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Controle des populations

Mardi 2 janvier 2007
Les articles de la rubrique :

Le Progrès, évolution ou construction ?

Comment l'idéologie du progrès est au service de la construction d'un système totalitaire et de la domestication de l'homme. Où l'on parlera de progrès social, de domestication, de l'eugénisme, du darwinisme et de leurs rapports avec le New Age ou Novus Ordo Seclorum.

After Sangatte

Quand une militante bretonne part à la rencontre des immigrés restant à Sangatte après la fermeture du centre. Un reportage édifiant sur la situation des étrangers en France et les agissements de la police.

Rafles devant les écoles et les distibutions de repas des restos du coeur

Deux communiqués de RESF pour dénoncer les rafles de la police Sarkozienne, avant qu'il soit élu président.

Histoire et but des "papiers"

Un petit historique des papiers d'identité, pour montrer que leurs objectifs ne sont pas forcement ceux que l'on imagine.

IBM calls for global identity System

IBM, demande à ce que l'on nstalle un système global d'identification des personnes. A mettre en relation avec les deux articles ci dessous.

IBM et l'Holocaust

Un livre écrit par Edwin Black met en cause la fourniture de materiel informatique par IBM au IIIe Reich. Ces machines servirent à une gestion efficace du travail des prisonniers et à retrouver rapidement les juifs préalablement recensés.

RFID et Puce Verichip

Code barre pour les humains ou marque de la bête ? La puce sous cutané Verichip est déja commercialisée et certains se la sont déja fait implanté. Le moyen du fichage absolu.

Par Antoine
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Jeudi 1 février 2007
Le Ministère de l’Education Nationale met en place dans les écoles un traitement automatisé de données à caractère personnel “ Base élèves 1er degré ”.

Son objectif est « d’apporter une aide à la gestion locale des élèves, d’assurer un suivi statistique des effectifs d’élèves et de permettre un pilotage et un suivi des parcours scolaires des élèves ».

Pourtant en regardant de plus près les données de la base :
nationalité, résultats scolaires, suivis RASED, langue et culture d’origine, absences, intervenants éventuels, situation familiale, santé, date d’entrée en France, ... Un bon fichier policier en bonne et dû forme.

Remarquons le peu de publicité autour de ces sujets. Est ce réellement un choix démocratique, ou bien simplement une technique imposée pour son efficacité ? As t-on demander aux parents leur avis sur le fichage policier de leurs enfants ?


La loi de “prévention de la délinquance”

« Les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d’enseignement supérieur sont chargés de transmettre et de faire acquérir connaissances et méthodes de travail. Ils contribuent à favoriser la mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d’orientation. “ Ils concourent à l’éducation à la responsabilité civique et participent à la prévention de la délinquance. ” Ils assurent une formation à la connaissance et au respect des droits de la personne ainsi qu’à la compréhension des situations concrètes qui y portent atteinte. [...] »

La prévention de la délinquance. Quand on se souvient du projet de la dépister chez les enfants de 3 ans ...

Ce projet vise à transformer les enseignants en auxiliaires de police chargés de dépister les enfants "anormaux". Le fichier informatique permettra tout à fait de catégoriser les enfants et leur scolarité, afin de permettre un choix "mieux
 adapté" des établissements. En fait permettre aux établissement de renom de trouver le plus efficacement possible les meilleurs élèves.

LDH Toulon non au fichage généralisé des enfants !
Par Antoine
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Vendredi 16 février 2007
Edité le 24.06

 

JE VEUX MA PUCE
envoyé par dede_maduze

Extrait d'un journal de France 2.


Puces RFID et Verichip


Beaucoup d'avantages sont mis en avant pour promouvoir que chaque être humain soit affublé d'un code barre électronique : sécurité du commerce éléctronique, retrouver les skieurs dans les avalanches, accès à des zones sécurisées, simplification à l'extrême des démarches administratives et des contrôles d'identité, qui seront alors d'autant mieux acceptés qu'ils deviendront invisibles.

Cepandant cette idée porte en elle même le germe d'un projet de société inquietant. On pense toujours, ce n'est pas très grave si je suis un peu surveillé, je ne fait rien de mal. Pourtant, que tout le monde soit suivi en permanence et que la vie privée soit informatisée dans des fichers de plus en plus interconnectés, cela devient un problême.

