Autant la méthode du bolchevisme est simple, brutale et patente à tous les yeux, autant celle du national-socialisme est sournoise, dissimulée et perfide. Elle ne répugnera certes pas à aller
jusqu'au meurtre, mais visera, beaucoup plus qu'a supprimer les corps, à pervertir les âmes. Etant donner que la France chrétienne se trouve maintenant en butte à cette pérsécution, il est
indispensable d'étudier le procédé qui a été employé en Allemagne et en Autriche pour pouvoir discerner maintenant la méthode employée dans notre pays.
On peut la décomposer en trois temps :
D'abord séduire, en opposant avec force promesses, un but d'action commun, dont la nature équivoque se dissimule sous des môts et des apparaences honnètes.
Puis compromettre en faisant agir de concert pour ce but commun et apparemment bon.
Enfin pervertir tout ce qui s'abandonne lâchement, ou détruire tout ce qui résiste courageusement. En effet, quand , au cours de cette action commune, la malhonnêteté du but réel se révèle, chantage, terreur sont alors employés pour forcer tout ce qu'il y a de lacheté dans l'homme à se taire sur l'équivoque et à perséverer dans l'action commune. Par là, la compromission devient perversion. L'allié, le collaborateur séduit et d'abord honnête, est transformé en un complice perverti et lié au criminel par sa participation au même crime commun. Si au contraire l'individu se rebiffe, les accusations mensongères et calomnieuses la convaincront de déloyauté, de duplicité, d'immoralité, et après qu'une infinité de petites mesures policières auront bailloné toutes les voix de la conscience et ligoté toute résistance de la volonté, la violence la plus brutale réduira à l'impuissance et au besoin détruira toute opposition.
On nous a misérablement trompés. L'Allemagne venait à nous comme une mère à ses enfants; nous savons maintenant ce que cela signifie. La haine du national-socialisme, égale à celle du communisme, s'est ici déchainée sans retenue contre l'Eglise. On veut faire de l'Autriche un champ d'expérience pour voir jusqu'où peut aller l'anéantissement du christianisme. Cela ne peut plus durer. On ne répond même pas à nos protestations incessantes. Il faudra voir bien en venir à la lutte ouverte. Les évêques ont été loyaux et confiants, on les a systématiquements abusés. Il faut qu'on sache ...
« Votre ami le boulanger a raison, » dit mon collègue. « La dictature, et le processus entier de son avènement était avant tout divertissante. Elle fournissait une excuse pour ne pas penser à des gens qui ne voulaient pas penser de toute façon. Je ne parle pas de vos ‘petites gens’, votre boulanger etc., je parle de mes collègues et moi-même, des gens éduqués, voyez-vous. La plupart d’entre nous ne voulions pas penser aux choses fondamentales et nous ne l’avions jamais fait. Ce n’était pas nécessaire. Le nazisme nous a donné des choses épouvantables et fondamentales à penser - nous étions des gens corrects - et il nous a tenus si occupés par des changements continus et des ‘crises’ et si fascinés, oui fascinés, par les machinations des ‘ennemis nationaux’, extérieurs et intérieurs, que nous n’avions pas le temps de penser à ces choses épouvantables qui grandissaient, petit à petit, tout autour de nous. Inconsciemment, j’imagine, nous étions reconnaissants. Qui veut réfléchir ! ?
« Vivre ce processus, ce n’est pas du tout être capable de le remarquer - je vous prie de me croire - à moins d’avoir un degré de vigilance politique, d’acuité, bien plus élevé que celui que la plupart d’entre nous ont eu l’occasion de développer. Chaque pas était si petit, si insignifiant, si bien expliqué ou, à l’occasion, « regretté » qu’à moins d’avoir pris ses distances dès le début, à moins d’avoir compris ce que tout cela était fondamentalement, ce à quoi devaient mener toutes ces ‘petites mesures’ qu’aucun Allemand patriote ne pouvait repousser, on ne le voyait pas plus se développer jour après jour qu’un fermier dans son champ ne voit pousser le maïs. Et un jour il est au dessus de sa tête.
