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Jeudi 31 janvier 2008
Salut,

Je n'ai pas trop de temps en ce moment pour écrire, mais j'ai reçu ça dans ma boite aux lettres, alors je vous en fait profiter. Pour comprendre les enjeux concernant les semences, je vous recommande chaudement "La guerre au vivant" de Jean Pierre Berlan.

Kokopelli: biodiversité, la fin des illusions

Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée :

       - 12.000 € pour le grainetier Baumaux

       - 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger  et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul Jacquin

Ce communiqué est consultable sur notre site

Association Kokopelli

http://www.kokopelli.asso.fr/index.html

par Desbabas publié dans : Nature communauté : Freemen
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Commentaires

Bonjour,

C'est très bien de publier cette info. Plus nous serons nombreux à le faire, plus, peut-être, les gens finiront par comprendre dans quel monde nous vivons, et que l'avenir risque d'être impitoyable, si personne ne réagit comme il se doit.

Amitiés
commentaire n° : 1 posté par : Philippe (site web) le: 01/02/2008 09:42:29
connaissez -vous cette nouvelle entreprise de recherche Internet, Hooseek, ils veulent se faire une image en invitant à sponsoriser des associations de son choix, et quelle est l'association champion la plus choisie? regardez!
http://www.hooseek.com/ong.php
commentaire n° : 2 posté par : Roland (site web) le: 06/02/2008 20:01:58
Pourquoi Kokopelli a été condamné :
Le président de l’association était poursuivi en raison de la commercialisation illicite de graines de variétés non inscrites au catalogue européen des espèces et variétés. Or cette inscription est obligatoire pour les plantes les plus cultivées, comme par exemple la tomate ou la carotte : elle sert à identifier les variétés vendues, afin de ne pas abuser les acheteurs - jardiniers amateurs ou agriculteurs -. Ainsi n’ont-ils pas la mauvaise surprise de constater, trop tard, que leurs légumes ne correspondent pas à la variété désirée.
Les lois sur les semences sont faites pour protéger les consommateurs de tous les abus éventuels des vendeurs. L’Etat, par l’action de la DGCCRF, a la responsabilité de les faire respecter. En l’occurrence, 3 426 infractions ont été constatées chez Kokopelli. Chargé depuis 1962 par les pouvoirs publics d’encadrer la filière semences et de contrôler la production, la conservation et la distribution des semences et plants, le Gnis devait se porter partie civile.

La réglementation encourage la conservation des légumes anciens
L’association Kokopelli justifie ses actes illégaux en invoquant la conservation de la biodiversité et des légumes anciens menacés, selon elle, de disparaître du territoire français.
La conservation des variétés anciennes est une grande préoccupation des entreprises de semences, et la réglementation française l’encourage. Une liste particulière du catalogue a été spécialement créée à cet effet en France en 1997, sous l’impulsion des professionnels des semences et des associations de conservation, qui permet d’inscrire ces variétés et de les vendre aux amateurs. Les critères d’inscription sur cette liste sont plus souples que ceux exigés pour les nouvelles variétés mises sur le marché professionnel. Par ailleurs, l’inscription est gratuite, car son coût est totalement pris en charge par le Gnis, la FNPSP et le Geves*, et donc à la portée de toute petite structure désireuse de conserver ces précieuses variétés. Les variétés anciennes sont ainsi conservées et vendues par des entreprises et artisans semenciers qui respectent les règles, et donc les consommateurs, en leur garantissant la qualité des semences et l’identité des variétés annoncées. Enfin, ce sont les entreprises de semences, qui, aux côtés d’un certain nombre d’associations, se sont investies dans la conservation de milliers de variétés anciennes, souvent depuis des dizaines d’années, et qui sont à l’origine des grandes collections nationales françaises.

Kokopelli ne conserve pas la biodiversité
De nombreuses variétés commercialisées par l’association Kokopelli, qui se fixe pour mission la conservation de la biodiversité "de nos aïeux", proviennent en réalité soit des Etats-Unis, soit d’autres pays du monde. Ce "plus grand réservoir génétique français" ne conserve par exemple que 37 carottes, lorsque les réseaux associatifs, dont font partie les entreprises de semences et les instituts publics, en conservent plus de 400. Enfin, certaines des variétés "anciennes" de l’association Kokopelli, qui seraient menacées de disparition, sont pourtant soit inscrites au catalogue européen, ou sur la liste pour amateurs (par d’autres entreprises distribuant des semences de variétés anciennes et qui jouent le jeu réglementaire), soit déjà commercialisées à l’étranger. La description des variétés, non inscrites, vendues ou conservées par l’association Kokopelli, est souvent imprécise : elle ne répond pas aux critères scientifiques d’identification, ce qui sème un doute sur la qualité de la conservation de ces variétés.

