Partie I : Le nazisme et le capital - Wottan et Mammon

Publié le par Desbabas

Cet article fait partie de la série "Les enjeux de l'antisémitisme" :

1. Partie I : Le nazisme et le capital - Wottan et Mammon
2. Partie II : Israël et le sionisme - le nationalisme contre la religion
3. Partie III : L'Islam, l'islamophobie et l'antisémitisme
4. Partie IV : le New Age et la fin de la laïcité


 

1. Le capital et l'antisémitisme

August Bebel, dirigeant du parti-social democrate allemeand, dénonça l'antisémitisme comme socialisme des imbéciles, car il dévoyait la colère des travailleurs contre leur veritable ennemi de classe, la classe dirigeante, vers les boucs-emmissaires juifs. Le sionisme, faux Messie, de Lance Selfa, in "Le Combat pour la Palestine".

Dit autrement : "un raciste est quelqu'un qui se trompe de colère". En l'occurence le but de l'antisémitisme, serait de nous éloigner de la lutte de classe contre le capitalisme, en detournant notre colère vers le peuple juif.

Interessons nous à un specialiste en la matière. M. Hitler himself. Voici ce qu'il écrit dans "Mein Kampf" :

Si le maintien de l'Allemagne, dans son état actuel d'impuissance, n'a que très peu d'intérêt pour la politique anglaise, il en a un très grand pour la finance juive internationale. La politique anglaise officielle ou, pour mieux dire, traditionnelle et les puissances boursières soumises complètement à l'influence juive poursuivent des buts opposés ; c'est ce que prouvent, avec une particulière évidence, les positions différentes que prennent l'une et les autres sur les questions qui touchent à la politique étrangère de l'Angleterre. La finance juive désire, contrairement aux intérêts réels de l'Etat anglais, non seulement que l'Allemagne soit radicalement ruinée économiquement, mais encore qu'elle soit, politiquement, réduite complètement en esclavage. En effet, l'internationalisation de notre économie allemande, c'est-à-dire la prise de possession par la finance mondiale juive des forces productrices de l'Allemagne, ne peut être effectuée complètement que dans un Etat politiquement bolchévisé. Mais pour que les troupes marxistes qui mènent le combat au profit du capital juif international, puissent définitivement casser les reins à l'Etat national allemand, elles ont besoin d'un concours amical venu du dehors. Aussi les armées de la France doivent donner des coups de boutoir à l'Etat allemand jusqu'à ce que le Reich, ébranlé dans ses fondations, succombe aux attaques des troupes bolchévistes au service de la finance juive internationale.


Je suis désolé de vous imposer ça. Qu'entend-t-on dans ce texte ? , "l'internationalisation de notre économie allemande", "les puissances boursières soumises complètement à l'influence juive", "les troupes marxistes qui mènent le combat au profit du capital juif international". Hitler se serait battu contre la mondialisation et la domination capitaliste, est-ce crédible ?

Il y a pourtant un semblant de réalité à ce qu'il décrit : l'internationalisation de l'économie, c'est bien le phénomène connu sous le nom de "globalisation". La finance essaye bien evidemment de prendre le controle du monde (et pas seulement de l'Allemagne). On le savait à l'époque, on le voit aujourd'hui en phase d'aboutissement. C'est ce qu'August Bebel appelle la lutte des classes.

Hitler reporte sur le peuple juif les crimes de la finance internationale. Voilà le tour de passe-passe : identifier ces problèmes de domination à une histoire de race, et de religion, comme nous le verrons plus loin, puisqu'il n'y a pas vraiment de race juive (qui regrouperait de nombreuses ethnies) mais bien une religion. Du coup on oublie le petit 3% de personnes qui possèdent plus de la moitié du monde.

Quelques contradictions méritent d'être notées à ce point :

- Bien que la Torah condamne l'usure et le meurtre, on accuse le judaïsme d'être cause de la finance et des guerres.

