Petite réflexion sur '
Le fascisme c’est le médicament de confort d’une société qui s’achemine vers sa propre fin'.
Je ne suis pas totalement d'accord avec cette phrase. Parce qu'elle montre le fascisme comme un accessoire d'une
société en décrépitude.
Le fascisme c'est au contraire l'aboutissement de deux idées conjointes d'accomplissement :
D'abord l'idée de l'age d'or, le fascisme c'est la société idéale, la construction d'un monde parfait. Le rapport
avec les utopies mériterait d'ailleurs d'être étudié. La propagande, en particulier celle par lesimages et les symboles, doit justement donner l'impression de la grandeur et de l'ordre.
Deuxièmement l'accomplissement de l'homme. L'homme nouveau est l'essence de toute idéologie fasciste. Sa réalisation c'est diffuser l'image de l'homme parfait, héroïque. On connait le mépris pour
les 'races inférieures' ou les pauvres qui accompagne souvent cette idéologie. Mais ce trait, fortment dénoncé, laisse dans l'ombre le recto de la pièce. Le fascisme c'est l'exaltation du sentiment de supériorité, d'accomplissement personnel. Cela peut se faire par l'exaltation
de la race, mais ce n'est pas obligé, ou en tout cas cela peut-être dissimulé. J'irais même jusqu'à dire qu'un certain fascisme aujourd'hui emploierai l' 'especisme', en reprenant sur le thème de
l'espèce humaine les mêmes rengaines que d'autres sur la race. Bien sûr en dissimulant sa haine de la populace, des arriérés et de toute sorte d'êtres inférieurs, dont la vie ne vaut donc pas grand
chose et qu'il convient d'éliminer discrètement (par la faim et le contrôle de naissance, si on peut empêcher la vermine de se reproduire c'est tout benef, cf Henry Kissinger , 1974). Mais je pense
(je peut me tromper) que le succès du fascisme repose plus sur ce qu'il met en avant que sur les dénonciations.
Ce n'est pas la haine de l'autre qui est le moteur essentiel, mais l'image excellente de soi qu'il veut apporter. D'ailleurs ce n'est pas tant la haine de l'autre que l' "hygiène de la race"
qui est mis en avant. Débarrassez nous de ces hommes que nous ne voulons pas voir. Rappelons ici les 200.000 handicapés, malades mentaux et personnes âgées qui firent eux aussi les frais de la
"solution finale" dans les hôpitaux de l'Allemagne national-socialiste.
Car, troisièmement, le régime fasciste repose sur l'élitisme. Certains sont meilleurs que les autres - le chef en
premier- et sont appelés à une destinée grandiose. Donc à diriger légitimement. C'est la base. On pourrait objecter que le fascisme marche sur un rejet de l'élite. Tous pourris. Mais je pense qu'il s'agit surtout de l'élite ancienne, que l'on
prévoit déjà de remplacer avantageusement par une élite 'naturelle', de plein droit.
Quelles étaient les raisons de l'antisémitisme national-socialiste ? D'après A.Hitler, en dehors de la thèse du complot judéo-bolschévique, c'était le refus de s'intégrer pleinement dans la société
(le fascisme est avant tout une idéologie holiste) et la conscience et l'humilité, qui étaient des freins
inadmissibles à la réalisation de l'homme nouveau, des idées en opposition totale avec la volonté conquérante du héros mythologique, qui doit se débarrasser de ces archaïsmes.
L'erreur déjà consistait en qualifiant de barbares des idéologies qui au contraire n'étaient possible que dans un contexte moderne. Il y a tout à la fois des relents spartiates et romains dans le
fascisme. Ces peuples qui justement traitait les autres de barbares.
Voilà de quoi ouvrir une réflexion sur le fascisme, que l'on dit rampant, et qui je pense est entretenu à l'état
latent dans la société, en attendant d'être réveillé par le leader qui saura galvanisé les foules pour les mener à l'abat.. euh à l'âge d'or tant rêvé.
