiste devant le sénat sur des thèmes assez proches de ce que l'on vient de voire. Il propose notamment de regrouper les dirigeants spirituels dans un ensemble oecuménique résolument mystique, tout en critiquant à mot couvert les monothéismes, accusés d'être responsables des guerres, en lieu et place des états imperialistes. Pourtant, avec la Chine à coté, il devrait savoir à quoi s'en tenir.

Comme ce discours est un bon résumé de l'intoxication qui nous est servie régulièrement, je vous offre quelques morceaux choisis :
C'est un fait particulièrement attristant de l'histoire humaine que des conflits s'élèvent au nom de la religion. Aujourd'hui même, des gens sont tués par un mauvais usage de la religion et par l'encouragement du fanatisme religieux et de la haine, des communautés sont détruites et des sociétés déstabilisées.

J'essaye de montrer en quoi c'est faux dans l'article sur l'antisémitisme.

Le Sommet pour la Paix mondiale aux Nations Unies qui, l'an dernier, réunit responsables religieux et guides spirituels fut également un moment d'une grande importance.
La grande difference du mouvement monotheisme, conservé encore dans ses deux composantes sémites, est le rapport individuel au Seigneur, marque d'autonomie de la pensée et de liberté. Que des envoyés parlent en leur nom aux Nations Unies si ça leur chante, mais la légitimité de leur representation là bas doit être remise en cause.

On voit ici le paradoxe, la Foi, qui interdit pourtant le meurtre et la convoitise est accusée de causer les guerres du profit, mais les dirigeants peuvent être absout en participant à la mascarade de paix, qui legitime la future toute puissance de l'ONU, appuyée sur son bras armé : l'OTAN et les forces armées des Etats. Quelle différence avec le règne de Rome !?

les principales religions du monde, dans leur ensemble, aident les gens à se transformer et à devenir des êtres humains accomplis.

Voilà ce que défend le Dalaï Lama. La transformation de l'homme.

Convergence


La stratégie idéologique frappe de plusieurs côtés à la fois : l'évolution "naturelle" de la société vers un monde qualitativement "meilleur", la construction d'un ordre juste dont le pouvoir s'étendra "enfin" sur toute l'humanité, l'arrivée d'un héros mystique aux pouvoirs extraordinaire pour "sauver le monde".

On voit un premier pouvoir qui se veut universel et généreux, l'église catholique romaine, détronnée par un deuxième pouvoir, qui se prétend lui aussi universel et généreux. En fait les deux assoient tour à tour la domination d'un petit groupe sur l'humanité, sous pretexte de valeures universelles.

Celles-ci reposent en fait avant tout sur des critères d'hérédité du pouvoir et de selection de l'individu, qui ne font que justifier leur rôle de dominants.


La finalité, transformer l'homme : le grand oeuvre


La société totalitaire elle aussi n'est qu'un moyen. Des moins commentés et pourtant non des moindres. Mais le véritable achèvement de la domination, c'est le travail sur l'homme.

La société totalitaire nécéssite et fabrique un "homme nouveau". On connait celui du national socialisme (je marque encore un point Goodwin), mais ce n'est que la face cachée de l'Iceberg. La culture New-Age, qui est d'ailleurs en partie à l'origine du nazisme fait croire que le "rôle de l'histoire" est de façonner l'humanité.

L'idée de l'évolution reste centrale. La vie n'est plus considérée comme une fin en soi, un "cadeau" dont on profiterai librement en remerciant notre Créateur. La vie devient une matière première, un "capital humain" qui doit être travaillé pour produire l'homme ultime. Car cet homme doit être "produit", d'où l'insistance pour reclamer un contrôle "raisonné", c'est à dire artificiel. Il y a la un tour de passe passe où l'évolution, soi disant naturelle et parfaite, doit être remplacée par une intervention calculée que nos moyens modernes (encore plus parfaits, donc) sont censés permettre.

Un certains nombre de groupes  se donnent pour but de leur propre aveux de façonner l'humanité. On parle alors d'occultisme ( parce que leur travail est caché ) ou d'ésotérisme ( parce qu'ils forment leurs membres par la voie de l'initiation ).

Le moyen : la propagande mystique


Quand Marx évoque l'opium du peuple, il manque l'essentiel  : le mysticisme, moyen millénaire de propagande mais aussi de la construction "ésoterique" de la domination.

Les symboles de la domination sont toujours restés les mêmes. Par exemple, quand l'état civil se fait à la mairie, alors la statue de Marie Anne remplace celle de Marie. Ou encore, le triangle l'un des symboles les plus important, il symbolise la divinité des mystères, c'est à dire l'enfant de lumière à venir, la trinité, ou triade. Il est repris sur l'affiche même des "droits de l'homme" de 1789 et sur le sigle du Novus Ordo Seclorum.

