La Police fait monter la pression

Publié le par Desbabas

Dépôt de bus de Rennes - La police joue la provocation

 

mercredi 20 octobre 2010, par Alessandro Vitagliano, Isabelle Chasserant

 

Une soixantaine d’étudiants ont bloqué ce matin la sortie des bus STAR de Rennes, en s’installant à l’entrée du dépôt dès 4 heures, les premiers bus sortant à 4h45.


A l’arrivée des CRS, vers 9h30, alors que tout se passait dans le calme entre étudiants et chauffeurs, les CRS ont forcé le barrage après de rapides sommations d’usage et contraint chauffeurs et étudiants à se réfugier dans le bâtiment STAR ou ils ont fait usage de matraques et gaz lacrymogène.


Par la suite, après pourparlers entre les instances présentes, et tandis que l’infirmière STAR prodiguait les premiers soins, les étudiants ont évacué les lieux, et les conducteurs les ont encadré et protégé pour qu’ils puissent sortir des lieux sans encombres.


Les conducteurs, révoltés par les violences des CRS, se sont réunis en AG qui a voté une grève intégrale pour la journée, à 95% des votants.


Les responsables CGT sont reçus par les responsables de Rennes Métropole pour qu’ils s’expliquent sur cette agression en règle.


Une cinquantaine de conducteurs atteints par les gaz (notamment aux yeux) ont déposé une déclaration d’accident du travail.


Ecouter le récit de Gérald Foreau, secrétaire du syndicat Cgt Kéolis Rennes

 

Les violences policières s’abattent encore sur Lyon depuis ce matin dans des proportionsintolérables et disproportionnées.

 

Communiqué Solidaires Rhône

 

En début d’après midi un cortège syndical où se trouvaient des syndicalistes de la CGT, de la FSU, de Solidaires et de la CNT a voulu se joindre à l’appel des lycéens et étudiants sur la place Bellecour. Les forces de police ont fermé complètement la place bellecour, bloquant sur place plus de 1000 manifestants.

Malgré toutes les négociation que nous avons pu entamer avec les RG et les chefs de police présents, il n’a pas été possible d’obtenir l’ouverture de la place pour une évacuation en douceur via le cortège syndical qui serait alors parti en manifestation. Les Interlocuteurs de la police affirmaient « avoir des ordre » et étaient conscients que la situation telle qu’elle était aller dégénérer.

Le cortège syndical gazé à plusieurs reprises a du finalement quitter les lieux. Depuis 13H00 des manifestants sont donc pris dans une nasse place Bellecour à Lyon dont ils ne peuvent sortir et se font très régulièrement « gazer ».

Personne ne peut entre sur la place voir ce qui se passe réellement, mais des blessés évacués sur brancard ont été vus.

L’union syndicale solidaires rhône exige l’arrêt immédiat du massacre place Bellecour et demande à ce que les forces de police lèvent le piège tendu aux manifestants.

Lyon le 21 Octobre 2010 à 17H50

 

 

A lire aussi : Grandpuis : le gouvernement déclare la guerre

 

 

Pour justifier tout ça : le mythe du casseur.

 

Le gouvernement ne parle que de défendre l'ordre, c'est bien plus facile que de causer politique. Mais pour ça il faut du desordre :

 

 

Très bonne analyse sur Arrêts sur image, même si la conclusion est mijorée, l'article vaut la peine, un vrai travail de journalistes.

 

Quelques commentaires glanés sur Rue89 :

 

 

petits indices troublants...vous connaissez beaucoup de casseurs équipés de gilet pare-balle???
indiscutable pour qui est habitué à voir, porter et manipuler cet équipement...regardez bien les cassures aux niveaux des épaules, et la coupe singulière que cela donne aux vêtements quand la matière textile se plaque contre!!!


exemple bien visible :l'homme à la matraque à 2.01min! l'homme dont la capuche est redescendue mais qui exfiltre très clairement le "casseurs" à 2.07, idem pour l'homme à la capuche blanche qui vient par après.

 

Contrairement à ce qui a été annoncé par d'autres, le comportement de l'homme à la matraque est professionnel, aussi bien dans l'aisance du maniement que dans sont habilité à garder seul un grand périmètre...très habile...

en bonus "cherchez Charlie"!!!


Il y a un autre fait troublant, le grand bonhomme au chapeau, écharpe rouge et appareil photos...(et bien sur aussi le fameux sac à dos)


Noter bien qu'il n'est absolument pas repoussé, et cela à plusieurs reprise, par l'homme à la matraque!! voir à 2.13; Et pourtant il est sur son chemin, l'homme l'évite même!!