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Publié dans : Controle des populations
Jeudi 5 juin 2008
4
05
/06
/2008
16:31
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Merci
Charlotte
Depuis Staline, la gauche la plus extrême traite de "fascistes" tous ceux qui ne sont pas de ses idées, y compris ... des communistes trop modérés. Nous n'en sommes plus là en France, Dieu merci, mais ce mot est devenu l'insulte universelle de la gauche, l'anathème favori de ses fanatiques. Or, "fasciste" est un mot précis, qui a un sens précis.
"Fasciste" caractérise l'idée selon laquelle la société humaine atteindrait sa perfection en y généralisant l'ordre régissant un groupe militaire, supposé être le sommet de l'organisation humaine, de la "rationnalité", sa forme la plus aboutie.
D'où l'utilisation de la racine "faisceau", mot évocateur, dans son sens militaire, d'un regroupement organisé et de la fraternité d'armes.
Tout ce que vous dites au sujet du fascisme est vrai, mais IL NE S'APPLIQUE PAS QU'A LUI !
Les utopies révolutionnaires et marxistes reposent sur les mêmes bases, et les mêmes illusions venues des mêmes causes.
Principalement : la négation de la liberté individuelle suprême qu'a chacun de mener sa vie comme bon lui semble, y compris de n'être utile qu'à lui-même ou de la gâcher, les seules limites acceptables étant celles du respect mutuel de cette liberté.
Accessoirement : la recherche illusoire d'une société "parfaite", délire philosophique récurrent dans l'Histoire, fruit de l'inversion de la perception des responsabilités collective / individuelle, menant à la fausse croyance que la société formerait des êtres à son image, quand deux secondes de réflexion suffisent à voir la permanence des instincts et des désirs humains.
Enfin, orgueil démesuré de fous prétendant élaborer un système parfait, englobant la totalité de l'humanité dans toute sa complexité, et résolvant des problèmes inhérents à notre nature par le recours à des schémas simplistes reposant toujours sur l'élimination de coupables.
Ce que vous décrivez n'est donc pas caractéristique du fascisme, mais du totalitarisme révolutionnaire, c'est autrement plus large !
2 exemples :
- les révolutionnaires français justifièrent les crimes contre les nobles en inventant une lutte de races, celle des Gaulois secouant le joug des Francs germaniques ... C'est depuis que nous apprenons (bêtement) "nos ancêtres les Gaulois", quand notre pays s'appelle France.
- les marxistes usent du même vocabulaire que les racistes au sujet de "classes", et encore aujourd'hui on peut obtenir de très bons discours nazis en remplaçant "bourgeois, riches" par "juifs" dans les discours d'extrême-gauche ... Essayez, c'est flagrant.
Le fascisme, le marxisme, peu importent les mots, le problème de fond est le même : est néfaste toute idéologie qui repose sur la caractérisation des individus sur des bases généralisatrices, et qui prône la haine et la mise à l'écart d'un groupe désigné comme coupable à la collectivité.
Le fascisme est mort, il ne dirige plus personne. Le communisme ne l'est pas encore, et d'autres abominations sont en gestation, qu'on n'a pas encore nommées.
Elargissez donc votre réflexion même à un bord politique que je sens avoir vos faveurs, votre analyse deviendra sûrement plus profonde.
Bien à vous.
Mais c'est seulement en le representant de cette facon aue l'on peut s'en apercevoir. Le mythe de l'age d'or est assez partage.
Un autre aspect interessant, c'est le national-socialiseme, qui voyait l'etat comme un contenant hierarchisant, dans lequel venqit s'inserer le peuple "volk". Ce contenant avait pour but d'ameliorer le contenu, de le modeler, vers une societe superieure. O combien cela derive de l'utopisme et de la volonte d' "eduauer les masses", condition necessaire a la realisation du "socialisme".
Pourtant je ne me revendique de la pensee actuelle qui vise, en renvoyant dos a dos les totalitarismes, a justifier l'ordre actuel, qui est grosso modo sur les memes bases, sans l'avouer ce qui est bien pire. Ainsi un Stephane Courtois, qui participe du cercle atlantiste de l'oratoire, a certainement des idees peu critique sur le neo-liberalisme, qui n'q de liberal que le nom, et dqns lequel l'etat est au service d'entreprises internationales tout aussi totalitaires.