De très nombreux courants mystiques, ou "spirituels", jouent sur la même symbolique et banalisent les differentes pratiques "magiques" de manipulation (la plus visible étant l'astrologie, omniprésente dans les médias). 

Notre société soit disant la plus "matérialiste" depuis le commencement, est en fait la plus pénétrée par la symbolique et la pensée occulte. Les logos des grandes marques, les décors de noël, tout est pretexte à rendre omniprésents les "signes kabalistiques", qui accompagnent l'idéologie pronée par la publicité et le cinéma.

La kabale, l'alchimie, tous les moyens dits "magiques", visent depuis des millénaires à la construction de l'homme. Quel que soit le groupe ou l'idéologie toute convergent vers le même but, celui que les "humanistes" entendent parachever.
Le "Nouvel Humanisme" ou "humanisme universaliste" est un nouveau courant de pensée visant une transformation du monde, aspirant à un changement de civilisation et à l'émergence d'une nation humaine universelle.

L’action de transformation sociale n’est réellement efficace et cohérente que si elle est accompagnée d’un changement individuel, d'un changement de mentalités, de comportements. C'est pour cela que l'action humaniste vise la transformation sociale et le développement personnel simultanés.

http://www.mouvementhumaniste.fr/


La séléction génétique


Toutes ces mystifications, ne sont bien entendu aucunement valable scientifiquement. Comme la prétendue  "maîtrise du vivant" par une technique "raisonnée". Les OGM par exemple ne sont qu'un bricolage dans un système trop complexe pour être appréhendé dans son ensemble. De même pour le cerveau, les résultats impressionants de connexions elctronique neuronales cachent à quel point on ne peut comprendre comment le cerveau fonctionne. Les réussites techniques occultent le manque de comprehension global, mais aussi une totale ignorance des conséquences.

Mais cette mystification permet de justifier tous les excès dans la domestication de l'homme. Là où la vie était reçue comme une benediction offerte, dont on profitait de manière autonome en dominant mais respectant la nature, elle devient méritée dans le seul but de s'intégrer dans une société qui détruit la planète qui l'héberge.

A Sparte l'enfant doit passer devant un conseil pour avoir le droit de vivre, une commission d’anciens décidait si l’enfant était assez robuste et bien conformé, dans le cas contraire il était jeté aux Apothètes, un gouffre au pied du Taygète. D’autre part les mariages à visée eugénique sont préconisés et justifiés dans La République (459d sqq), comme dans Les Politiques (VII, 16, 1334b30/1335a-b).

C'est l'idée des eugénistes. C'est finalement l'idée derrière le diagnostique prénatal.

Dans "De la vie avant toute choses", (ouvrage déjà cité) Pierre Simon raconte, en 1979, comment, alors qu'il était Grand Maître de la Grande Loge de France, il bâtit la stratégie de légalisation de l'avortement en France ; il explique le type de société qu'il projette à travers cette révolution : le modèle polynésien, où le véritable père d'un enfant, c'est la société dans la personne de l'État.

Comme dans toute bonne société fasciste, l'enfant nait au service de l'Etat et se doit d'être le plus conforme possible aux critères d' "excellence".

Les francs maçons, ordre mystique par excellence (et qui pronent la laïcité et l'athéisme sans aucune peur de contradiction) sont les grands acteurs de la politique de contrôle des naissances, paraît-il pour notre plus grand bien. La maçonnerie travaille elle aussi à la création d'un homme nouveau, par l'action de la société sur l'homme, mais aussi par un antique moyen de controle : l'initiation.

Le dressage : l'initiation


Le voyage du héros, est réinscrit dans le monde moderne par Joseph Campbell par l'intermédiaire de l'industrie cinématographique. Il y a vraiment très peu de production américaine qui ne reproduise pas discrètement la trame écrite par Joseph Cambell pour "apporter au monde moderne l'héritage mystique oublié". Il pose les bases du voyage initiatique tel qu'il devrait être pour le cinéma. Il est à chaque fois le parcours du "héros" qui hérite d'une lignée possedant des pouvoirs surnaturels et le droit de regner.

L'homme nouveau, concept fasciste par excellence, n'est pas un but ultime, fruit d'amélioration successive qui finalement ne mènent à rien, c'est un travail de domestication très concret effectué en permanance sur chacun de nous. D'où le travail incéssant, social, économique et technique qui pèse sur tous les aspects de la vie.

Mais c'est aussi le but de l'institution scolaire, 4 étapes de 4 ans chacunes, chacune évacuant un nombre détérminé de candidats. Celui qui accomplit le tour du système obtient légitimement tous les privilèges, après avoir achevé un parcours initiatique faisant de lui un homme accomplit, mais surtout persuadé de bien-fondé des institutions étatiques ou économiques et prêt à les faire pénétrer plus encore dans notre quotidien.