 

Et ou retrouve t'on cet individu??? plus loin au milieu des policiers officiels, qui portent brassards 2.32min!
Il est très clairement au milieu des policiers, derrière le cordons de CRS où aucun civil avec une touche comme la sienne ne pourrait être!! DCRG?

 

pas de polémique, des observations... rien que des observations...

 

 

Et

 

- il n’y aurait plus de “factions SAC” dans la police, ah? et le MIL, c’est quoi au juste ? en Seine-Saint-Denis, dans les années 1993-1996, j’ai croisé plusieurs de ses membres, gardiens, gradés et officiers, qui, pour certains, peu nombreux, m’expliquaient qu’ils allaient jusqu’à mettre le feu aux véhicules dans certaines cités (Saint-Denis, Montfermeil), histoire de réchauffer l’ambiance qu’ils jugeaient trop calme;
- le MIL a eu un président d’honneur (en 2005) qui s’appelait N.S;
- quel policier de terrain un peu sérieux (et surtout intellectuellement honnete) peut affirmer : jamais je n’ai vu de telles pratiques (en MO ou en violences urbaines);

 

puis

 

Les éléments violents, et surtout le gars qu'on voit donner le coup de pied dans le type me semble toujours aussi

louche.

 

D'abord sa tenue, bombers, rangers, il n'est pas habillé en BB, et surtout les gestes qu'il fait ensuite qui semblent être tout sauf amateurs, les gens qu'il essaie d'éloigner ne sont pas des flics en civil ou des crs, mais bien les manifestants qu'on voit à coté au milieux de la rue.

 

Un type casse une vitrine, bien filmé par reuters d'ailleurs, un homme tente de s'interposer, une troisième personne arrive de nulle part, donne un coup de pied dans celui qui s'interpose, et sème la confusion. Un quatrième type arrive et pousse la personne qui s'interposait.

 

Immédiatement une escouade de types se précipitent sur le casseur et le type qui s'interposait. Il prenne à parti celui qui s'interpose. On ne voit plus correctement ce qu'il se passe ensuite. Le type du coup de pied agit tout d'un coup "étrangement" et tente d'empêcher les manifestants et les passants d'intervenir en brandissant sa matraque. Il s'exfiltre ensuite immédiatement, et le casseur, ainsi que le quatrième type qui a poussé le monsieur disparaissent.

 

En concordance avec les témoignages et ce que j'ai vu moi même à Bastilles, cette petite bande de casseurs, me semble franchement très louches, ni BB, ni anarchistes, ni racailles... qui étaient ils ?

 

De plus ses images ont été diffusés immédiatement après sur tf1, coupées de la partie étrange justement, ou le gars avec sa matraque empêche le casseur d'être pris à parti et lui permet de s'enfuir, ce qui est franchement étrange. Par contre notre ami le casseur lui ets bien visible bien filmé.

 

puis :

 

En fait si c'était un blackbloc, "normalement" il devrait être habillé intégralement en noir. La plupart des nanars de cette manif que j'ai vu étaient... bien plus identifiables vestimentairement, et capilairement aussi ;) ..

 

Mais tu n'as pas tord si tu regardes la vidéos en entier, puis la vidéos d'interpellation, tu remarquera que les flics en civils ont tous le même look, bomber/capuche/sac a dos... voir même bien cailleras/hooligans comme les derniers dans cette vidéos.

 

Moi je dit surtout que ce gars là précisément est un peu trop "martial" dans ces gestes, dans ses attitudes, et sacrément intelligent et rapide dans sa réaction envers les autres manifestants pour ressembler à n'importe quel autre manifestant.

 

 

Donc ce sont des flics en civils, qui se sont fait accompagné de cameramans pour filmer des violences inacceptables et justifier ainsi la repression sur toute la France. Et surtout pouvoir dire : nous maintiendrons l'ordre. Comme déjà le canard l'avait montré.en 2009.

 

Et pendant ce temps, les arrestations de jeunes lycéens continuent. Certaines sont à invalider d'office si elles ont été ainsi provoquée par la police. LIBEREZ NOS CAMARADES.

 

Alors moi, plutôt que de manger du poulet, je vais chanter avec gros "chicken" jah fakoli :

 

Ils allument le feu, ils l'activent. Et après, ils viennent jouer aux pompiers


 

et aussi QUITTE LE POUVOIR

 


 


 

Publié dans Gouvernement Sarkozy

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valentini 25/10/2010 14:07



 


Derrière l'apparence des lois, quel désordre bonhomme?