En Pologne, la persécution a été déchainée juste après la conqête et a pris les formes les plus violentes, parcequ'on ne craignait pas d'indiscrétion et que la population ne méritait aux yeux des persécuteurs aucun ménagement. Voir les exemples et les chiffres cités par J. Lebreton: "L'occupation allemande en Pologne. La lutte contre le peuple et sa foi." Etudes, juin 1940.
Chers chrétiens, dans la lettre pastorale des évêques allemands lue le 6 juillet dans toutes les églises d'Allemagne, il est dit entre autre chose : "Certes, il y a d'après la morale catholique des commandements positifs qui n'obligent plus quand leur observation est liée à de trop grandes difficultées, mais il y a aussi de saintes obligations de conscience, dont personne ne peut nous relever, et qu'il nous faut observer, même si cela devait nous coûter la vie. Jamais, dans aucune circonstance, l'homme n'a le droit en dehors de la guerre et de la légitime défense de tuer un innocent.
Le 6 juillet déjà, j'ai eu l'occasion d'ajouter ce commentaire aux paroles de cette lettre pastorale collective : "Depuis quelques mois, on nous relate que, sur ordre de Berlin, des malades
paraissant inguérissables sont enlevés de force des asiles d'aliénés. Régulièrement, la famille, reçoit peu de temps après la nouvelle que le malade est décédé, que le corps a été incinéré, et
que les cendres peuvent être livrées. De façon générale, on est d'avis - un soupçon qui frise la certitude - que ces décès nombreux et inattendus d'aliénés ne se sont pas produits tout seuls,
mais qu'ils ont été provoqués avec intention, et que, ce faisant, on a suivit cette doctrine qui admet la suppression de vies inutiles - donc d'hommes innocents - qui par principe autorise
la mise à mort violente des invalides incapables de travailler, des estropiés, des malades inguérissables, des vieillards.
Ansi, je viens de l'apprendre de façon certaine, on établit maintenant dans la province de Westphalie des listes de tels malades, emmenés comme "compatriotes improductifs", et qui doivent
être tués à brève échéance. Un transport a quitté cette semaine l'asile de Marienthal, près de Münster : des hommes et des femmes allemandes.
Le paragrapge 211 du Code pénal a encore sa valeur légale, quand il dit : "Celui qui tue un homme avec préméditation sera punis de mort pour meurtre, s'il a tué avec réflexion." C'est sans doute
pour garantir contre la rigueur de la loi ceux qui tuent avec préméditation de pauvres malades, membres de nos familles, que l'on conduit ces condamnés à mort dans des asiles éloignés. Le cadavre
étant aussitôt incinéré, les membres de la famille et de la police criminelle ne peuvent plus constater s'il y a eu réellement maladie, et quelle a été la cause de la mort. Mais il m'a été assuré
qu'au ministère de l'Intérieur, et dans les chefs des medecins du Reich, le Dr Conti, on avouait franchement qu'en effet un grand nombre d'aliénés avaient étét tués avec préméditation en
Allemagne, et qu'il en sera encore tué à l'avenir.
Le 26 juillet déjà, j'avais énergiquement protesté par lettre auprès de l'administration de la province de Westphalie dont dépendent les asiles et qui a la responsaabilité des soins à donner aux
malades. Cela n'a servi à rien. Le premier transport des innocents condamnés à mort a quitté Marienthal, et j'apprend que 600 malades ont été éloignés de l'asile de warstein. Il nous faut donc
compter avec une une plus ou moins rapide mise à mort des pauvres malades sans défense. Pourquoi ? Non parcequ'ils auraient attaqué leurs gardiens ou infirmiers qui n'auraient pu alors sauver
leur vie qu'en agissant par légitime défense. Ce sont des cas qui, à côté de la mise à mort dans une guerre juste de l'ennemi armé du pays, peuvent expliquer, voire autoriser l'emploi de la
violence jusqu'à la mort.