On voit comment des mythes, propagés par tous les moyens sont infondés scientifiquement mais posent les jalons d'une société de domination très concrète elle. L'hérédité, marque innée de la capacité et du pouvoir, et le travail initiatique, qui permet de former l' "élite", trouvent leur justification dans une mystique imposée par la culture dominante, mystique d'autant plus crédible qu'elle correspond effectivement à la société industrielle qui a remplacé notre environnement.

Le mensonge et l'espoir


Alors le mensonge de notre "émancipation" devient d'autant plus terrible qu'elle est privée de l'espoir initialement associé à la malediction. Je vous offre le texte original :

Génèse :

3:14 L'Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.
3:15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.
3:16 Il dit à la femme : J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi.
3:17 Il dit à l'homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre : Tu n'en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie,
3:18 il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l'herbe des champs.
3:19 C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. 

La postèrité de la femme t'écraseras la tête.

Ce chapitre 3 est par ailleurs très interessant, il présente le mensonge que fais le serpent à la femme pour provoquer la chute. Je vais essayer de trouver un bon commentaire quelque part. En attendant voilà le début :

3.1 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l'Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?
3:2 La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin.
3:3 Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez.
3:4 Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ;

Le serpent dit  vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? Comme si ne pas manger d'un arbre signifiait n'en manger d'aucun. Or ils peuvent manger de tous les arbres ! Seul un est interdit. Car après l'homme mourra. Mais le serpent fait comme si un interdit, c'était comme s'il n'y avait pas de liberté.

Eve lui répond. Est-ce déja une erreur que de lui répondre ? Car elle se trompe en lui répondant, pas beaucoup, mais elle accepete d'aller sur son terrain : Vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Or Voici ce que IHWH a dit :

2:16 Puis l'Eternel Dieu commanda à l'homme, en disant : Tu mangeras librement de tout arbre du jardin.
2:17 Mais quant à l'arbre de la science du bien et du mal, tu n'en mangeras point ; car dès le jour que tu en mangeras, tu mourras de mort.


Il n'a pas dit tu n'y touchera pas : Eve a posé une règle en plus, autour de la règle initiale.

En revanche ce n'est pas de peur que vous mourriez, si vous n'avez pas de chance, ou si vous en manger mal. IHWH dit dès le jour que tu en mangeras, tu mourras de mort. C'est donc une chose certaine. 

Et voila déja l'autre mensonge du serpent : Vous ne mourrez point. Et celui là est terrible aussi. Parce que c'est le serpent qui provoque la chute. C'est lui qui est la cause de la mort. Mais depuis toujours, le serpent détourne l'humanité en lui vendant l'immortalité. La pierre philosophale, le graal, l'immortalité de l'âme dans les mystères, la cure de jouvance, mais aussi le clonage, la cryogénisation, etc ...  Le serpent joue de la peur de la mort pour inciter au crime et prétend offrir l'immortalité pour gerrir des maux qu'il cause. Le premier pompier pyromane en quelque sorte.

Or les Textes sont clairs:
« Toute âme connaîtra la mort » CORAN, Sourate III, 185, et dans la Génèse : "tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière". Le monothéisme est clair : pas d'immortalité, tout le monde doit mourir. Dans les mystiques au contraire l'âme et/ou la vie sont immortelles et c'est selon ses mérites qu'elle obtient une vie meilleure, soit par la résurection, soit par la quète de l'immortalité.   

On retrouve ( est-ce un hazard ?) cette opposition dans le film new age Les Guerres de l'étoile : alors que l'empereur (le grand méchant) trouve un moyen de réssuciter les morts ( ce qui est du ressort de Celui qui nous a créé une première fois, pour le Jour du Jugement ou pour montrer Sa Gloire), les jedi ( les gentils ) cherchent l'immortalité et vivent "plus de 900 ans", selon leur propre justice.

Mais la promesse est faîte avec les maledictions : la postérité de la femme lui écrasera la tête.

Ou selon Daniel, le colosse aux pieds d'argile s'éffondre à cause d'une pierre que nulle main n'a jeté :
Tu regardais, lorsqu'une pierre se détacha sans le secours d'aucune main, frappa les pieds de fer et d'argile de la statue, et les mit en pièces.


   

Controle des populations


Démystification 

 
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Publié dans Démystification

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clovis simard 16/10/2011 13:55



Blog(fermaton.over-blog.com)Mathématiques de la conscience humaine.No-20, THÉORÈME PORZIUNCOLA.-Le Nouveau Père de l'Europe.



clovis simard 13/11/2010 17:16



Bonjour,
      


Description : Mon Blog, présente le développement mathématique de la conscience c'est-à-dire la présentation de la théorie du Fermaton.La liste des questions mathématiques les plus importantes
pour le siècle à venir, le No-18 sur la liste de Smale est; Quelles sont les limites de l'intelligence tant qu'humaine et artificielle.