- Bien que le communisme soit une idéologie athée et que l'URSS aura ses moments antisémites, le bolchévisme serait une émanation du peuple juif.

Hitler transpose la lutte contre le capital et le bolchévisme en une lutte contre le peuple juif, ce qui va aboutir à des dizaines de millions de morts, et l'extermination industrialisée de 6 millions de juifs. Quel magnifique tour de passe passe !

En reportant sur les juifs les crimes de la finance A. Hitler fait d'une pierre deux coups.

Premièrement il propose une raison de haïr les juifs, ce qui est un de ses buts principaux, car nous allons voir que pour A. Hitler, le peuple juif est une cible en soi, pas seulement un bouc émissaire. Ce que nous étudierons tout d'abord.

Deuxièmement il détourne adroitement la critique du patronat allemand et de la vraie finance, américaine elle, celle de Wall Street. Nous nous attacherons a montrer ce qu'il y a aujourd'hui comme preuves de liens étroits entre certains financiers de Wall Street et le parti national-socialiste.

1.1 Haïr les juifs : la race aryenne et la religion

On se demandera ici pourquoi le peuple juif est spécialement choisit comme cible par le national-socialisme. Je vous renvoie à une autre article pour une plus détaillée de la relation entre l'hygiène raciale et l'antisémitisme.

Pour Hitler la race aryenne est la race élue. Les meilleurs. "En effet on peut dire que la notion de race est la présupposée de tous les aspects de l'idéologie nazi." C'est ce qu'en dit Kathleen Harvill Burton, dans "Le Nazisme comme religion".

La croyance en la race germanique comme peuple élu
Le peuple germanique constitue le peuple élu de Dieu. Cette croyance réduit à néant l'idée d'un peuple juif élu, puisque le concept théologique de peuple aryen ne laisse de place à aucune concurence. Il faut donc, a priori, éliminer toute autre possibilité d'interprétation du peuple élu ; de ce fondement dépend toute la théologie de Rosenberg. Quand nous analysons son livre selon ce point de vue, nous percevons l'origine de l'antisémitisme nazi dans une croyance idéologique fondamentale. Philippe Burin affirme cette juxtaposition des Juifs et des Aryens dans son récent livre "Ressentiment et apocalypse, essai sur l'antisémitisme nazi" : "Plus important, cet antisémitisme est radical, car il fait des Juifs l'envers négatif de l'identité aryenne... ce qui est neuf c'est que le rapport entre Aryens et Juifs est dtructuré selon un schéma apocalyptique. L'opposition des deux races tend vers un combat ultime d'ampleur planetaire. Elle est l'entrechoquement de deux ambitions d'empire universel".
Kathleen Harvill Burton, dans "Le Nazisme comme religion"

On parle ici de Rosenberg, l'idéologue nazi principal avec Hitler. Son livre "Le Mythe du XXe siècle" est posé avec "Mein Kampf "dans les fondations du Palais des Congrès en 1935. Ces deux livres forment la base de la doctrine nationale-socialiste.

La raison qui ressort des écrits de Rosenberg est éminament religieuse. C'est parce que la Bible présente le peuple juif comme celui choisit par Dieu que les Aryens sont en competition etdésire les anéantir.

Le site
Why Did Hitler Target the Jews? essaye de démontrer que la haine envers les juifs n'est pas un fait de circonstance, elle s'inscrit dans une lutte contre laquelle le judaisme en tant que religion est l'ennemi principal :

Presque sans excepetion, les raison proposées pour l'antisémitisme n'aurait rien à voir avec la spécifité du peuple juif : le judaïsme.

Souvent il est dit que les juifs sont hais parce qu'ils sont riches, ou parcequ'ils ont des épiceries, ou parce qu'ils sont banquiers. De cette manière les gens disent : "N'est-ce pas une honte qu'Hitler ai choisi les juifs comme bouc émissaire de la guerre ?"