On pourrait rappeler par exemple les archives de la STASI, ou encore les premiers recensements informatisés qui eurent lieu en Allemagne dans les années 30.

Plus recemment  cette volonté de controle permanent est liée à un nouveau modèle social, ou tout le monde est "intégré" dans une structure très hierarchisée,  "gérée" de la manière la plus "éfficace" par le système informatique, merveilleux outil de contrôle social. Une utopie moderne.

Les puces RFID

Comme le montre le deuxième reportage, la société VeriChip met en service des implants sous cutanés équipés de puces RFID.

Ce sont des puces contenant un système electronique relié à une antenne radio.

Le composant electronique comporte un numéro d'identification unique à 16 chiffres qui peut être consulté à distance par un lecteur approprié. Le but de ce composant est de permettre l'identification rapide de l'objet auquel il est attaché.

L'antenne radio emet en permanence des ondes qui permetent de lire ce code d'identification à distance.

La distance de lecture varie suivant les projets. On nous promet par exemple que la future carte electronique d'identité ne sera lisisble qu'a quelques centimètres par les policiers. En revanche d'autres projets, comme les supermarchés sans caissière avec inventaire automatisé semblent impliquer des distances de lecture bien plus importante.

On parle dans cet article d'une distance de lecture de 5m, ce qui suffit largement pour analyser tout ce qui passe sur un trotoir, une place, un couloir de metro, etc ...

Plus de données techniques dans cet article.

RTLS la localisation en temps réel


Les projets Real Time Locating System visent à integré puces, lecteur et serveurs informatiques dans un package permettant de suivre à la trace tout ce qui se passe dans un batiment.

L'idée sous jacente est la visualisation informatique du monde réel. Ainsi un supermarché peut visualisé en temps réel l'ensemble de son inventaire et eventuellement ses clients, par exemple en equipant les cartes de fidelité de leur propre puce RFID.

Ce qui permet aux ordinateurs de voir les objets, les animaux et les êtres humains, les identifier et enregistrer leur présence, comme elles permettent de de "tracer" les animaux actuellement.

Ainsi quand vous entrerez dans un bus, le bus et la centrale de bus saurront immédiatement que vous y êtes. Quand votre enfant est à l'école il peut être suivi par sa carte d'étudiant, comme c'est déja le cas au Japon.

L'entreprise VeriChip, qui propose les puces pour humains travaille avec d'autres sociétés au projet RTLS, systèmes de localisation en temps réel, qui devrait permettre à terme le suivi par satellite. Le but est de mettre en place un système de localisation à l'echelle de la planète permettant le suivi de tout les objets, les animaux, les objets virtuels (mails, transferts, appels, ...) mais aussi des humains.

Base de donnée


Pour pouvoir mettre en place ce projet gigantesque de contrôle total il est nécéssaire d'avoir un nombre d'identifiants monstrueux, permettant à chaque boulon au monde d'avoir son propre tag. D'où la mise en place des adresses IPv6, qui permettent de disposer d'environ 3,4 × 1038 adresses, plus de 667 millions de milliards d'adresses par millimètre carré de surface terrestre.

On imagine qu'au commencement, chaque entreprise aura des bases de données permettant d'identifier et de regrouper les informations autour de chaque identifiant.

Au fur et à mesure de l'interconnection des bases de données (chaque entreprise voulant partager avec ses fournisseurs et clients les informations), se mettra en place une identification globale de tout les objets pucés.

D'ailleurs certains telephones portables sont déja équippés de lecteur RFID afin que chacun puisse se transmettre les références d'un objet. Pour ceux qui ont jouer à des MMORPG, les liens pour se passer les caracteristiques d'un objet vous sont déja familier, illustrant parfaitement l'integration  virtuel/reel.

Il est interessant de projeter ces avancée d'un point de vu social. En ce moment nous sommes tous identifiées dans differentes bases de données suivant les services auquelles nous sommes abonnés.

Tout d'abord notre état civil et notre compte en banque, ce qui concerne aujourd'hui quasiment tout le monde.