Non ce n'est pas pour de semblables raisons que ces malheureux malades doivent mourir, mais parce que d'après l'avis d'un quelconque médecin ou d'une quelconque commission, ils sont devenus
"impropre à la vie", parce qu'ils prennent rang, d'après cet avis, parmi les "compatriotes improductifs". On continue : "qu'ils ne peuvent plus produire des valeurs, qu'ils sont comme une vieille
machine qui ne marche plus, comme un vieux cheval irrémédiablement paralysé, comme une vache qui ne donne plus de lait.
Que fait-on avec une telle machine ? Elle est mise au pilon. Que fait-on avec un pareil cheval paralysé avec un tel animal improductif ? Non, je ne veux pas pousser la comparaison jusqu'au
bout, si terriblement légitime et explicative qu'elle soit. Il ne s'agit pas ici de machine, ni de cheval, ni de vache, dont la seule destination est de servir les hommes et de produire pour eux
et dont on se débarasse dès qu'ils ne répondent plus à ctte fin.
Non, ici, il s'agit d'hommes, de nos compatriotes, de nos frères et soeurs. De pauvres hommes improductifs si vous le voulez, mais ont-ils perdu pour autant le droit à la vie ? Si l'on maintient
et applique ce principe qu'on a le droit de tuer un homme improductif à la vie, alors malheur à nous tous quand nous serons devenus débiles. Si on a le droit de tuer les hommes improductifs
malheur aux invalides, qui, dans la guerre de la production ont offert et sacrifié leurs forces et leur saine carcasse. Si on a le droit de tuer les hommes improductifs, alors malheur à nos
braves soldats qui reviennent au pays comme grands blessés, estropiés ou invalides.
Si l'on admet une fois que des hommes ont le droit de tuer leurs semblables improductifs - cela ne vise pour l'instant que les pauvres aliénés sans défense - alors on autorise par principe
l'assassinat de tous les hommes improductifs, donc desmalades inguérissables, des estropiés incapables de travailler, des invalides du travail ou de la guerre, de nous tous quand nous seront
devenus vieux et par conséquent improductifs. Il suffira alors d'une ordonnance secrète pour étendre à d'autres imporductifs ce qui a été fait pour les aliénés.
Personne d'entre nous ne sera plus sûr de sa vie. Une quelconque commission pourra nous faire figurer sur une liste d'improductifs, considérés par elle comme impropres à la vie, et
aucune police ne protègera le condamné, aucune justice n'instruira l'assassinat, pour punir l'assassin omme il convient.
Dans ces conditions, qui peut encore avoir confiance en son médecin ? Peut-être soignera-t-il le malade come improductif et recevra-t-il l'ordre de tuer. On peut à peine s'imaginer le dérèglement
des moeursla mutuelle défiance qui s'installeront jusqu'au sein des familles, si cette terrible doctrine est tolérée, adoptée ou suivie.
Malheur aux hommes, malheur à notre peuple allemand, si non seulement on transgrèsse, mais on tolère et viole impunément le précepte divin : "Tu ne tueras pas", commandement que le Seigneur a
dicté sur le mont Sinaï au milieu du tonnerre et des éclairs.
Je veux vous donner un exemple de ce qui se passe maintenant. A Marienthal se trouvait un homme de 55 ans, un cultivateur d'une commune rurale du pays de Münster, je pourrais vous dire le nom. Il
souffrait d'aliénation depuis quelques années at avait été confié à l'asile provincial. Il n'était pas complètement fou, il était autorisé à recvoir des visites, et se réjouissait chaque fois
qu'il voyait l'un des siens. Il y a quinze jours encore, il reçut la visite de sa femme et de l'un des ses fils qui est au front comme combattant et se trouvait en permission. Le fils aime
beaucoup son père et les adieux furent douloureux.
Qui sait si le fils reverra son père, et quand il le reverra ? Car il peut tomber en guerre pour ses compatriotes. Le fils, le soldat, ne reverra sans doute plus sur cette terre son père, qui a
été mis sur la liste des improductifs. Un parent qui voulait, cette semaine, rendre visite à cet homme de Marienthal a été éconduit sous prétexte que le malade avait été transporté ailleurs, sur
la décision du conseil ministériel pour la défense du pays. Mais on n'a pas pu lui dire où le malade avait été conduit.
