Légitimité des impots

Publié le par Antoine

Chaque année, la dette coûte environ 50 milliards d'euros: C'est l'équivalent de 20% du budget de l'état, soit 89% de l'impôt sur le revenu ou encore 140% de l'impôt sur les sociétés qui sert à payer les intérêts de la dette nationale. Pas la dette, juste les intérêts.

A causes des interêts, la dette nous coute chaque année depuis 1999 plus que ne rapporte l'impot sur le revenu, du coup les impots finnissent par profiter au très riches.

D'abord la TVA qui est le principal impot est payée par tout le monde, sans modération par la richesse.

Deuxièmement l'ISF est très injustement réparti car de nombreux échapatoires permettent aux très riches de le contourner en grande partie. Oeuvres d'arts, actions, etc, ...

Pareil pour les droits de successions, les personnes bien informées capables de passer par des sociétés bidons arrivent à s'en sortir honorablement, alors que cette impôt est une énorme gène pour que les classes populaires gardent leurs propriétés d'une génération sur l'autre.

L'état paye tout ce qui va permettre aux entreprises de faire du profit (si une tomate qui fait le tour du monde coute moins cher qu'une produite localement, c'est aussi parce que l'état paye les infrastructures nécéssaires au transport). Ca s'appelle les déséconomies externes. La collectivité paye toute la structure qui va permettre aux entreprises de faire des bénefs : formation, réseau de transports et de communication, ... puis tout le "nettoyage" pour essayer de combler les désordres créés par les bénefs : centre de filtrage des eaux, securité sociale, police, etc. Si les entreprises devaient chacune payer ce qu'elle coûtent vraiment à la collectivité, elles ne pourraient pas être rentables. C'est Serge Latouche qui m'avait fait comprendre cette idée dans l'article Ecofascisme ou écodémocratie :

"Au cœur de ce programme, l’internalisation des « déséconomies externes » (dommages engendrés par l’activité d’un agent qui en rejette le coût sur la collectivité), en principe conforme à la théorie économique orthodoxe, permettrait d’atteindre à peu près une société de décroissance. Tous les dysfonctionnements écologiques et sociaux devraient être à la charge des entreprises qui en sont responsables. Qu’on imagine l’impact de l’internalisation des coûts des transports, de l’éducation, de la sécurité, du chômage, etc., sur le fonctionnement de nos sociétés ! Ces mesures « réformistes » – dont l’économiste libéral Arthur Cecil Pigou a formulé le principe dès le début du XXe siècle ! – provoqueraient une véritable révolution.

Car les entreprises obéissant à la logique capitaliste seraient largement découragées. On sait déjà qu’aucune compagnie d’assurances n’accepte de prendre en charge les risques nucléaire, climatique et ceux de la pollution par les organismes génétiquement modi-fiés (OGM). On peut imaginer la paralysie qu’entraînerait l’obligation de couverture du risque sanitaire, du risque social (chômage), du risque esthétique. Dans un premier temps, nombre d’activités n’étant plus « rentables », le système serait bloqué. Mais n’est-ce pas précisément là une preuve supplémentaire de la nécessité d’en sortir, en même temps qu’une voie de transition possible vers une société alternative ?"


Ensuite finalement la dette génére de gros revenu pour ceux qui peuvent financer l'état. 20% du budget de l'Etat ! Par son intermédiaire les marchés financiers et les très riches ponctionnent gravement le budget de l'état !  Lire aussi Banques : Attention au remède

Si on rajoute les frais de bouche des élus, on s'aperçoit qu'on pourrait en même temps réduire les impots et augmenter la justice sociale.

Avec ces impots qui rendent difficiles aux classes défavorisée de rester propirétaires (notamment l'impôt sur les successions avec l'augmentation des prix de l'immobilier), on pousse directement la population à devenir dependante de l'aide sociale et du salariat. La propriété est de plus en plus concentrée dans les mains de quelques uns, la majorité devient une population déracinée qui n'a de subsistance que dans la mesure ou elle adhère au système. A tel point que le top de nos espoirs c'est maintenant de réclamer un CDI. Nous nous sommes fait éjecter de notre droit à la terre, de nos droits à la libre entreprise (pas le libéralisme, mais la capacité de travailler par et pour soi-même), de notre capacité de survivre en dehors des structures capitalistes ou sociales. Des esclaves volontaires presque.

Et ce sont les règles du jeu économique qui nous ont poussé droit dedans. A cause des interêts, il y a toujours moins d'argent en circulation que d'argent due aux banques, donc avec le temps (et les interets qui courent) les banqueroutes sont obligatoires, les hypothèques, etc, ... C'est pour cela que toute société est vouée à s'aggrandir ou à disparaître. L'expansion instopable du capitalisme, ce n'est pas celle de la démocratie ou des droits de l'homme, conceps totalements asservis au pouvoir, mais la simple conséquence de cette règle jamais expliquée qu'il faut toujours plus d'argent pour rembourser les banques. Finalement celles-ci en acceptant ou non de preter plus décident de la survie ou non des entreprises, d'où une formidable fuite en avant qui nécéssite toujours plus de croissance pour payer les dettes.

Babylone nous asservit et nous dépossède. Plus l'on produit, plus il y a de croissance, plus le système s'étend, plus les populations sont déminies de tout moyen de subsistance et de production  autonome. Plus nous devons de l'argent, et plus nous devenons salariés, assistés, assurés, c'est à dire privés de toute responsabilité, de tout pouvoir de décision, de toute capacité de subvenir nous même à nos besoins. Soumis presque avec notre accord au règne des experts, qui nous soignent, nous coiffent, nous nourrissent, orientent nos études, nous transportent, ...

Et tout ce que nous demandons, ce sont des minimas sociaux. La lutte est bien plus vaste ...

Publié dans Démystification

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