Exemples de la tomate et de la carotte
Quelques chiffres suffisent à montrer où la biodiversité est en réalité conservée et disponible.
2565 variétés de tomates sont inscrites au catalogue européen ou sur la liste des variétés anciennes pour amateurs (85) et commercialisables en France, tandis que des milliers de variétés, populations et cultivars de tomates sont conservés par les entreprises de semences qui respectent la réglementation. L’association Kokopelli dit en conserver 600 et en vend 286, dont 14 sont inscrites au catalogue européen et 37 sur la liste de variétés anciennes. Sur les 235 variétés non inscrites, 150 sont d’origine américaine.
Plus de 400 variétés de carottes, espèce historiquement développée en France et en Europe, sont conservées par les semenciers, et 500 sont inscrites au catalogue et commercialisables (4 sur la liste de variétés anciennes). L’association Kokopelli affirme en conserver 37, et les 10 variétés qu’elle vend sont toutes inscrites au catalogue.

La directive européenne 98/95 ne résoudra pas le problème de Kokopelli
Kokopelli fait croire, avec certaines organisations, que sa condamnation est due à la non application par la France d’une directive européenne de 1998 (CE 98/95) sur les variétés de conservation. Il convient d’apporter les précisions suivantes :
C’est la commission européenne qui tarde à sortir la directive d’application permettant la préservation des variétés menacées d’érosion génétique dites "variétés de conservation".
L’interprofession des semences n’a cessé de faire savoir tant à Bruxelles qu’à Paris qu’elle souhaitait une sortie rapide de ce texte.
Ce texte ne permettra de toute façon pas de vendre, comme le fait Kokopelli, des variétés américaines non inscrites, nullement menacées d’érosion génétique.

*DGCCRF : Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes
*Gnis : Groupement national interprofessionnel des semences et plants. Le Gnis représente l’ensemble des professionnels de la filière semences, constituée de 71 entreprises de sélection (dont 80% sont des PME), 243 entreprises de production, 20 300 agriculteurs- multiplicateurs, 15 000 salariés et 24 000 points de vente.
*FNPSP : Fédération nationale des professionnels des semences potagères et florales
*Geves : Groupe d’étude et de contrôle des variétés et des semences

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Voila tout ce qu’on ne vous a pas dit sur Kokopelli (sources agriculture et environnement)

