Clearstream toujours pas claire

Publié le par Desbabas

Dominique de Villepin, Denis Robert, et un haut dirigeant d'EADS (la compagnie concurente de Boeing, qui s'en prend plein les dents depuis quelques temps ...) sont renvoyés en correctionelle suite à l'affaire Clearstream.

Rappelons que le journaliste Denis Robert est celui qui avait levé le scandale du réseau international de "clearing" qu'organise Clearstream, c'est à dire que cette dernière fournis les moyens informatique pour brasser des milliards et faire disparaître des transactions, tout en proposant des comptes plus ou moins secrets (et illégaux) à des hommes politiques, des services secrets et des grandes banques. C'est ce qu'il raconte dans ces livres, à commencer par Révélation$.

Que Dominique de Villepin n'a pas les faveurs outre-atlantique pour nous avoir valu d'être encore un peu apprécié en tant que français à l'étranger.

Tout cela sent le règlement de compte, comme je le supposais déjà en écrivant Nicolas Sarkozy, la scientologie au service de l'atlantisme ? . On pourrait prolonger cette étude en lisant  « Pal et Nicolas Sarkozy : nous a-t-on vraiment tout dit et pourquoi ? »  ainsi que
Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française.

Sur le blog de soutient à Denis Robert, constitué pour le supporter dans ses déboires face à Clearstream ( la liste est lourde de ce qu'il a subit pour avoir mis au grand jour le fonctionnement de cette société - affaire bien plus grave que celle autour de N. Sarkozy), on peut lire ceci :

Juge et partie(s)

"Sollicité par l'AFP, l'Elysée n'a pas souhaité faire de commentaire.
« Par décret du 31 octobre 2008, le président de la République a prolongé de 17 jours les fonctions d'un des deux juges d'instruction chargé du dossier Clearstream, Monsieur Henri Pons », a rappelé Me Yves Richard dans un communiqué.

Vice-président de l'instruction au pôle financier du tribunal de Paris, le juge Pons a été nommé par décret daté du 27 août 2008 à la cour d'appel de Montpellier où il devait prendre ses fonctions le 3 novembre.
Cette date de prise de fonction a été repoussée au 20 novembre par un décret du chef de l'Etat, paru au journal officiel le 1er novembre.
« Cette décision a pour effet de permettre à Monsieur Pons de poursuivre, avec Monsieur Jean-Marie d'Huy, le règlement de l'affaire Clearstream », a constaté Me Richard.

« L'engagement actif, personnel et public de la partie civile dans l'affaire Clearstream simultané à l'usage de pouvoirs présidentiels dans la même procédure constitue un détournement de pouvoirs au titre duquel M. de Villepin a saisi le Conseil d'Etat », a ajouté l'avocat.

« Il apparaît ainsi que le président de la République a usé de ses pouvoirs pour prendre une mesure qui ne sera pas sans conséquence sur le règlement d'une affaire dans laquelle il est une partie civile particulièrement engagée, ainsi qu'en témoignent ses prises de positions publiques », a écrit l'avocat.

Pour le conseil de M. de Villepin, « les circonstances de cette prolongation de fonctions, à quelques jours de l'échéance de la procédure, ne peuvent qu'affecter la sérénité et l'indépendance de l'institution judiciaire »."

Publié dans Gouvernement Sarkozy

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Jean-Charles Duboc 30/09/2009 12:24



 


Le « procès-spectacle » de Clearstream est à l’image du totalitarisme mafieux qu’est devenue la Vème République sous
François Mitterrand et Jacques Chirac. En effet, nous ne connaîtrons jamais le fond de l’affaire Clearstream, à savoir les innombrables et stratosphériques pots-de-vin accordés lors des contrats
d’EADS (ex : Airbus / missiles), les destinataires des rétro-commissions de la vente des frégates à Taïwan, ou bien encore les bénéficiaires du détournement des indemnités de la guerre du
Golfe attribuées à la France par les pays arabes en 1991 :


 


http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/


 


Un totalitarisme mafieux planétaire dont les craquements – prélude à son effondrement -  iront en s’amplifiant avec la crise financière, économique et sociale qui est loin d’être terminée.


 


Jean-Charles Duboc