On peut avoir une réflexion de fond sur le libéralisme et le totalitarisme, en évoquant le concept de démocratie. Je pense sage de considérer plusieurs points :
1. "libéralisme", comme "liberté", est nécessairement un mot frustrant, puisque la liberté absolue n'existe pas. Elle a nécessairement des limites, qu'il faut bien fixer. Quand on souhaite ne pas s'en tenir aux limites de la société dans laquelle on vit, on ne peut que se sentir floué, quel que soit le degré réel de liberté dont on jouit.
Là encore, "libéralisme" (et ce qui en dérive) est un mot précis, qui ne s'applique qu'à certains principes : il est bien évident que la société libérale contemporaine ne se soucie guère d'autres aspects qu'économiques, ou au mieux matériels.
2. Le totalitarisme (appelé "totalisme" à ses débuts) est le fait de vouloir régir une société totalement, c'est à dire dans tous ses aspects : matériels mais aussi spirituels, relationnels, sanitaires, culturels, etc. En ce sens on peut dire qu'il y a du totalitaire dans la pensée libérale, puisque l'abord économique de tout est permis, voire encouragé, comme meilleur mode de régulation. C'est une doctrine inséparable de la démocratie, vue comme loi du plus nombreux.
3. La vraie question du totalitarisme, c'est celui de l'Etat ou de son absence, de la loi ou de son absence, bref de la vieille opposition état / société, ordre imposé / anarchie. Selon qu'on estime l'Etat nécessaire ou non, sachant qu'une fois acceptée son utilité on ne peut pas lui interdire de domaine d'action, toute forme d'Etat sera ou non perçue comme totalitaire, au moins en germe.
4. Nous vivons en démocratie, mais il en va comme de la liberté : la démocratie absolue n'existe pas. Pour être parfaite, elle devrait être unanimité, et non majorité. Or, dès que l'on excède quelques individus, c'est une utopie. De là, comme pour la liberté, suivant ses penchants et la conformité des idées de la masse avec les siennes, on estimera la démocratie plus ou moins sincère, plus ou moins représentative.
Pour ma part, peu m'importe au fond le système politique aussi bien qu'économique. Je constate simplement que les démocraties à l'occidentale maîtrisent assez bien les frustrations sociales pour éviter la quasi-totalité des violences qui étaient coutumières sous d'autres régimes. De même, je ne peux que constater que l'économie de marché permet aux ambitieux d'assouvir leurs appétits avec moins de dégâts que les autres systèmes économiques.
De là, je ne tire pas d'attachement particulier à ces deux systèmes, d'autant que, fervent catholique, j'en regrette les insuffisances, mais j'ai suffisamment conscience des avantages certains qu'ils apportent pour ne pas vouloir les abandonner sans examen prudent de ce qui les remplacerait.
Or je ne vois rien de neuf à l'horizon, rien qui n'ait déjà été essayé avec des résultats désastreux (dirigisme), ou qui ne repose pas sur des principes que je réprouve encore plus que ceux qui nous gouvernent actuellement (écologie néo-païenne). Le statu-quo ne résulte pas d'une attitude conservatrice, mais d'abord dans l'absence d'alternative raisonnable, et peut-être encore plus dans la nécessité d'un temps de propagation, d'harmonisation mondiale.
Pour la majeure partie de l'humanité, ces débats sont en effet un peu vains, devant la simplicité et l'urgence des problèmes matériels à régler, et pour lesquels nos systèmes sont faits, puisqu'ils nous en ont fait sortir en quelques décennies !
Je livre à votre réflexion, ainsi qu'à tous ceux qui passent ici, ce petit texte tiré de "Carême à Domicile" édition 2008 :
"(...) Si vous aves pu vous lever ce matin avec plus de santé que de maladie, vous êtes plus chanceux(se) que le million de personnes qui ne verront pas la semaine prochaine.
