coté mystificateur de 68

Publié le par Desbabas

 Quand à coté de l'énorme mouvement ouvrier est venue une "pensée alternative globale" finalement très en accord avec la nouvelle forme du capitalisme qui devenait (avec Giscard et peut-être déjà Pompidou) un capitalisme financier et plus un capitalisme propriétaire. Cette idéologie a très bien marqué la population travaillant dans le tertiaire, qui a formé les rangs des bobos et de la nouvelle élite (les rebelles !).
(voir à ce sujet Michel Clouscard, et aussi Jacques Ellul : Metamorphose du bourgeois).

En parallèle les masses laborieuses françaises sont devenues classes moyennes, et l'economie de subsistance ne concerne désormais que les immigrés, qui deviennent la masse laborieuse. On a donc pu dire que la lutte des classes était fini (et dogmatique !) en occultant les immigrés, et déclarer que la société française pouvait maintenant être unifiée ("tous ensembles") grâce aux classes moyennes.

Mais cette unité repose sur sur le rejet des immigrés ("attentif ensembles", 3 millions de chomeurs = 3 millions d'immigrés), d'où la criminalisation des immigrés et des syndicalistes. L'unité se fait sur le rejet des uns et le baillonement des autres.

C'est là que le racisme devient un aspect majeur de la société, et non un phénomène annexe. Et il tourne toujours autour d'un contexte de civilisation autour de la supériorité de l'occident. Depuis la lutte pour l'aryanité des philologues (voir comment Said, dans l'Orientalisme, montre déjà le rejet du monde sémitique au profit d'une exaltation de l'Inde et des aryens) passée à Hitler, qui devient aujourd'hui le choc des civilisations.

Il est maintenant de bon ton de critiquer l'indivudualisme et la défense de l'individu, d'empêcher de défendre une classe ou un groupe social face à l'ensemble, qui doit prévaloir. Nous sommes dans la logique du "tout", où l'homme n'a plus sa place. Les reflexions New Age, comme la théorie Gaia, sont l'aboutissement du système technicien, l'idéologie qui accompagne l'ultime assemblage, en aucun cas elle ne peut en être la contradiction.

La gauche bourgeoise ethnocentrée, se désagrège tellement elle est incapable de formuler une critique crédible de la société sarkozyenne. Même la CGT en vient à déloger brutalement les sans papiers. http://bourse.occupee.free.fr/ . Les digues de resistance les plus avancées sont débordées l'une après l'autre.

Les religions commencent à être suffisement compromise avec le monde et sa manière de pensée, que desormais seront appellés fondamentaliste tout ceux qui en apporteront une critique où appeleront à la resistance, tout comme c'était le cas dans le kirchenkampf pendant le IIIe Reich. Seuls ceux qui se plieront totalement aux nouvelles abominations seront acceptés.

On marche vers le fascisme. Tout est prêt pour un état fort, régulateur, encadrant une population européenne unifiée culturellement (racisme) et socialement (plus de lutee des classes). D'où le discours de l'extreme droute et du GRECE, d'où le retour d'une idée nazi de l'europe des regions. On comprend mieux le rôle idéologique de l'écologie et la gestion prétendument socialiste de la crise par Sarkozy.

Publié dans Démystification

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Roland 03/07/2009 13:48

oui on voit la pensée-De Bonald chassée autrefoos par la porte revenir par la fenêtre, oui la pensée, qui chez De Bonald se basait sur le catholicisme, mais ça c'est un détail - les "religions ça va ça vient, les calotins restent! - la pensée selon laquelle la société n'est pas faite pour l'homme mais l'homme pour la société, que c'est elle (c'est à dire en pratique ses "maîtres à penser au pouvoir (l'alliance "du sable et du goupillon" quelque soit la forme du sabre et celle du "goupillon"!) qui dit ce qui doit être pousuivi, ce qui est "bien" et ce qui est "mal", et où est le "crime", et d'abords carrèment ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas.