Alerte à Babylone est un excellent film de Jean Druon. Il est produit, diffusé, par Voir et Agir, vous pouvez le commander ici.
Le film commence par une citation de Bernard Charbonneau : " Et les coûts de Mégalopolis grandissent encore plus vite que sa taille. A tout prix il faut faire venir plus d'énergie, plus
d'eau. Il faut assurer le transport des vivants. Mégaloplis est une citée assiègée, mais elle ne l'est que par sa propre masse. Aussi ne peut-elle être sauvée que par le sacrfifice chaque jour
plus poussé de ses libertés."
Alerte à Babylone propose de reflechir sur l'automatisme de l'application des nouvelles technologies, même quand celles-ci mettent en danger l'environement et l'avenir des hommes. On évoque
beaucoup les transformations sociales impliquées par ces nouvelles techniques.
Avant tout le film déplore l'absence de débat publique avant la mise sur le marché des nouvelles techniques et l'incapacité des pouvoirs publiques à prendre en charge le contrôle des
applications. De nombreuses interview de personnages en contact direct avec ces technologies, des chercheurs, des juristes, etc ...
Ce film est produit par une petite boite de production "Voir et agir". Vous pouvez le leur commander, ils ne reçoivent les commandes apparament que par courrier. Vous pourrez retrouver le plaisir
d'écrire une vraie lettre pour accompagner votre commande. avec le plaisir de recevoir un vrai DVD par la poste.
Claude Bourguignon : destruction des sols
Dans ce premier extrait, Claude Bourguignon explique l'état des sols actuellement en france et fait la remarque suivante : on a réussi à inventer les inondations en période sèche. Je vous invite à
jeter un coup d'oeil pour en connaître l'explication. Claude et Lydia Bourguignon sont des chercheurs indépendants, vous pouvez consulter leur site.
Le film aborde le problème des nanotechnologies, leur impact sur l'environement et leurs conséquences sociales, ainsi que sur les puces RIFD. Malgré la publibité qui les concernes, mettant en scène de nombreuses applications médicales, les
nanotechnologies ont principalement des applications militaires et policières, il n'est pas sûr que leur production soit un véritable "progrès".
Sur la traçabilité, qui consiste principalement à mettre une puce dans chaque animal (aujourd'hui l'étiquettage est la condition sine qua none pour obtenir les primes, les etiquettes vont bientôt
être remplacées par les puces) , un éleveur a cette belle remarque : "les puces électronques sont très intéressantes pour les gros acheteurs qui veulent imposer la traçabilité en tout, moi en vente
directe la traçabilité c'est ma figure, c'est moi".
Pucer un objet, un animal, une personne, les transforme en machines, faciles à relier entre elles pour créer un réseau total, un filet ("net") transmetteur d’informations en
continu. Il ne suffisait pas que nous fussions connectés et joignables en permanence par téléphone portable, mails, SMS ou Wifi ; avec les RFID nous devenons nous-mêmes des objets communicants.
Des objets. Que nos maîtres suivent à la trace, dont ils analysent les comportements, contrôlent les mouvements pour mieux les "gérer".
Avec la biométrie et le fichage on passe d'une relation homme à homme à une vérification impersonnelle par le système technicien. Avant le fichage la confiance passe par la parole d'un être à un
autre, après le fichage tout doit être prouvé, validé techniquement. Pour les papiers d'identité, on passe d'une déclaration : je suis Jean Valjean voici ma carte, à l'obligation de prouver qui on
est : "bip - c'est bien l'empreinte digitale de Jean Valjean -bip- en situation irrégulière face au service du travail depuis le 22.11.2005 - bip".
Une fille s'intérroge lorsque la puce verichip sera utilisée sur les humains, si il sera criminel de ne pas l'avoir. Un
autre lui répond : "mais c'est déja un délit que d'être sans papier aujourd'hui." C'est un nouvel éclairage de cette pression idéologique du système contre les sans papiers. On sème dans l'esprit
des gens l'idée qu'il faut absolument être enregistré, que ceux qui ne sont pas contrôlé sont responsables de la criminalité. Raison de plus pour militer chez RESF.
Les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl : le danger des faibles doses
On y parle de la situation sanitaire en Biélorussie et en Ukraine, où les population subissent encore les dégats de Tchernobyl, et où le physicien Vassili Nesterenko et le medecin Youri Bandajevsky
sont sous pression car leurs études sur la opulation biélorsse ont montré la dangerosité certaine des "faibles doses" radiocatives. Un point que l'AIEA refuse toujours d'admettre, et qui a valu 3
ans et demi de prison à Y. Bandajevsky.
Plus d'information sont disponibles sur le site du comité de soutien, et dans le livre "Le Crime de Tchernobyl, le goulag nucléaire" de Wladimir
Tchertkoff, sortit en 2006 chez Actes Sud.
Pour d'autres références, étudié&es récemment en France, vous pourrez consulter le site du CRII-RAD, laboratoire de recherche indépendant.
Après avoir pris connaissance des effets de ces faibles doses, je restais songeur en observant dans le train Paris-Marseilles des grandes serres à proximité d'une centrale. Sans catastrophisme,
avoir vu les effets des faibles doses dont la communauté internationale ne veut pas entendre parler, ça fait relativiser l'interêt du nucléaire. Quand je pense qu'il y a des blaireaux sur wikipedia
qui se donnent pour mission de gommer toute trace de ces conséquences ...
Sciences de la vie : précisions sémantiques
Ce coup ci c'est Jean-Pierre Berlan que nous allons ecouter, j'apprécie ses précisions sur le vocabulaire.
A propos de la génétique, je vous recommande ces deux auteurs : André Pichot, auteur de plusieurs livres reconnus sur l'histoire des gènes et de la notion de vie ainsi que de "La société pure,
de Darwin à Hitler". Et "Déclarations sur l'agriculture transgénique et ceux qui prétendent s'y opposer" , de René Riesel, un militant engagé de longue date dans la lutte contre les
OGM.
Ce film donne la parole à bien d'autres personnes, en voici la liste, je passerais rajouter des informations sur eux :
Susan et Arpad Pusztaï, toxicologues congédiés du Rowett Institute (Ecosse),
Vassili Nesterenko, Directeur du laboratoire indépendant Belrad, oeuvrant aux soins auprès des populations contaminées par les nouvelles conditions de vie autour de Tchernobyl,
Martin Hirsch, Directeur Général de l¹Agence Française de Sécurité Sanitaire et Alimentaire (AFSSA),