Si vous n'avez jamais été dans le danger d'une bataille, la solitude de l'emprisonnement, l'agonie de la torture, l'étau de la faim, vous vous trouvez mieux que 500 millions de personnes.
Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur lvous, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que 75 % des habitants de la Terre.
Si vous avez de l'argent à la banque et de la monnaie dans une petite boîte, vous faîtes partie des 8 % les plus privilégiés du monde.
Si vous lisez ce message, vous venez de recevoir une double bénédiction, parce que quelqu'un a pensé à vous, et parce que que vous ne faîtes pas partie des 2 milliards de personnes qui ne savent pas lire.
Si vous pouvez aller à l'église sans peur d'être menacé(e), torturé(e) ou tué(e), vous avez plus de chance que les 3 milliards de personnes qui, même si elles le souhaitent, sont privées de cette liberté.
Mais si vous n'y allez pas, vous êtes vous-même en danger de perdre la foi que Dieu vous a donnée."
Cette dernière phrase ayant évidemment moins de résonance pour ceux qui ne l'ont pas, touchera plus facilement les autres, bien sûr ...
Bien à vous.
1. Le liberalisme serait peut-etre un bon systeme. Mais le systeme actuel n'est pas liberal. Pas du tout. En temoigne les subventions agricoles qui detruisent la nature, et participent, avec les restrictions a l'importation, a affamer l'Afrique. En temoigne aussi les nombreux monopoles et cartels, notamment dans la distribution, le role de l'etat dans un systeme liberal est simplement d'empecher ceux-ci. Nous ne sommes pas dans un systeme liberal car l'etat entretient les grands groupes au detriment de la liberte individuelle d'entreprendre.
2.le totalitarisme c'est tout englobe, mais c'est aussi apprendre au citoyen qu'il fait parti d'un tout. Il y a un lien fort entre holisme et totalitarisme. Voir par exemple http://www.paris4philo.org/article-10812239.html, mais une petite recherche personnel peut aider a documenter le sujet.
J'apprecie egalement votre prudence a preferer nos democraties, l'on ne peut nier les avantages qu'elles procurent, et il est dqngereux de les remettre en question (qu'aura-t-on apres ?). Mais je voudrais les mettre en perspective sur trois points.
1. a quel point nos avantages ne reposent-ils pas uniquement sur notre richesse plus que sur un meilleur systeme. donc a quel point c'est l'exploitation des autres pays (l'Afrique en particulier en France) qui permettent nos conditions de vie ET nos libertes.
2. On s'est dit a la fin du 19e que la meilleur facon de tenir un pays, c'etait un regime imperialiste a l'exterieur et liberal a l'interieur. cf Carol Quigley Tragedy and hope.
3. Dans cette optique les aspects moins nocifs des debordements sociaux et des apetits financiers font justement que l'injustice est mieux toleree, permettant d'aller dans la domination.
Vous avez bien saisi le probleme de du totalitarisme et du neopaganisme, pourtant votre discours final, et cette phrase "Le statu-quo ne résulte pas d'une attitude conservatrice, mais d'abord dans l'absence d'alternative raisonnable, et peut-être encore plus dans la nécessité d'un temps de propagation, d'harmonisation mondiale." temoigne d'une penetration des idees new-age, qui menent a ce que vous denonciez juste avant. Si j'apprecie qu'il y ai encore des croyants comme vous, je doit vous mettre en garde que les idees new-age ont penetre la chretiente, et certaines idees sont presentent dans l'eglise catholique. Le pape Jean Paul II n'a-t-il pas appeller lui aussi au new world order demade par le NA ? Un petit coup d'oeil sur cet article : http://deconstruire.babylone.over-blog.org/article-12827021.html pas tres bien fichu mais consistant, vous aidera peut-etre.
1. Le liberalisme serait peut-etre un bon systeme. Mais le systeme actuel n'est pas liberal. Pas du tout. En temoigne les subventions agricoles qui detruisent la nature, et participent, avec les restrictions a l'importation, a affamer l'Afrique. En temoigne aussi les nombreux monopoles et cartels, notamment dans la distribution, le role de l'etat dans un systeme liberal est simplement d'empecher ceux-ci. Nous ne sommes pas dans un systeme liberal car l'etat entretient les grands groupes au detriment de la liberte individuelle d'entreprendre.