De quels mots sera habillé la nouvelle ? Sans doute dira-t-on, comme dans les autres cas, que l'homme est mort, que son cadavre a été brulé, et que ses cendres sont à la disposition de la
famille, contre paiement d'une redevance. Alors le fils, qui expose sa vie au front pour ses compatriotes allemands, ne reverra plus son père, parce que des compatriotes allemands l'auront tué au
pays natal.
Les faits que j'avance sont incontestables, je peut citer les noms de l'homme malade, de sa femme, de son fils soldat, et indiquer la localité qu'ils habitent.
"Tu ne tueras point". Dieu avait inscrit ce commandement dans la conscience des hommes, bien avant que le Code pénal ne punit le meurtre, bien avant qu'un procureur et un tribunal ne
poursuivissent le meurtrier. Caïn qui tua son frère Abel était un meurtrier, bien avant l'invention de l'état et des tribunaux, et, poussé par sa conscience, il avouait : "Trop grand est mon
crime pour que je puisse trouver miséricorde. Celui qui me trouvera me tuera comme meurtrier." Tu ne tueras point. Cette loi de Dieu, le seul Maître qui ait le droit de dispose de la vie et de la
mort, estécrite dès le début dans le coeur de l'homme, bien avant que Dieu ai fait connaître sa loi morale aux enfants d'Israël sur le Sinaï, à l'aide de mots gravés sur la pierre ; paroles qui
sont consignées dans l'Ecriture sainte et que nous avons apprises par coeur au catéchisme.
Je suis le seigneur, ton Dieu. Ainsi commence cette loi immuable: le futur Juge qui a écrit dans nos coeur et annoncé cette loi, par amour pour nous, car elle répond aux besoins de notre nature,
crée par Dieu ; elle dit la norme indispensable pour la vie individuelle et la vie en commun, selon la raison, sainte et agréable à Dieu.
Chers chrétiens, j'éspère qu'il est encore temps, mais il est grand temps que nous reconnaissions aujourd'hui encore ce qui sert la cause de la paix, ce qui seul peut nous sauver et nous protéger
contre la sentence divine. Il est grand temps que dans notre vie nous fassions profession de foi catholique, que nous prenions les commandements comme directives de notre existence, et que nous
pratiquions sérieusement, la macime "plutôt mourir que pécher". il est grand temps que, par nos prières et une sincère pénitence, nous implorions le pardon et la miséricorde divine pour nous,
pour notre ville, pour notre cher peuple allemand.
Mais, avec ceux qui veulent continuer à provoquer la colère divine, qui blasphèment notre Foi, qui volent et chassent nos religieux, avec ceux qui livrent à la mort des gens innocents, nos frères
et nos soeurs, avec ceux-là nous voulons éviter tout contact suivi.
nous voulons nous soustraire, nous et les nôtres, à leur influence, afin de n'être pas contaminés par leurs pensées et par leurs actions tournées contre Dieu, afin que nous ne soyons pas
coupables et ne partagions pas avec eux la punition que le Dieu juste doit prononcer, et prononcera à l'égard de tout ceux qui, comme l'ingrate Jérusalem, ne veulent pas ce que Dieu veut.
Je vous laisse à vos réflexions. J'aimerais simplement attirer votre attention sur l'importance de la loi, celle du Code pénal et celle de Dieu paraillement. Peut-importe qu'elle soit transgressé, l'important est qu'elle désigne l'interdit, elle permet l'enquête, elle ne supprime pas le péché mais montre du doigt le pêché comme un bandit, quand il voudrait être vu pour une liberté, la loi le désigne esclavage.
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Article 221-1 |
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Le meurtre commis avec préméditation constitue un assassinat. Il est puni de la réclusion criminelle à
perpétuité. |
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Le meurtre est puni de la réclusion criminelle à perpétuité lorsqu'il est commis : |
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