Ces raisons dé-judaise l'antisémitisme en l'assimilant avec d'autres types de haines. Selon cette attitude, l'holocauste, l'essai le plus sytstématique d'exterminer un peuple dans l'histoire de l'humanité, n'aurait rien à voir avec ce peuple. Les juifs auraient simplement été au mauvais endroit au mauvais moment.

Cette approche implique que ni les juifs, ni la haine des juifs n'est unique. Un effort concerté fût fait pour montrer qu'il n'y a rien de distinctif au juif, aucun facteur spécifique qui aurait pu causer l'antisémitisme. Il n'y aurait de juif dans la haine contre les juifs.

Pourtant on peutt lire plus loin :

A. Hitler affirme : La lutte pour la domination du monde sera entièrement entre nous : entre les allemands et les juifs. Tout le reste est façade et illusion.

Les jeunesses hitleriennes chantaient cette chanson : 

Nous sommes les joyeuses jeunesses hitleriennes,
Nous n'avons aucun besoin de valeures chrétiennes.
Notre chef est notre sauveur;
Le Pape et le rabbins doivent disparaître.
Nous devons être payens à nouveau.

S'il est besoin d'une preuve que c'est à la religion juive, et non à une prétendue ethnie juive, c'est que cette attitude anti-juive était accompagnée d'une attitude parallèle envers le christianisme.

Of course, while the Nuremberg Project is opening up new sources, information on Hitler's hostility toward Christianity has long been available. A 1953 book called Hitler's Table Talk, made up of comments recorded by his secretary, contains statements like "Christianity is an invention of sick brains" and "Christianity is a rebellion against natural law, a protest against nature. Taken to its logical extreme, Christianity would mean the systematic cultivation of the human failure."

The human failure, est une réfèrence à la "religion de la chute", qui est le judaïsme mais aussi le christianisme. La religion de la chute, tant haït par tout ce qui veulent contruire un "nouveau monde".

A quote -now too widely suppressed from Joseph Goebbles, `the fuhrer is deeply religious, though completely anti-Christian; he views Christianity as a symptom of decay." Controversial as it may be in some circles, such a quote proves that nazism viewed Christianity as hatefully as it did Judaism.
Hitler's Anti-Tobacco Campaign
Revenons au livre "Le Nazisme comme religion". Cette étude a pour hypothèse : "Le nazisme comportait un objectif religieux, qui était de faire disparaître le christianisme traditionnel pour le remplacer par une vision nazi du "christianisme positif". Voilà la différence entre le christianisme positif et l'ancien, farouchement combatuu :
La théologie nazie supprime du christianisme tout l'héritage juif ( Ancien Testament, Matthieu, Paul). Pour construire un christianisme positif fait d'inspiration fortement païenne, culte du soleil, du sang nordique, etc ...


Il s'agit donc d'une question religieuse, puisque l'antisémitisme national-socialiste veut la destruction du peuple choisit par Dieu (dans la Bible, Dieu choisit toujours les plus faibles pour montrer sa grandeur) et la disparition du christianisme au profit d'une religion "positive", c'est à dire païenne, faite de héros, de légendes et de race supérieur (qui ne doit rien à personne).
Les prétendues jusitification scientifique de l'antisémitisme ne servent qu'à légitimer à posteriori une idéologie, en lui donnant une soi-disant justification objective et rationelle. Une science aurait-elle montrer l'infériorité des juifs ?

Non, les nazis se sont servis du Darwinisme social, dont le but était déja de s'opposer à la religion de la chute. Cette perversion de l'esprit scientifique avait pour but de montrer l'inégalité des races. Pour Constance Cumbey "The Hidden danger of the raibow", c'est un des liens du national-socialisme avec le New Age, qui est un mouvement antisémite (et anti-chrétien) :

C'est un aspect central de leur théologie. Le mouvement enseigne que nous avons tous évolué, mais certains auraient évolué plus que d'autres, ils manifestent leur "divinité" plus que les autres.