2.le totalitarisme c'est tout englobe, mais c'est aussi apprendre au citoyen qu'il fait parti d'un tout. Il y a un lien fort entre holisme et totalitarisme. Voir par exemple http://www.paris4philo.org/article-10812239.html, mais une petite recherche personnel peut aider a documenter le sujet.
J'apprecie egalement votre prudence a preferer nos democraties, l'on ne peut nier les avantages qu'elles procurent, et il est dqngereux de les remettre en question (qu'aura-t-on apres ?). Mais je voudrais les mettre en perspective sur trois points.
1. a quel point nos avantages ne reposent-ils pas uniquement sur notre richesse plus que sur un meilleur systeme. donc a quel point c'est l'exploitation des autres pays (l'Afrique en particulier en France) qui permettent nos conditions de vie ET nos libertes.
2. On s'est dit a la fin du 19e que la meilleur facon de tenir un pays, c'etait un regime imperialiste a l'exterieur et liberal a l'interieur. cf Carol Quigley Tragedy and hope.
3. Dans cette optique les aspects moins nocifs des debordements sociaux et des apetits financiers font justement que l'injustice est mieux toleree, permettant d'aller dans la domination.
Vous avez bien saisi le probleme de du totalitarisme et du neopaganisme, pourtant votre discours final, et cette phrase "Le statu-quo ne résulte pas d'une attitude conservatrice, mais d'abord dans l'absence d'alternative raisonnable, et peut-être encore plus dans la nécessité d'un temps de propagation, d'harmonisation mondiale." temoigne d'une penetration des idees new-age, qui menent a ce que vous denonciez juste avant. Si j'apprecie qu'il y ai encore des croyants comme vous, je doit vous mettre en garde que les idees new-age ont penetre la chretiente, et certaines idees sont presentent dans l'eglise catholique. Le pape Jean Paul II n'a-t-il pas appeller lui aussi au new world order demade par le NA ? Un petit coup d'oeil sur cet article : http://deconstruire.babylone.over-blog.org/article-12827021.html pas tres bien fichu mais consistant, vous aidera peut-etre.
Sur l'article de philosophie politique sur le totalitarisme, pour aujourd'hui, plusieurs remarques.
1. l'auteur oppose nazisme et ... stalinisme. Ce n'est pas juste ce dernier qui est d'essence totalitaire, mais toute la pensée marxiste (communisme et socialisme en sont les principaux descendants) prétendant résumer et expliquer l'homme par sa classe sociale, en l'y subordonnant. Quand l'intellectualisme français aura compris la perversion inhérente à cette idée, et l'aura rejetée, nous aurons fait un grand pas ! Ensuite pourra venir le tour de "l'humanisme", sous-chrétienté au rabais, qui prétend couper l'Homme de Dieu et répète l'erreur éternelle de limiter l'être humain à son existence physique, source de tout mal.
2. Une erreur courante est répétée, dans cet article, sur le parallèle nazisme / communisme, empêchant la juste compréhension de leurs liens. L'auteur les présente comme tous deux "antimoderne[s], car hostile[s] à l'individualisme de la modernité (...)". C'est une erreur, une vision superficielle. Le marxisme est bien une réaction à la société "moderne" du XIXème, mais le nazisme n'est qu'une réaction au communisme soviétique. Ce qui explique d'ailleurs les "plus" du nazisme : plus de violence, plus d'autoritarisme, plus de sectarisme, plus d'oppression, plus ... d'erreurs ! En remplaçant le "bourgeois", sans distinctions, coupable des souffrances "ouvrières", par le "Juif international" et sa finance (discours qui survit à l'extrême gauche, la pudeur empêchant seulement l'usage de "Juif" ...), Hitler pensait sauvegarder le "génie national" lors de sa révolution socialiste ( nazi = Parti National - Socialiste Ouvrier Allemand, NSDAP en VO). Une sorte de bolchévisme rectifié, redressé ... mais du bolchevisme quand même. Sans communisme, pas de nazisme.