Au début Kokopelli s’appelait Terre de France et distribuait des semences issues de l’agriculture biologique à l’intention des jardiniers amateurs. Ces semences n’étant pas inscrites au catalogue officiel cette activité était tolérée, mais illégale. Devant ce fait le législateur a même changé la loi afin de permettre aux jardiniers de se procurer ces semences, en créant "le registre des variétés anciennes pour jardinier amateur". Mais M.Guillet, le fondateur, ne veut pas de cette loi et créa Kokopelli. Au passage Kokopelli est soutenue par le professeur Berlan, radicaliste anti-OGM et qui a préfacé le livre de D.Guillet. On trouve comme généreux donateur de cette association "Fondation pour une terre humaine" de J.L Gueydon de Dives, une petite fondation Suisse....Qui soutient entr’autre les associations contre le nucléaire, les OGM, les téléphones portables, les incinérateurs.....etc... Au passage l’association ne soutient pas plus l’agriculture bio, mais soutien largement l’agriculture biodynamique, suivant la réflexion de l’antroposophe ésotérique Rudolf Steiner. Le 19 mai 2004 la DGCCRF fait un contrôle au siège de Kokopelli et on connait la suite judiciaire. Ensuite Kokopelli se targue d’être un réservoir génétique accessible à tous. Or la gamme de semence qui figure dans son catalogue ne comporte pas plus de 2500 variétés...Et dans ces variétés on trouve majoritairement des tomates des piments et des courges, parfaitement courantes pour la plupart provenant des USA ou pays de l’Europe de l’Est. C’est le cas du piment Jupiter inscrite au catalogue officiel. Autre exemple le haricot Christmas Lima n’est rien d’autre qu’un Phaseolus Lunatus qui n’a pas besoin d’être inscrite pour être commercialisée.. ! Le fenouil Mantovano est quant à lui déjà inscrit aussi... ! Et tant d’autres variétés du catalogue. Sur 10 variétés de carotte proposée 9 sont inscrites... ! Certaines variétés sont même issues d’obtention de très grandes sociétés (les 4 grandes multinationales...) comme le piment Emerald Giant de Syngenta....N° 2 mondial....rien que ça..... Pire encore l’association commercialise des semences de variétés protégées en AOC. Comme le Haricot Tarbais, appellation déposée par une toute petite coopérative Tarbaise. Mais voila la coop les commercialise 6€ les 150g et Kokopelli 3€ les 40g... ! Ceci explique le chiffre d’affaire annuel de 800.000€... ! Kokopelli importe beaucoup de semence des USA en les vendant sous un autre nom, mais bien sur sans certificat sanitaire puisque c’est un circuit parrallèle, au risque d’importer des virus foudroyant tel la graisse du haricot. Mais cela ne sera jamais dit aux acheteurs potentiels....Ou le virus pépino sur la tomate. En ne respectant pas le catalogue officiel, Kokopelli ne respecte pas ses clients, puisqu’ainsi il ne leur offre aucune garantie de stabilité, d’homogéneïté des variétés, aucune garantie sanitaire, aucune garantie de pureté variétale, voir même aucune garantie que ce soit la vraie semence......puisqu’aucun certificat officiel. Il se pourrait même que certaines variétés américaines inscrites soient rebaptisées en france.....qui peut contrôler..... ? Mais M.Guillet sait de quoi il parle, puisqu’il habite les USA et ne fréquente qu’une résidence secondaire en Ardèche, et préfère bien sur la législation plus libérale des USA.... Ceci explique sans doute la profusion de variétés américaines toutes en "perdition" comme la variété de tomate verte zébrée créée par un sélectionneur californien Tater Mater Seeds, fruit d’une manipulation génétique en 1983 !!! Aujourd’hui l’association Kokopelli la diffuse à 9000km de son point d’origine, bel exemple de conservation de biodiversité naturelle !!!

Precision, je ne suis pas une "taupe", ni un rg, ni je ne sais quoi au service d'un quelconque lobby alimentaire. juste un citoyen qui est content qu'il y est des lois et des organismes de controle de la nourriture que l'on peut cultiver, acheter, vendre ...
commentaire n° : 3 posté par : jean miron le: 13/03/2008 20:06:51
Merci de ton intervention, tu en sais apparament plus que moi sur le sujet. Je me permettrais cependant quelques remarques.

J'ai pour l'instant beaucoup d'estime pour le travail de Jean Pierre Berlan, et d'autres "radicalistes" anti-ogm, nucléaire et telephone portables. Et je ne vois pas en quoi leur soutient serait à la décharge de Kokopelli, au contraire.

Deuxièmement cette logique de "traçabilité" me dérange, et conduit en ce qui concerne les animaux, à leur puçage électronique, préalable à celui des humains (voir les autres articles de ce blog). En fait la traçabilité et les autres legislations en ce sens, particpent pour moi de la dérive sécuritaire, qui vise avant tout à faire accepter un contrôle total de la société industrielle sur le vivant, ce qui ne me plait pas. et aura de toutes façons des conséquences sociales et environementales bien plus terribles que les maux dont elles sont censées nous délivrer.

Enfin si l'association ne défend que des variétées déja commercialisées, il ne s'agit pas donc de variétés condamnables, a - priori. Ce travail serait interessant s'il s'appliquait aux variétés incriminées.

Cependant j'ai noté les liens données avec l'Amérique et la vague New Age, à travers l'antroposohie. Ce sont des sujets qui sont pris au serieux par ici, et je vais essayer de creuser ce problème assez vite. En fait le nom de l'association, tiré de la mythologie des indiens (navajo ?) américains laisse présagé que tu ai raison sur ce point. Si tu as de plus amples informations à ce sujet, je serais ravi de les avoir.
réponse de : Desbabas (site web) le: 16/03/2008 00:29:50
quelle distinction faites vous entre variétés anciennes et variétés inscrites??