Les New Agers se réclament d'une nouvelle espèce, ils auraient évolué en homo noeticus. 

Les deux théories (New Age et National-socialisme) sont basées sur la fable de l'aryanisme, la croyance que de l'atlantique ont emergé les aryens, race superieure, et d'autres races inferieures. De même selon les deux une mutation supérieure ne peut emerger que d'une "expansion de la conscience".

Extraits de "The Hidden danger of the raibow", traduction personelle.

Le New Age et le national-socialisme recherchent donc la sauvegarde et la création d'une race supérieure. C'est une quête de puissance. Et c'est logiquement à l'humilité et aux limites à la folie de grandeur de l'homme qui veut se faire dieu lui même, imposées par le monothéisme que ces idéologies veulent s'opposer.

In Hitler's words, Christianity "only added the seeds of decadence such as forgiveness, self-abnegation, weakness, false humility and the very denial of the evolutionary laws of survival of the fittest [social Darwinism]," and would obviously be a handicap to the new specie. But Hitler perceptively placed the ultimate blame where it is due: "Conscience is a Jewish invention. It is a blemish, like circumcision.... There is no such thing as truth, either in the moral or in the scientific sense.  The new man would be the antithesis of the Jew." (Sklar, p. 57-58) Nietzsche likewise considered the Christian Bible nearly worthless because of its Jewish origin: "In Christianity, seen as the art of sacred lying, we're back with Judaism.... The Christian is but a Jew of more liberal persuasion." (_Antichrist_, quoted in Angeberts, p.126) [Compare with the NA view of how Judaism "defiled" Christianity.] In this context, antisemitism was not a starting point for the inner Nazi society as it was for the masses; Jew-hatred was the inevitable result of absorbing these bedrock occult teachings.

The nurture of the new humanity included the need to "encourage the growth of a violent, domineering, intrepid, cruel youth... nothing weak or tender in it." (Angeberts, p.209, Rauschning quoting Hitler)  This reached its climax in SS training, and it corresponded to the Nazi view of "pure" Gnostic, Hindu and Buddhist philosophy, which did not teach compassion and gentleness, but Aryan duty and honor above all (Angeberts, p.220-221). [This would seem confirmed by the presence of Tibetan Buddhists in Hitler's Berlin, as well as Bailey's prediction that Buddhism is destined to drop its image of gentle pacifism.]

But there was an obstacle to sweeping away the Jew and raising this cruel new generation, in the person of that "Jew of more liberal persuasion", the Bible-believing Christian.  Knowing that Christian Germany would not easily accept an open return to paganism, Nazism attempted to wean the masses from standard Christianity by removing the Jewish-influenced "negative" parts, that is the Old Testament and most of the New Testament, imposing gnostic meanings on key passages, adding colorful pagan legend, and repackaging it in their 1920 platform as "positive Christianity" (Angeberts, p.202-203). [This term is freely used today by many groups, some of them fervent NAers offering the same package to naive Christians, for the same purpose.]
A report to the jewish people about new age antisemitism

 
Si la dimension raciste est bien à l'origine de l'eugénisme et de l'assassinat de centaine de milliers de malades mentaux ( Le progrès, évolution ou construction), le choix du peuple juif comme bouc emmissaire et l'extermination des 6 millions de juifs a une dimension fortement religieuse, ce qui est complètement occulté de tous les travaux historiques à destination du grand public.

Cette dimension s'inscrit contre le "peuple élu" de la Bible, dans la perspective d'un "christianisme positif" débarassé de son origine israelite, une version allégée plus compatible avec une église nationale "volkig"
(du peuple) au service de la toute puissance de l'état et l'orientation païenne du nazisme, qui est une des toutes premières application du New-Age, dont les premiers auteurs ont influencé A. Hitler.