3. Quand les philosophes (y compris politiques) aboutiront tous aux mêmes conclusions, ils auront peut-être trouvé une vérité et il sera sage de les écouter. D'ici là, je m'en méfie comme de la peste : toutes les perversions sociales ont leurs philosophes, qui démontrent par A + B la justesse d'abominations aussi farfelues que nocives. A considérer avec la plus grande prudence, donc.
Vous me faites remarquer, à raison, que nous ne vivons pas dans des systèmes économiques libéraux. C'est évident, le libéralisme n'existe plus depuis (au plus tard) le milieu du XIXème siècle. Comme tout système, sa forme "parfaite" est une illusion, ce serait ignorer la constance des instincts humains de penser pouvoir imposer à tous, durablement, un tel simplisme.
On déclare libre l'initiative individuelle, supposant que tous partent d'une situation égale (ce seul présupposé est une idiotie).
Il est naturel de penser que rapidement, certains vont sortir du lot, par compétence ou tricherie. Les arrivistes en premier.
Une fois arrivés devant la masse des autres, qui se contenteront d'une réussite individuelle, les quelques "gros" se trouveront en concurrence avec d'aussi performants et voraces "gros" qu'eux-mêmes. D'où la naissance d'inquiétudes (légitimes) pour la durabilité de leur situation, et le souci de préserver leurs enfants des duretés qu'ils ont connues.
Ce qui entraîne une course à l'élimination de la concurrence, aux ententes, trusts, monopoles, etc.
On le voit bien, un tel système se "pervertit" en une génération, au plus.
C'est tout simpe, tout système porte en lui ses excès, parce que les aspirations humaines sont ainsi. On ne peut pas les éviter sans recourir à la dictature, à l'oppression et (puisque c'est le sujet) au totalitarisme. Si on exclut le recours à cette forme d'Etat, et que l'on considère que la liberté est plus précieuse que la sécurité, alors on ne peut que s'accomoder d'un système social, économique et politique imparfait, en cherchant sans cesse de nouvelles "rustines" pour boucher dans l'urgence les fuites provoquées par l'inépuisable ingéniosité humaine, l'adaptabilité infinie qui est notre génie.
Tout aspirant à un système "parfait" est un dictateur en puissance, l'essence du totalitarisme est là, car l'erreur fondatrice est que la société ferait l'Homme, la conséquence néfaste qu'il faut l'y plier puisqu'il est rebelle par nature, la liberté donnée par Dieu ne pouvant être effacée par l'Homme.
Suite plus tard ...
Bien à vous.
2. ils sont au contraire tres modernes effectivement. ils reposent touds les deux sur une administration organisee, le culte de la technique, et l'instrumentalisation de la science comme verite justifiant tous leurs travers.
3. les philosophes disent tout et n'importe quoi, mais en s'appuyant sur les memes bases, qui possedent deja les sources de l'eugenisme et de la dictature d'une minorite eclairee : la grece antique. Quand ils sont d'accord c'est encore pire, c'est qund ils sont en phase avec le monde, uils perdent alors meme la dimension critique. Ce qu l'on retrouve chez nos philosophes de salon televise actuels.
Pour ce genre de tricheries, se referer a la fortune de Rockfeller, il y a un tres bon ebook sur la page "bibliotheque".
Vous avez raisons pour les utopies parfaites. la recherche de l'efficacite implique forcement de se conformer au monde, mettant de cote les principes, subordonnes au resultat. c'est forcement un trait typique des non-croyants (mecreant serait politiquement incorrect !) car ils ne se reposent sur rien, que l'on retrouve quand Israel demande un roi comme les nations, alors que Dieu les previent a travers le prophete Samuel qu'un roi signiefira l'exploitation.
Il est facile de dénoncer telle ou telle parole, telle ou telle idéologie, telle ou telle conception de l'Homme, et le fait est que je partage beaucoup de vos positions.