En effet, il y en a au moins une : les semenciers vendent essentiellement des variétés hybrides (hybrides F1, de première génération donc), dont les semences sont stériles. Ces variétés ont en outre été développées (car c'est bien de stratégie marketing dont il s'agit..) à l'origine pour permettre aux maraichers professionnels de récolter des légumes standardisés et homogènes jusqu'au stade de maturité...d'ou la nécessité d'avoir à disposition un nombre incalculable de "variétés" dont seule la précocité varie afin de pouvoir satisfaire au mieux nos fameux "besoins" de consommateurs tout au long de l'année...cet investissement dans la forme induit chez ces plantes une sensibilité accrue aux ravageurs...ce qui n'est point un souci puisque les semenciers (les principaux tout au moins) exercaient leurs talents initialement dans l'agrochimie..

Si les variétés anciennes suscitent un regain d'intérêt affiché de la part des semenciers c'est aussi parce qu'elles sont l'unique source de diversité génétique utilisable pour fabriquer de nouvelles variétés hybrides, plus en phase avec les attentes du moment ..mais certainement pas pour les distribuer elles-mêmes.. quel intérêt à permettre aux jardiniers de multiplier eux-mêmes leurs semences de la part d'une entreprise commerciale dont la vente de semences constitue la rente??

de plus quel est le problème à proposer des variétés de tomate américaines?? la tomate ne vient-elle pas d'amérique du sud???
de même pour les poivrons et autres piments??...

Encore... la biodiversité c'est la diversité biologique à plusieurs niveaux dont celui des espèces, quelque soit leur provenance..une espèce reste une espèce...il n'y a donc pas de biodiversité "naturelle", opposable à une quelconque biodiversité "artificielle"...les variétés hybrides sont à ce titre plus "consanguines" (moins diverses génétiquement...) que n'importe quelle autre variété avant elles..


enfin, je ne vois pas en quoi la nature des soutiens que recoivent kokopelli pourraient, comme le laisse penser votre propos, discréditer son action??? le gnis et le geves fonctionnent avec des fonds privés, comme la majorité des recherches faites dans le domaine agronomique et alimentaire pour ne citer que ceux ci. Et cela ne suicite d'ailleurs pas plus de réactions que cela alors que le lobbying exercé par les industriels dans ces domaines, comme dans celui de la pharmaceutique, n'est plus à démontré...or il est bien loin le temps ou l'intérêt des industriels était avant tout celui du consommateur (si tant est qu'il aie été un jour..)... et je ne vois aucun soutien privé de cet acabit auprès de kokopelli...

ne pas respecter la loi, c'est une chose...encore eût-il été nécessaire que la réglementation en vigueur ne fusse pas faite par et pour des intérêts privés qui vraisemblablement ne sont pas ceux des jardiniers amateurs, et plus généralement des consommateurs...
commentaire n° : 4 posté par : ptitluc le: 14/03/2008 18:42:48
merci. il serait effectivement intéressant d'en savoir plus sur les buts des sauvegardes institutionnelles et leur disponibilité pour le grand public.
réponse de : Desbabas (site web) le: 16/03/2008 00:34:03
arretez de prendre les agriculteurs pour des idiots, si ils ont arreté certaines semences au profit d'autres c'est parce qu'elles n'étaient pas rentable. Concernant la steririlité, on voit que vous n'y connaisez rien, ça n'interesse plus aucun agriculteur car c'est beaucoup trop couteux en plus d'un taux d'echec tres important. Le bio est à la mode et une poignée d'individu (avec voiture, frigo et machine à laver) voudrait manger des carottes du Gabon datant de 1670 (ap JC) pour sauver la biodiversité de la planète, elle est bonne celle la !
commentaire n° : 5 posté par : Rouby le: 16/03/2008 15:05:01
Bonjour,

Personne ici ne prend les agriculteurs pour des idiots. Il s'agit de réflechir au modèles sociaux et écologiques qui sont mis en place aujourd'hui et à leurs conséquences.

La rentabilité (souvent via les subventions, donc une rentabilité largement manipulée) est un des moyens d'asservissement de l'homme et de la nature. En arriver à des plantes stériles est l'aboutissement d'un long processus qui ne peut rien apporter de bon. Le tri à façon n'est pas un moyen coûteux, au contraire, et la selection naturelle est productive en terme de rendement.