Cette dimension spirituelle, combatue à l'époque par des théologiens comme Tillich et Karl Barth en Allemagne ou Pierre Chaillet et Gaston Fessard en France, est un aspect essentiel pour comprendre le nazisme et l'antisémitisme. Pourtant elle n'est pas mise en valeur dans les raisons expliquant l'holocauste. C'est qu'elle va perdurer bien longtemps après la fin de nazisme, servant jusqu'à maintenant de toile de fond occulte contre les religions monothéistes, comme nous le verrons plus loin.


1.2 Le capital et la nazisme : Harriman et Prescott Bush financent Hitler

Le national-socialisme était censé s'opposer aux marchés financiers, prétenduement dirigés par les juifs.

Pourtant, pendant la seconde guerre mondiale, plusieurs grands banquiers américains tombèrent sous le coup du Trading with the Enemy Act, et furent condamnées pour avoir financé le parti nazi, alors même que l'Amerique était en guerre avec l'Allemagne.

Parmis les personalités de la finance qui tombent sous le coup de cette loi figurent le banquier (tiens, tiens !) Harriman, Prescott Bush (le grand-père de l'actuel président), et JP Morgan ( qui maintient une banque à Paris pendant toute l'occupation ).

In October 1942, ten months after entering World War II, America was preparing its first assault against Nazi military forces. Prescott Bush was managing partner of Brown Brothers Harriman. His 18-year-old son George, the future U.S. President, had just begun training to become a naval pilot. On Oct. 20, 1942, the U.S. government ordered the seizure of Nazi German banking operations in New York City which were being conducted by Prescott Bush.

Under the Trading with the Enemy Act, the government took over the Union Banking Corporation, in which Bush was a director. The U.S. Alien Property Custodian seized Union Banking Corp.'s stock shares, all of which were owned by Prescott Bush, E. Roland `` Bunny '' Harriman, three Nazi executives, and two other associates of Bush.@s1
George Bush: The Unauthorized Biography


C'est d'ailleurs une des raisons de la nuit des longs-couteaux : Hitler qui a fait alliance avec le patronat allemand,
doit saborder son aile "gauche" qui attend une deuxième révolution, sociale, après la révolution nationale. On massacre 90 chefs SA sans jugement pour montrer allégeance à la finance et à l'armée.

Il était également en pleine entente avec les capitaines d'industrie français et italiens.  Lire "Le Choix de la défaite",  dans lequel l'historienne Annie Lacroix-Riz explique comment le patronat français a délibérement oeuvrer pour la défait française de 39 ( d'où la guerre éclaire ), allant beaucoup plus loin que le célèbre slogan "Plutôt A. Hitler que le front populaire.

Une étude plus général des rapports entre Wall Street et la national-socialisme se trouve dans le livre d'A. Sutton :
Wall Street and the rise of Hitler.

1.3 La finance, le capitalisme d'état et l'antisémitisme


Il y a un autre point qui ressort de l'extrait de "Mein Kampf" cité plus haut : pour Hitler le bolchévisme est au service de la finance mondiale. Selon lui l'internationalisation de l'économie allemande, c'est-à-dire la prise de possession par la finance mondiale des forces productrices de l'Allemagne, ne peut être effectuée complètement que dans un Etat politiquement bolchévisé. Qu'appelle-t-il un état bolchévisé ? C'est un capitalisme d'état, une société où l'état dirige l'économie.

A cette époque, la politique de planification par l'état fût menée
dans plusieurs pays : en Amérique par F.D. Roosevelt, en Russie par les bolchéviques et ... en Allemagne par A. Hitler. Dans cet article, l'economiste juif Ludwig von Mises évoque le central planning de l'Allemagne national-socialiste :

The Nazis did not, as their foreign admirers contend, enforce price control within a market economy. With them price control was only one device within the frame of an all-around system of central planning. In the Nazi economy there was no question of private initiative and free enterprise. All production activities were directed by the Reichswirtschaftsministerium. No enterprise was free to deviate in the conduct of its operations from the orders issued by the government. Price control was only a device in the complex of innumerable decrees and orders regulating the minutest details of every business activity and precisely fixing every individual's tasks on the one hand and his income and standard of living on the other.