 


Nul n'ignore que le politicien français (en matière d'élections, un grand professionnel, la politique est un métier, la démocratie a un prix, etc.), pour peu
que quelques événements perturbateurs le rappellent manu militari à sa propre identité, le peuple, un
souverain qu'il double, pur amour du risque, avec ou sans mandat, a le pouvoir d'exprimer une appartenance forte, démontrant ainsi une intégration sans faille, par des saillies
spirituelles du genre: la France appartient aux honnêtes gens qui veulent pouvoir travailler librement.


Et pas un de ces solides, pourtant animés par le grand frisson de l'honnêteté, qui ne se retournent à l'instant pour le corriger, mais non! Nous ne sommes pas des fonds de pensions
anglo-saxons, des Saoudiens de palace, dans le voisinage desquels campe la famille Ben Laden, des poissons rouges géants (de Chine), repeuplant le vieux-port, des ploucs natifs du
village global qui causent actions, sensualité, nous sommes les rennes dociles du Père Noël, derrière nous l'herbe exotique part en fumée, à cause des joujoux qui y pleuvent par
milliers.


Mais comment ceux qui essuient leurs pieds bottés et crottés dans la tombe du travail mort, aurait assez d'esprit et, par le fait, de légèreté, pour adresser un tel pied-de-nez,
annonçant un changement de cap! Lestés comme ils le sont, d'un sérieux aplomb, ils ne peuvent qu'accoucher, tout au plus, en un vague mouvement tournant, aussi insondable que scélérat, d'un
capitaine des péninsules industrielles, commerciales et financières, se pavanant, bras dessus, bras dessous, avec la liberté, et entonnant bizarrement ce refrain: le silence est d'or!


 


Et c'est justement sur ce fonds inaliénable, valeur-refuge, par temps événementiel, plein de troubles et obscurités, que l'un des miroirs les plus fidèles du prince-président, sans doute
l'une des ses parties intimes réincarnées, car il en a, il en a, réitère, à sa manière, l'ancien baptême du feu républicain: la France n'est pas l'Afghanistan! Comprendre ipso
facto qu'elle ne sera pas l'otage des talibans de toute nature qui cassent et pillent. Nous admettons sans discuter cette dialectique négative de pacotille, qu'on pourrait
résumer, sous des dehors cartésiens, de la façon suivante: Dieu est, parce que Désordre existe!


Cependant, comme cet être, toujours à l'écoute, a des mines de devoir-être, qui le posent, un tel dédoublement (psy citron?) aboutit
fatalement à la création d'un double fond dont se targuent tous les charlatans de la cinquième république: la sagesse populaire. Une sorte de soupe primitive et
primordiale, dans laquelle on peut lire des équations, on ne peut plus libérales, du genre: le droit de grève n'est pas le droit de casser, le droit de manifester n'est pas le droit
de voler, etc. A la bonne heure, une France au moins qui n'est pas née du cerveau d'Einstein, mais d'une cuisse aussi martiale que porteuse de valeurs aussi raffinées que civilisatrices. Et
l'hypocrite médiatique des services, d'embellir l'image, en seconde lecture, une fusée patriotique: Bénie, soit-elle, ma France!


Oyez, marauds, fripons, il y a des cathédrales invisibles! C'est, en passant, sur le pont de l'Alma que vous pourrez contempler leur côté positif. Cela dit, et qui vous évitera les embarras d'une
prise d'otage, sans parler de pénurie, toutes choses qui sont, comme le casse-croûte élyséen, à toute heure, le nombre de zouaves, en France, par mètre-carré médiatique, ne cesse de croître.
Serait-ce là, la preuve que dieu n'est pas mort! En attendant que les nouveaux pisse-vinaigres,
amateurs de vie bonne et réussie répondent à la question par excellence, dans la mesure où, et ce n'est pas rien, elle exclut toutes les autres, rappelons cette chose, la seule qui
importe: haut-fonctionnaires et traders pillent, cassent et délocalisent à tour de bras, c'est la faute à Marché, ils travaillent paisiblement au nez et à la barbe de la police. Ces
gens-là n'ont pas attendu, trente ans, le feu vert d'un perroquet de commissariat, pour désacraliser la fonction publique.


 


Jeunes casseurs et pilleurs à l'occasion, souviens-toi que tu es prolétaire d'abord!


Et que ton étoile cousue au coeur, c'est le genre humain.


 


Pas de paix pour les classes capitalistes et leurs agents!


Capitalistes, hors de France!