Par les systèmes de carte RFID dans les transports en commun, Navigo à Paris, ce service à Helsinski, ou les abonnements au télépéages, nos deplacements sont également surveillés.

Les projets en cours sont le dossier médical informatisés qui contiendra toutes les informations très privées liées à notre santé. Celui-là servira d'ailleurs très surement à la propagande visant à faire accepter l'ensemble. On imagine les nombreux avantages en cas d'accident par exemple. Mais il est etrangement en rapport avec le projet de carte d'identité biométrique, qui permettront d'indetifier à coup sûr chaque individu, passant du principe declaratif (je suis Untel, voici ma carte) au principe de preuve (je suis Untel, vérifié mon ADN).

L'integration se fera petit à petit dans une base de données concernant tous les individus sur l'ensemble de la planète.

IBM, à la pointe de ces projets, demande d'ailleurs à ce que soit mis en place un système global d'identification sous l'égide de l'ONU.

Verichip, la puce implantée sur les hommes


L'implantation se fait sans douleur par une opération très rapide qui ressemble à un vaccin.

Chaque personne humaine sera donc affublée d'un code barre electronique, comme l'on est en train de le mettre sur les animaux domestiques aujourd'hui.

Ce sytème qui se met en place se propose sous ses meilleurs atour, comme ici à l'hopital de Nice. Ou encore le site d'IBM.

Or l'on sait que
IBM avait travailler avec le régime Nazi, pour mettre en place le recencement de la population d'Allemagne. Ce recensement permis entre autre une gestion efficace du travail des prisoniers politique, puis pour retrouver rapidement les populations vouées à l'extermination. Cette gestion reposait à Auschwitz sur le tatouage d'un numéro d'idenfication sur le bras des juifs.

Comment faire pour que chacun accepte d'être ainsi suivi à la trace, fiché dans des bases de données, etiquetté comme du bétail ? Et bien tout simplement en étant habitué à l'idée petit à petit. Cette puce Verichip ne fera que reprendre toutes les informations qui sont déja fournies aujourd'hui par notre carte bleue ou notre telephone portable.

Cependant lorsque l'integration totale de ces données sera effectuée, les moyens pour un gouvernement global et une architecture sociale totalitaire seront mis en place. Comme dit Gandhi, l'arbre est dans la graine. Si la graine (les moyens) est mauvaise (repose sur le fichage permanent), n'esperons pas qu'un super ensemble de lois bien pensantes en feront un arbre correct (une société libertaire, ou liberale, c'est selon, enfin libre quoi).

Aujourd'hui le système économique est très inéquitable et les règles du jeu sont plutôt malhonnetes (crédit, taux d'interets, ...) et font que l'argent se concentre de plus en plus entre quelques mains.

Mais la solution proposée par tous ceux qui s'interesse au rôle de la monnaie, aussi bien les pontes de la finance internationale que les "contestataires" (PCF, ecosocietalisme, ...)  proposent pour remplacer ce système une monnaie mondiale unique, uniquement éléctronique.  Ainsi plus d'échanges "libres" qui engendrent le marché noir et la délinquance financière (alors que celle ci passe uniquement par les banques et des entreprises de blanchiment officielles style Clearstream). Mais tout se fera sous contrôle informatique.

D'où la nécessité d'un système d'identification optimale des humains, que tout le monde devra accepter. Au lieu d'être libéré de l'emprise économique, on sera définitivement  sous contrôle des banques. Le remède se révèle pire que le mal qu'il devait guérir : il le perfectionne.

Or voilà ce qui est écrit dans le livre des Révélations, chapitre 13 :

 13:11 Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d'un agneau, et qui parlait comme un dragon.
13:12 Elle exerçait toute l'autorité de la première bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie.
13:13 Elle opérait de grands prodiges, même jusqu'à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes.
13:14 Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu'il lui était donné d'opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l'épée et qui vivait.
13:15 Et il lui fut donné d'animer l'image de la bête, afin que l'image de la bête parlât, et qu'elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent tués.
13:16 Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front,
13:17 et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom.
13:18 C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête. Car c'est un nombre d'homme, et son nombre est six cent soixante-six.

Quand tout le monde sera fiché plus badgé de manière irreversible, cette prophétie sera réalisée.