What made it difficult for many people to grasp the very nature of the Nazi economic system was the fact that the Nazis did not expropriate the entrepreneurs and capitalists openly and that they did not adopt the principle of income equality which the Bolshevists espoused in the first years of Soviet rule and discarded only later. Yet the Nazis removed the bourgeois completely from control. Those entrepreneurs who were neither Jewish nor suspect of liberal and pacifist leanings retained their positions in the economic structure. But they were virtually merely salaried civil servants bound to comply unconditionally with the orders of their superiors, the bureaucrats of the Reich and the Nazi party. The capitalists got their (sharply reduced) dividends. But like other citizens they were not free to spend more of their incomes than the Party deemed as adequate to their status and rank in the hierarchy of graduated leadership. The surplus had to be invested in exact compliance with the orders of the Ministry of Economic Affairs.


Trois livres sont écrits à ce sujet par l'historien anglais Anthony Sutton :
Wall Street and FDR, Wall Street and the bolshevik revolution et Wall Street and the rise of Hitler. Il y montre que certains financiers américains sont à l'origine de ces politiques étatiques, permettant un bien meilleur controle de l'économie.

This is the third and final volume of a trilogy describing the role of the American corporate socialists, otherwise known as the Wall Street financial elite or the Eastern Liberal Establishment, in three significant twentieth-century historical events: the 1917 Lenin-Trotsky Revolution in Russia, the 1933 election of Franklin D. Roosevelt in the United States, and the 1933 seizure of power by Adolf Hitler in Germany.

Each of these events introduced some variant of socialism into a major country — i.e., Bolshevik socialism in Russia, New Deal socialism in the United States, and National socialism in Germany.

Contemporary academic histories, with perhaps the sole exception of Carroll Quigley's Tragedy And Hope, ignore this evidence. On the other hand, it is understandable that universities and research organizations, dependent on financial aid from foundations that are controlled by this same New York financial elite, would hardly want to support and to publish research on these aspects of international politics. The bravest of trustees is unlikely to bite the hand that feeds his organization.


Cependant ce contrôle de l'économie par l'état n'est jamais un contrôle par le peuple lui-même, mais par l'intermédiare de gouvernements "aux ordres" du grand capital, Annie Lacroix-Riz évoque ce problème en France dans cette conférence. A. Sutton explique ce problème dans "The Federal Reserve Conspiracy".
This is a short history of money and finance in America. Professor Sutton carefully documents the secret plans of a small group of wealthy bankers to gain control of the financial and political power of the United States using government documentation to validate his charges.

On se retrouve dans la même problématique que celle décrite par Jacques Ellul dans l'article Victoire d'Hitler ?, écrit en 1945. J. Ellul raconte que la que la guerre totale menée contre Hitler nous amena à nous lancer de manière irreversible sur la même voie que lui :
Bien sûr !  on ne pouvait pas faire autrement. Mais il est assez remarquable de constater que là encore nous avons dû suivre les traces d'Hitler. Pour réaliser la mobilisation totale de la nation, tout l'Etat doit avoir en mains tous les ressorts financiers économiques, vitaux, et placer à la tête de tout des techniciens qui deviennent les premiers dans la nation. Suppression de la liberté, suppression de l'égalité, suppression de la disposition des biens, suppression de la culture pour elle même, suppression des choses, et bientôt suppression des gens inutiles à la défense nationale. L'Etat prend tout, l'Etat utilise tout par le moyen des techniciens. Qu'est ce donc sinon la dictature ? C'est pourtant ce que l'Angleterre aussi bien que les Etats-Unis ont mis sur pied ... et ne parlons pas de la Russie. Absolutisme de l'Etat. Primauté des techniciens. Sans doute nous ignorons le mythe anti-juif, mais ignorons nous le mythe anti-nazi ou anti-communiste ? Sans doute ignorons nous le mythe de la race, mais ignorons nous le mythe de la liberté ? Car on peut parler de mythe lorsque dans tout les discours il n'est question que de liberté alors qu'elle est pratiquement supprimée partout.

Le tour de passe-passe visant à transferer la critique de la finance vers le peuple juif est donc d'autant plus fort que l'on a la preuve qu'Hitler fut financé par les banques américaines. Il poursuit la même politique economique que F. D. Roosevelt et l'URSS, parce qu'il est au service des mêmes financiers de Wall Street.

1.4 Le rapport avec l'antisémitisme


Observons bien ces trois pays à l'époque. L'antisémitisme d'Hitler est évident.

1.4.1 L'antisémtisme en URSS

En URSS il est attesté, évoqué d'ailleurs par L. Trotsky. Cet antisémitisme est d'ailleurs de façon plus affirmée contre le judaïsme, il n'avait pas besoin lui de séduire les chrétiens pour s'imposer !
La prise du pouvoir par les Bolcheviques en 1917 a donné lieu à de grandes campagnes en faveur de l'athéisme dans les années 20 : l'hébreu, considéré comme langue "contre-révolutionnaire", est mis hors-la-loi, les synagogues fermées, les mouvements politiques juifs interdits et la culture juive étouffée.

En s'éloignant de leurs origines, plusieurs Juifs arrivent tout de même à intégrer l'appareil du Parti communiste (Trotsky, Zinoviev,…). De 1930 à 1939, c'est un Juif qui est en charge de la politique étrangère soviétique, avant d'être relevé de ses fonctions à la signature du pacte germano-soviétique de non-agression.

En 1947, les autorités empêchent la sortie du Livre noir, un recueil de témoignages sur les atrocités perpétrées par les nazis contre les Juifs, rédigé à la demande du comité antifasciste juif d'Union soviétique. Les membres de ce comité seront accusés de "cosmopolitisme" et emprisonnés en 1948.

Puis suite à la guerre des six-jours :

La guerre des Six Jours, qui voit la défaite des armées arabes équipées par l'URSS, donne lieu à une campagne officielle contre les Juifs : le judaïsme est présenté comme une religion criminelle, raciste et haineuse, et les Juifs comme des comploteurs cherchant à dominer le monde.


1.4.2 L'antisémitsme aux USA et le fordisme

Aux USA, l'inaction contre les camps d'extermination est déja un signe important de l'attitude de F.D. Roosevelt.
For President Roosevelt, America was a "Protestant" nation,8) and Jews were here on suffrance. F.D.R.¸s feelings about Jews (and Catholics) are clear from a private conversation with Leo Crowley, the Catholic economist and wartime Alien Property Custodian. One day in January 1942, Roosevelt proclaimed to a shocked Crowley: Leo, you know this is a Protestant country, and the Catholics and the Jews are here on sufferance. It is up to both of you [Crowley and Henry Morganthau, a Jew and Secretary of the Treasury] to go along with anything that I want at this time.
FDR'S ANTISEMITISM
Mais c'est l'attitude de l'élite qui permet de cerner le problème. Nous avons déja vu sur ce blog dans les rapports d'IBM avec l'holocauste, le cas d'une entreprise américaine de renom qui participa directement à l'extermination des juifs.