Voir la page théoreme de l"évolution


(fermaton.over-blog.com)


Cordialement


Clovis Simard



Oli 30/12/2009 12:23



Bonjour,

Je viens de découvrir ton blog, et je trouve cet article très intéressant. Mélanger sciences sociales et théologies pour comprendre le monde dans lequel nous vivons et dont nous sommes partie
prenante à part entière, c'est un travail que nous devrions tous entreprendre. Dans cette idée, les questions que tu soulèves sont d'une importance capitale. Tu as le mérite non seulement de les
poser, mais également d'y apporter ta réponse. Les religions monothéistes, plus particulièrement l'Islam (Soumission), contre le reste du monde, c'est un peu ça ton combat ?


Si tu poses d'excellentes questions, tu défends avant tout une religion. J'aimerai donc que tu m'en dises davantage sur ton lien avec l'Islam. La raison de ma demande vient du fait que j'ai
moi-même cru en l'Islam durant quatre années de ma vie. Mais à cette époque, je ne connaissais rien de l'activité intellectuelle. De la pensée, de la philosophie, de la science en générale. Ce
n'est qu'après avoir eu accès à internet, et sur une injonction coranique (superbe paradoxe), que j'ai compris que je ne savais même pas me servir de mon propre entendement. Ma curiosité s'est
aiguisée au fil du temps, pour devenir un motif d'action. J'ai lu beaucoup d'ouvrage, en reconstituant le fil de ce qui me semblait être le chemin le plus logique entre une pensée théologique et
scientifique dont la philosophie est la courroie de transition. J'en suis arrivé à la conclusion que l'Islam ne mène pas plus à ce Dieu rédempteur que le christianisme. Ce fut très dur
d'encaisser le choc, plusieurs "décompensations " psychologiques s'ensuivirent par ailleurs.


Toutefois, aujourd'hui, je commence à peine à digérer toutes ces matières ingurgitées ces trois dernières années. Et, là où je veux en venir, c'est que, ta façon de déconstruire le New Age est en
fait du bon travail, mais ta compréhension de certains phénomènes sociaux restent subordonnée à un cadre théologique. La religion monothéiste, le christianisme en l'occurrence, accompagne le
pouvoir en place depuis le 4ème siècle.


Nous savons aujourd'hui, je parle de l'espèce humaine, acquis une connaissance de nous-mêmes qui dépasse de loin ce que le citoyen lambda peut imaginer. La religion est un outil de domination, et
ce, dès son institutionnalisation. Que ce soit l'Islam ou une autre religion monothéiste, cela ne change rien à l'affaire. Le mythe de l'homme nouveau n'est pas uniquement synonyme de l'homme qui
se prend pour Dieu lui-même. D'autre part, le mythe de la domination de l'homme sur la nature, ou celui de la nature comme mère "suffisamment bonne" (clin d'oeil à Winnicott), sont connu
aujourd'hui comme étant justement des mythes.


Les mécanismes de construction et de "fonction" sociale des mythes - donc du point de vue des sciences sociales, càd. d'une cadre théorique se connaissant comme telle, ne cherchant pas à
d'autonomiser, càd. à se "fétichiser", permettant justement à l'homme de ne pas se prendre pour Dieu, mais admettant son humanité, sa fragilité, sa faillibilité, bref, son incomplétude - sont
également connus. Crois-tu que cette science ne fait pas elle aussi l'objet d'une "instrumentalisation" par ceux qui sont justement au pouvoir ?


Je ne sais pas de quoi sera fait demain, et je n'arrive pas non plus à gommer en moi l'idée de dieu. Mais m'en remettre à un Livre, càd. un média, support d'un texte, donc d'une information,
d'une intellectualisation quelconque ayant pour fonction sociale de faire sens, et que ce sens subordonne tous les sens possibles, cela me dépasse. Je ne suis plus d'accord, personnellement, et
cela n'engage que moi. La religion est un discours, une forme socialement acceptée et produite, de l'Idée de Dieu, pas Dieu lui-même.

Ou alors, j'ai pas compris !!!







Sator 21/10/2007 11:32

Bonjour,très bonne appréhension de la situation et des enchevêtrements socio-politico-économiques qui y ont mené.Un plaisir de te lire,

Dilettante 20/10/2007 11:16

Tu viens de recevoir un "Thinking blogger award" que je t'ai décerné. L'article original sur cette récompense se trouve ic : http://www.thethinkingblog.com/2007/02/thinking-blogger-awards_11.html