Je comprends que beacoup d'entre vous ne sont pas croyants et que ces citations peuvent énerver ou amuser certains d'entre vous. Seulement il faut prendre en compte que ce texte là fut écrit aux alentours de l'an 100 et qu'il précise bien que ceci aura lieu dans les temps futurs. Et que c'est justement ce qui est en train de ce mettre en place.

Que vous croyez ou non, je vous incite très fortement à toujours refuser ce genre d'implant. Quand on vous l'imposera, vous repenserez à ce texte.

D'autant plus que cet implant est dangereux pour la santé :

Les puces RFID provoquent des tumeurs dans l'organisme (source).
La microchip possède une pile au lithium qui, une fois brisée, provoque une plaie douloureuse et remplie de pus, on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec la Bible. (Ap. 16 :2) : " Le premier (ange) s'en alla et versa sa coupe sur la terre. Un ulcère malin et douloureux frappa les hommes qui portaient la marque de la bête et qui adoraient son image ".


Documentation

En français :


En anglais :

Il existe aussi un livre : "Sous l’oeil des puces : La RFID et la démocratie", dont on parle sur le site contre info, et même sur le site des echos.


Voir aussi  :

Alerte à Babylone
  

IBM calls for global identity System


Banques - Attention au remède !

Par Antoine
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Dimanche 18 février 2007
Blog Deconstruire Babylone

IBM Calls For Global Identity System


By Vivian Yeo
ZDNet Asia
11-10-5

traduit librement en français.

Selon un cadre superieur "Global service" d'IBM, des standarts internationaux assurés par une agence de l'ONU sont nécéssaires pour rendre cohérent le bazard international de la vérification d'identité.

Le besoin grandissant d'un système rapide et fiable pour verifier les identités provoque l'appel d'une agence international adequate par  l'industriel informatique.

Le royaume de la verification identité et du contrôle d'accès ( IAM identity and access management) se met en place au fûr et à mesure que des nations comme les USA et le Rouyaume-Uni augementent leur utilisation de biométrie et autres technologies d'identification avec les cartes d'identité, les contrôles aux frontières, sans oublier les comptes bancaires et les systèmes de santé.

Derrière les gouvernements, "essayant de créer une mosaïque selon leurs désirs question management d'identité", une coopération plus large au niveau international est nécéssaire pour établir un langage commun et des standards, affirme Carl Slemp, vice-président et ledar global pour les srvices "sécurité et vie privée" chez IBM Global Services. Ce langage commun pour échangé les "informations d'accès utilisateur" existe déja dans les Id Athentification Management.

"Les gouvernements ont une énorme responsabilité en la matière, parcequ'ils ont la responsabilité finale en ce qui concerne les citoyens, et, selon les pays, la responsabilité concernant le "business" et le e-commerce", affirme Slemp.

On pourrait en faire beacoup plus pour exploiter cet environement ajoute Slemp. Ainsi pendant une urgence médicalel'identité d'un medecin etranger et d'un patient visisteur doivent être établi rapidement et surement, afin d'administrer le bon traitement.

Ce qu'il manque actuellemnt, note-il, c'est une troisième partie pour athentifier en toute confiance. Celle ci est inconsistente ou incomplète dans les pays individuels et aucun standarts n'émergent ni aucune cible.

Slemp pense que c'est actuellement le bon moment pour établir une instance globale qui considerera les interêts de chaque pays et  mettra en place une fondation unique que les pays construiront au fûr et à mesure de leurs besoins.

"Il y a des organisations qui collaborent en permanence sur ce sujet et des sujets semblables qui dépassent les frontières. Ce serait grandiose que l'ONU ai un processus pour partager des informations et créer des groupes de travailpour essayer et instaurer des standards à travers de multiples juridictions. Ce que je ne sais pas, c'est quel en serait le nom."

...

Entre nouvel ordre mondial et IVe Reich le coeur d'IBM balance. Selon ce que l'opinion sera prête à accepter en échange de l'illusion de paix. C'est une belle représentation de la pseudo-neutralité de la technique. Avec le "multimedia", on a réussi à faire oublier que les ordinateurs servent avant tout à gérer efficacement le recensement et à dispatcher les gens la où la machine à besoin d'un rouage supplémentaire. C'est avant tout un outil de contrôle, qui réussi l'exploit de nous faire placer nous même une caméra de surveillance à domicile reliée au réseau.
Par Antoine
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Jeudi 22 mars 2007

Edit 01.04.07 : Vous pouvez consulter le lien proposé par K'tch :  La machine de Guillauté, "pour comprendre que les papiers ne sont que la partie visible d'un système dont la logique est aussi dans le fichage."