Il se trouve que Henri Ford, qui participa avec Exxon à l'armement des nazis pendant toute la guerre (cf. Le mythe de la bonne guerre, et Profits über alles) à écrit un livre fortement antisémite, où l'on lit entre autre :

Un des leitmotive du livre, qui sera abondamment repris par le nazisme, est la complicité entre le judéo-bolchevisme et la finance capitaliste juive, dans une conspiration pour imposer à la planète un gouvernement juif mondial ; par exemple, le gouvernement soviétique recevrait de l’argent des hommes d’affaires juifs d’Europe et d’Amérique. Le même raisonnement vaut pour les mouvements sociaux dans les pays occidentaux, la Grande-Bretagne ou l’Amérique. Certes, tous ces arguments n’ont pas été inventés par Ford et ses scribes, mais son livre rassemble, dans une puissante synthèse, les discours antisémites qui circulaient, au début des années 1920, un peu partout dans le monde.
Henry Ford, inspirateur d’Adolf Hitler
 

Avec Henry Ford pourtant l'antisémitisme veut se parer d'une aura "scientifique" (comme chez certains allemands), s'inscrivant ainsi dans la tradition rationelle du racisme au 19e siècle. Le juif dérange toujours, mais ce ne serait plus pour sa religion mais pour une infamie "intrinsèque", héréditaire. Comme s'il était l'expression d'un mal imanant, on retrouve la logique païenne de l'être qui porte en lui son essence, manichéenne, toute noire ou toute blanche.

Notons que le fordisme fût à la base de l'orginastion sociale en occident jusqu'à aujourd'hui, où l'on parle de post-fordisme.

Le pourquoi de ces financements de Wall Street se trouve probablement dans America's Secret Establishment, écrit également par A. Sutton. Outre une explication du fonctionnement de l'élite américaine, on y lit un lien fort entre le paganisme des élites américaines et celui des nationaux-socialistes, que l'on pourrait aujourd'hui étendre en France à l'extrême droite "celtique".

1.5 Conclusion de la première partie

Cette manie de reporter sur le peuple juif le complot de la finance semble être un leitmotiv de l'antisémitisme. On la retrouve aussi bien en Allemagne nationale-socialiste, qu'en URSS et chez Henry Ford aux USA.

Elle s'accompagne d'une domination fortement marquée par :
- la puissance de l'état, des doctrines d'organisation sociales pour mettre au pas les populations (Arbeit macht frei),
- des liens étroits avec la finance,
- une spiritualité païenne, très marquée chez les national-socialistes, elle avance masquée mais très puissante dans l'élite américaine. En URSS elle est occultée, c'est à dire qu'elle agit en toile de fond mais n'est visible que dans la symbolique : , le marteau et compas sur le drapeau de la RDA sont des symboles maçonniques,
l'étoile rouge, la même idéologie de l'homme nouveau.

Ces quatres liens sont quatre raisons d'opposition avec le judaisme qui prone la liberté dans l'autonomie de peuples nomades (le peuple d'Israël d'avant l'exil) et sans patrie (le peuple d'Israël après l'exil, la diaspora), interdit l'usure (l'interêt sur lequel repose la finance) et adore un seul dieu transcendant, opposé aux visages multiforme du paganisme et son culte d'une nature immanente (qu'il oeuvre pourtant à détruire ou mettre au pas).

L
e façonnement d'un "homme nouveau" et mystique par les "nouvelles spiritualités", parfois occultée derrière des pédagogies d'avant-garde, est l'objectif de ces trois grandes puissances, et la SS en était l'avant garde. Cet objectif avait un obstacle principal, des millions de juifs dont la religion et la culture était aux antipodes  des objectifs annoncés. (Voir Le Progrès, évolution ou construction ? )

Une question se pose pourtant, criante aujourd'hui dans les souffrances d'un autre peuple.  Elle est l'objet de la deuxième partie de cette étude : Comment comprendre aujourd'hui le lien fort entre les états-unis et Israel. Pourquoi l'élite occidentale fortement antisémite est-elle maintenant prête à tout pour soutenir l'état d'Israël ?

Partie II : Israel et le sionisme : le nationalisme contre la religion


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Publié dans Démystification

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dissertation literature review 03/09/2009 11:05

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