Ebauche d'analyse de la situation des collectifs

Publié le par Antoine

Il va falloir faire une analyse détaillée de la situation et de ce qui s'est passé au sortir de ces élections.

Je crois qu'un bilan complet, sans chercher à ménager la chèvre ou le chou, va s'imposer. Et qu'il faudra en tirer des conclusions à la fois sur le rôle des structures extérieur à l'intérieur du mouvement, et sur les règles de participation et de fonctionnement des collectifs.

Suite à la situation de décembre, il me semble que le mouvement était bien trop inorganisé pour partir en campagne. L'incapacité structurelle du mouvement à se présenter en tant que tel aux élections doit être analysée. Il n'est pas normal que des composantes aient pu remettre en cause le fait que les collectifs participent à l'election. Il n'est pas normal que la décision de continuer se soit prise à la va vite dans des conditions qui ont finalement provoquée une candidature à part, alors qu'elle devait être celle des collectifs. Mais il n'est pas normal non plus que le mouvement ne se soit pas auto-discipliné pour suivre la candidature une fois mise en oeuvre. Le jeu des diviseurs doit être mis au clair.

Il va falloir aussi repréciser une fois pour toute si le mouvement se veut un mouvement populaire dont le but est d'installer des collectifs partout en France afin de redonner un sens à la démocratie et à l'intervention personnelle ou si son but est de faire le lien entre les partis existants. Il faudra choisir une priorité entre ces deux options car elles se sont opposé, de manière à gacher totalement la possibilité que de nouvelles personnes rejoignent les collectifs en voyant que nous dicutions de divisions plutôt que de faire des débats.

Quand à l'usage rituel de la sémantique, son coté incantatoire et les mythes que cela génère, cela aussi doit être analysé et commenté. C'est un travers connu de l'extrême gauche et l'utilisation abusive et abusante de mots comme unitaire, consensus et collectifs a empecher de faire les constats simples qui nous auraient permis de nous sortir avec brio de ces situations, et c'est exactement le sens toujours répété des mythes et de cette "magie" là que de brouiller la compréhension de la réalité en créant des raccourcis éfficaces dans nos méthodes de pensée. Dans un monde qui à escamoté la possibilité d'une vérité transcendante et commence à remettre en question même la réalité en créant un monde virtuel et remettant au goût du jour l'idée d'une réalité différente par personne, il n'est pas étonnant que les mythes reprennent le dessus et que le rassemblement devienne impossible.

J'aimerais aussi poser la question de la sur-representation des composantes et des mouvements divers dans un rassemblement comprenant nombre de "non-encartés" -absolument pas représentés par les électrons libres- et surtout dont le but était de rassembler ceux qui ne particpent pas, plus, jamais à la politique. Sans nier l'utilité de joindre des organisations comme le MIB ou la décroissance qui représentent des personnes que l'on n'entend pas actuellemnt, la sur-présence dans le mouvement du même milieu au travers d'associations reprenant des gens qui font déja partie à part entière des collectifs est étrange et tend à faire penser que ces organisations valent plus que les individus qui son justement sans-voix, et qui ne demandent pas tant un porte-voix que de pouvoir parler. L'on reconduit étrangement dans ce mouvement les mêmes habitudes que la representativitéque l'on devait combattre.

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