Tout à propos, voir également un article relevé par 2 plus n, faisant parler VGE (à l'origine, rappelons-le, du projet de constitution européenne)
dans le Monde du 26/10, dont voici quelques extraits choisis :
"Le traité de Lisbonne se présente ainsi comme un catalogue d'amendements aux traités antérieurs. Il est illisible pour les citoyens, qui doivent constamment se reporter aux textes des traités de
Rome et de Maastricht, auxquels s'appliquent ces amendements. Voilà pour la forme.
Si l'on en vient maintenant au contenu, le résultat est que les propositions institutionnelles du traité constitutionnel – les seules qui comptaient pour les conventionnels – se retrouvent
intégralement dans le traité de Lisbonne, mais dans un ordre différent, et insérées dans les traités antérieurs."
"Dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel, les outils sont exactement les mêmes. Seul l'ordre a été changé dans la boîte à outils. La boîte,
elle-même, a été redécorée, en utilisant un modèle ancien, qui comporte trois casiers dans lesquels il faut fouiller pour trouver ce que l'on
cherche."
"Concernant, ensuite, les réponses apportées aux demandes formulées notamment en France par certains adversaires du traité constitutionnel, il faut constater qu'elles représentent davantage des
satisfactions de politesse que des modifications substantielles.
Ainsi l'expression "concurrence libre et non faussée", qui figurait à l'article 2 du projet, est retirée à la demande du président Sarkozy, mais elle est reprise, à la requête des Britanniques,
dans un protocole annexé au traité qui stipule que "le marché intérieur, tel qu'il est défini à l'article 3 du traité, comprend un système garantissant que la concurrence n'est pas faussée"."
"Quel est l'intérêt de cette subtile manœuvre ? D'abord et avant tout d'échapper à la contrainte du recours au référendum, grâce à la dispersion des articles, et au renoncement au vocabulaire
constitutionnel.
Mais c'est aussi, pour les institutions bruxelloises, une manière habile de reprendre la main, après l'ingérence des parlementaires et des hommes politiques, que représentaient à leurs yeux les
travaux de la Convention européenne. Elles imposent ainsi le retour au langage qu'elles maîtrisent et aux procédures qu'elles privilégient, et font un pas de plus qui les éloigne des citoyens."
Une blaguounette de Michel Collon pour finir :
Le président A propose une nouvelle Constitution. Il la soumet au vote de son peuple.
Le président B propose aussi une Constitution. Dès qu’une partie du peuple a dit non, on cesse de voter. Un peu plus tard, la même Constitution est imposée. Sans vote. Qui est le démocrate ?
Vous avez tout faux. Le premier président s’appelle Chavez, c’est donc un populiste et un dictateur.
Le second s’appelle Sarkozy et l’Union Européenne, ce sont donc des démocrates.
Vive la démocratie !
"Le traité de Lisbonne se présente ainsi comme un catalogue d'amendements aux traités antérieurs. Il est illisible pour les citoyens, qui doivent constamment se reporter aux textes des traités de Rome et de Maastricht, auxquels s'appliquent ces amendements. " dit Giscard.
Mais il ne suffit pas de citer Giscard! Il faut expliquer!
Les Français ont refusé la Constitution qui était un texte unique remplaçant tous les anciens. Le Traité de Lisbonne "simplifié" est donc illisible car il se présente comme une suite d'amendements aux précédents.
Mais c'est ce que les Français ont voulu Pas de constitution : on garde ce qui existe. Donc le nouveau traité s'appuie sur ce qui existe. Qu'on arrête de prendre tout le monde pour des imbéciles.
Il y a des Français qui veulent que la France quitte l'Union Européenne. C'est leur droit. Mais ceux qui leur ont dit qu'en votant contre le TCE en 2005 ou contre le Traité de Lisbonne en 2008 ils feraient un pas vers la sortie de l'UE sont des menteurs.
On vote sur un objet : le TCE, le Traité de Lisbonne. Pour voter pour la sortie de l'UE, c'est un autre vote.
Et pourquoi Etienne Chouard ne se présente-t-il pas aux élections?
Parce que la critique est facile mais l'art est difficile?
Il y a de nombreux parlementaires européens qui rendent compte régulièrement de leur mandat. Ils sont confrontés aux vrais problèmes, eux.
Bien sûr qu'on a le droit d'être contre l'Europe ! Mais qu'on le dise simplement sans chercher de fausses raisons.
Infos sur l'Europe réelle : cliquer ici
Person je partage son analyse.