A l'exception d'une complaisance envers l'analyse marxiste de l'économie (qui repose sur une erreur volontaire, la notion de valeur-travail qui aboutit au concept d'exploitation) que je récuse avec énergie, et qui mène à une vision étroite des rapports "marchands", à l'utilisation récurrente du mot "industriel(le)" dans un sens dévalorisant, typiquement marxistes et ancrés dans une vision très XIXème du monde.
Mais surtout, je trouve dangereux (j'allais écrire suspect) de démolir sans dire ce qu'on voudrait construire. Le néant est toujours la pire solution.
Au sujet du New-Age, voilà un éclaircissement sur ce que j'écrivais, de ma pensée qu'il est peut-être nécessaire de vivre un "temps de propagation, d'harmonisation mondiale".
Je suis noble, voyez-vous (je trouve d'ailleurs votre compréhension historique de la noblesse extrêmement simpliste et fausse), et je me suis longuement interrogé sur cela. Sur les rapports entre noblesse et Eglise également.
Pourquoi, si l'Eglise était si persuadée de la supériorité éternelle, puisque héréditaire, de la noblesse, ne "nous" défend-elle pas, dans son propre intérêt ? Car, sachez-le, l'Eglise n'a jamais défendu ni Roi ni noble, mais uniquement des serviteurs de Dieu. Mais elle a le devoir de subsister, la charge de répéter la Parole, et foi en l'Esprit Sain qui, seul, peut changer en bien les coeurs et les esprits. Elle n'a donc fait avec la noblesse que son devoir, de s'accomoder au mieux de cette nouvelle élite irrésistiblement dominatrice et puissante. Du moment où elle n'était plus incontournable, il n'y avait plus à la privilégier, et la situation actuelle est que c'est à la noblesse de se mettre en rang derrière l'Eglise si elle veut subsister.
Entre temps, qui peut nier que la situation, non seulement matérielle, mais surtout morale et spirituelle des populations concernées se soit infiniment améliorée ? Entre le Vème siècle et l'installation des populations germaniques à structure nobiliaire héréditaire, et le XVIème siècle où l'humanisme a séparé nombre de nobles des idéaux chrétiens, que de travail accompli !
Je pense que la promotion d'un "nouvel ordre mondial" procède de la même stratégie, celle utilisée d'ailleurs avec les démocraties philosophiques : accompagner pour faire entendre la voix de Dieu à ceux qui marchent dans ces voies, et prier pour que le Saint-Esprit infléchisse leurs desseins dans le sens divin, même malgré eux.
Il y a un certain cynisme dans l'attitude de l'Eglise envers les dirigeants, car elle sait qu'ils passeront. Ce qui importe, c'est d'avoir accès aux oreilles des gens, pour qu'ils puissent entendre et croire, et que ceux qui le peuvent soient sauvés.
Mon frère me faisait un jour cette remarque, lors d'une discussion sur la politique, alors que je lui disais mon inclinaison vers une Europe supra-nationale comme solution aux égoïsmes nationaux : "Ce n'est pas chrétien. Le salut n'est pas dans la politique mais dans la conversion de chacun.". J'en restai coi. Quelle vérité !
Ce n'est pas le partage des richesses qui sauvera l'Homme, ni la médecine pour tous, ni la démocratie, ni la préservation de la planète.
C'est, pour terminer, un peu le sentiment que je tire de la lecture de vos articles : n'accordez-vous pas trop d'importance aux systèmes ? Comme chrétien je ne peux que le répéter : Jésus n'est pas venu faire une révolution politique, mais demander la conversion des coeurs, et c'est une demande individuelle, personnelle et directe. Nous ne serons pas jugés en tant que société mais comme individus. Le bien ou le mal ne reposent pas dans la société, qui devrait être "solidaire", "généreuse", "pacifique", "tolérante" ou autre, mais dans nos coeurs : n'importe quelle société serait "bonne" si tous ses membres l'étaient. Soyons donc "bons" nous-mêmes, sans reprocher aux autres de l'être moins, car Dieu est seul juge. C'est la seule exigence divine, qui transcende toutes les mesquineries humaines.
Merci de votre accueil sur cette page, et de votre dialogue.
Bien à vous.