PS : Si vous pouviez prendre les moyens de vous exprimé calmement, cela serait bien plus agréable.
Desbabas
réponse de : Desbabas (site web) le: 16/03/2008 18:08:25
haha c'est un peu facile comme argumentation..je n'ai bien évidemment rien contre les agriculteurs avec qui j'entretiens de tres bonnes relations ;-)..cela dit, si certains agriculteurs se sentent remis en cause c'est sans doute parce qu'ils se sont vu déposséder de leur pouvoir de décision et par la même de leur indépendance...sans que pour autant ils ne cherchent (ou ne puissent..) à s'extraire du moule...par ailleurs, l'agriculture est au coeur d'un projet de société (en théorie..), et de fait ne peut pas etre considérée sur le seul plan économique. Etre agriculteur s'est, à mon sens, autrement plus qu'entreprendre..et en ce sens, les responsabilités sont toutes autres...l'économie est biensur une dimension de la réalité..mais bien évidemment pas la réalité elle-même..l'économie doit etre considérée dans le champ social, tout comme la science. La meilleure rentabilité économique d'une variété n'en fait pas pour autant LA variété qui doit supplanter toutes les autres. Quid de la rentabilité sociale et environnementale ?? Par ailleurs, votre raccourci est grossier : une variété hétérogène et instable du point de vue de la descendance n'implique pas de fait son remplacement par une variété hybride dont la descendance sera stérile...On peut faire de l'amélioration variétale sans que cela conduise nécessairement à l'utilisation de la technologie "terminator", non?? ET ce n'est parce qu'une variété possède le gène "terminator" qu'elle sera plus rentable, cela n'a aucun rapport... suivant la même logique, on peut aussi arrêter d'opposer agriculture intensive et agriculture biologique, puisqu'ils existent entre les 2, des gens qui vivent de leur travail sans que pour autant leur choix ne soient guidés par l'idéologie de l'un ou l'autre de ces 2 extrèmes..néanmoins, dire que le bio soit à la mode et penser que cela suffise pour le discréditer n'a pas de sens...les ogm sont aussi à la mode, non??..Dans ce cas là, je pense qu'il est raisonnable d'aller vers ce qui profite le plus à l'individu, et là en l'occurence c'est l'agriculture biologique, ou tout au moins l'agriculture intégrée...De la même manière, en quoi le fait que certaines personnes qui mangent bio aient un frigo, une voiture et une machine à laver discrédite le fait que manger bio puisse aider à préserver notre environnement?? c sans doute un début non??
commentaire n° : 6 posté par : ptitluc le: 16/03/2008 19:07:08
en quoi le fait que certaines personnes qui mangent bio aient un frigo, une voiture et une machine à laver discrédite le fait que manger bio puisse aider à préserver notre environnement

C'est ce qui pollue le plus, un bon début serait de ne plus utilisé sa voiture, son lave linge, lave vaisselle. Manger bio aura peut etre un impact en 3050. Je crois que c'est la sur consommation qui est le probleme, donc diminuez la bio ou pas. 
commentaire n° : 7 posté par : Rouby le: 27/03/2008 15:06:28

humm. C'est vrai pour la voiture. En même temps, l'état des sols est tellement pitoyable qu'il est urgent de se mettre à les cultiver normalement.


réponse de : Desbabas (site web) le: 27/03/2008 18:49:43
vvous n'avez pas l'air de savoir ce que représente et entraîne l'agriculture "conventionnelle " actuelle!

v http://www.mdrgf.org/

vhttp://www.passerelleco.info/article.php?id_article=113

v les choses évoluent de plus en plus vite (et l'xplosion des taŭ de cancers aussi), le virage à l'agriculture biologique (et on constate de plus en plus que le bio est bel et bien capable de nous nourrir tous (et pas seulement des bobos!) http://www.notre-planete.info/actualites/actu_990_agriculture_biologique_nourrir_tous.php
v devient une nécessité et une urgence, une urgence!
ce n'est plus le développement d'une agriculture bio malginale, à côté d'une agriculture insutrielle dominate qu'il faut promouvoir, mais un virage total, tant qu'il ne sera pas obtenu l'humanité est menacée.
Qjand à Kokopelli, foin des désinformations sournoises, je suis à fond pour, et ses valeurs sont celle et de la liberté, et de la démocratie, et de l'humanisme, (et du plaisir!) et les seules à l'être.
De même que la pensée de Vandana Ŝiva http://www.humanvillage.net/Vandana-Shiva.html
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commentaire n° : 8 posté par : roland (site web) le: 31/03/2008 01:33:18

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