Cet article fait suite aux deux communiqués de presse de l'association RESF qui racontent des interventions de la police à Paris pour interpeller des "sans-papiers". Les conditions dans lesquelles celle-ci se permet d'intervenir ont de quoi faire peur.Mais le problème derrière cette histoire de papiers, dépasse largement la simple question de la misère du monde qu'on acceuillerait.

Voici les étapes dans l'ordre chronolique de la mise en place des papiers d'idenitité. Leur but principal était toujours le contrôle social, qui justifiait le contrôle des deplacements des populations à risques.

1. Au XVIIe siècle :

 Le paseport apparut en 1724 et fut réservé aux vagabonds, puis, à partir de 1765 et jusqu'à la Révolution, les artisans ne peuvent sortir du Royaume sans passeport, afin de protéger les secrets des fabrications françaises.

En 1792 fut institué un nouveau passeport pour se déplacer à l'intérieur du Royaume, qui en 1795 devint obligatoire pour voyager en dehors de son Canton ; il n'était délivré, pour de strictes raisons, qu'aux citoyens ayant prêté serment civique, et devait être visé par le comité de section le plus proche lors de l'arrivée à destination.

Ces papiers servent essentiellement au contrôle social et visent d'abord les classes populaires. Le but est déja à l'époque de restreindre les mouvements de populations. Sans que ne se pose de problèmes d'immigrations, l'important est de surveiller les mouvements. Ce qui se confirmera plus tard.

2. Le Livret ouvrier

En 1803 fut institué par Napoléon le Livret ouvrier, afin de restreindre la libre circulation des ouvriers en France.

Tout ouvrier voyageant sans livret est réputé vagabond et condamné comme tel. Il ne peut quitter un employeur qu'après que celui-ci eut signé un quitus sur le livret, la signature devant être certifiée par une autorité, et ne peut quitter une commune sans le visa du Maire ou de la Gendarmerie, avec indication du lieu de destination.

L'employeur doit inscrire sur le livret la date d'entrée dans l'entreprise puis la date de sortie, et indiquer que l'ouvrier le quitte libre de tout engagement.

La perte du Livret interdit de travailler et de quitter la commune du dernier domicile, jusqu'à obtention d'un nouveau livret.

Le livret concerne encore une fois les classes populaire, en plus du contrôle des déplacements, le livret sert aussi à controler la force de travail pour l'industrie.


http://alaincaduc.chez-alice.fr/livret.htm
http://www.1789-1815.com/livret_ouv.htm
http://napoleontrois.free.fr/site/index.php?2007/02/17/201-napoleon-iii-se-veut-lempereur-des-ouvriers

3. Les machines Hollerith en Allemagne nazie

L'utilisation des cartes perforées en Allemagne dès 1933 pour controler la population.

D'abord utilisées pour le recensement de la population, puis pour dispatcher le plus efficacement possible les prisonniers vers les camps de travail, elle permettront la grande éfficacité des rafles de juifs dans les pays où elles sont mises  en pratiques.

Produites, vendues et programmées par IBM, elles seront la clef de voûte de l'expansion allemande en Europe.

Voir aussi IBM et l'Holocaust et IBM calls for global identity System.


4. La carte d'identité

La première carte d'identité a été créée en septembre 1921 par le Préfet de police du département de la Seine, Robert Leullier, qui institue une "carte d'identité de français". La carte remplace l'ancienne pratique qui exigeait la présence de 2 témoins pour de nombreuses démarches afin de limiter les fraudes et de faciliter les contrôles de police et administratifs.

Sa généralisation date du 27 octobre 1940 où le Maréchal Pétain décrète que "tout Français de l'un ou de l'autre sexe, âgé de plus de seize ans, ne peut [désormais] justifier de son identité (...) que par la production d'une carte d'identité, dite 'Carte d'identité de français'" dans la vague des mesures de contrôle de la population par l'Etat français. A partir de 1942, la mention "Juif" est apposée, le cas échéant. La carte d'identité est effectivement délivrée et généralisée à partir de 1943.

Comme de nombreuses autres loi, elle n'a pas été abolie après-guerre. Elle a été amendée par décret en 1955, qui institue « une carte nationale certifiant l'identité de son titulaire [avec] une durée de validité de dix ans ». Elle était à l'époque considérée comme un moyen de contrôle des français d'Algérie.

Une nouvelle carte, appelée INES (Identité Nationale Électronique Sécurisée), a été lancé en 2003 par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. INES fait appel à la biométrie. Suite aux nombreuses résistances auquel il a donné lieu, le projet INES est actuellement suspendu et le restera au moins jusqu'aux élections présidentielles de mai 2007.


Maintenant tout le monde accepte l'idée qu'il est nécéssaire d'avoir des papiers pour justifier de qui on est. Cette mesure qui servait d'abord à ficher les milieux contestataires, fût ensuite proposée facultativement pour faciliter les démarches administratives. Pour finalement devenir obligatoire grâce au régime de Vichy. Maintenant c'est un délit de ne pas avoir de papiers.

Les implants sous-cutanés Verichip sont maintenant proposés pour rendre service, dans quelques années ils deviendront obligatoires.

Cette étape de criminalisattion des sans papiers est une étape psychologique nécéssaire pour pouvoir criminaliser plus tard ceux qui refuseront de se faire pucer.

Arretons donc ces discours nauséabons sur le droit qu'ont ou n'ont pas les humains de se déplacer sur terre, sur les capacités de l'occident à assimiler les immigrés venant de ces pays que nous exploitons et dans lesquels nos dirigeants dirigent des guerres pour assurer les "interêts de la France".

Vous connaissez certainement cette histoire :

Ils sont venus chercher mon voisin juif, je n'était pas juif, je n'ai rien dit.
Puis ils sont venus chercher le communiste, je n'était pas pour ses idées, je n'ai rien dit.
Quand ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour me défendre.
Par Antoine
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Jeudi 22 mars 2007
Deux communiqué de l'associations RESF

DEVANT LES ECOLES


COMMUNIQUE DE PRESSE RESF PARIS
Paris le 20 mars 2007

Répression et chasse aux étrangers : un pas a été franchi.

Hier et ce soir, des incidents graves se sont produits lors de rafles effectuées dans nos quartiers à Paris.

Lundi 19 mars en fin de journée, nous avons assisté, révoltés, à une tentative d'arrestation devant l'école maternelle Rampal d'une dame venue chercher une petite fille à la sortie de l'école. Malgré l'intervention des parents présents, et celle d'enseignants, les policiers ont fouillé et interrogé cette femme, prenant de haut les protestations, devant les enfants et parents traumatisés. Ils l'ont ensuite emmené pour une destination qu'ils n'ont pas voulu préciser, laissant la petite fille désemparée...

Suivis et à nouveau "interpellés" par des parents de façon véhémente, les forces de l'ordre ont fini par relâcher leur proie plutôt que de provoquer une émeute. Cet incident a eu lieu lors d'une énième rafle dans le quartier de Belleville.

Ce soir, mardi 20 mars, au même endroit, après plusieurs allers-retours dans le quartier, les policiers ont finalement assiégé un café (situé à l'angle de 4 écoles, les écoles Lasalle et Rampal), et y arrêtant, notamment, un grand-père de 2 enfants scolarisés aux écoles Piver et 77, bld de Belleville. Après l'avoir été maintenu dans le café pendant plus d'une heure, la police décidait d'embarquer ce grand-père juste avant la sortie d'école de 18h. Les parents d'élèves, des enseignants, les militants de RESF et les habitants du quartier tentaient d'intervenir. La réaction des policiers fut immédiate : ils cherchaient violemment à disperser la mobilisation, n'hésitant pas utiliser la violence physique et un peu plus tard à asperger la rue de gaz lacrymogène. Les parents présents aux sorties d'écoles, avec leurs enfants et leurs poussettes, atteints par les puissants gaz lacrymogènes, se réfugiaient dans l'école élémentaire Lasalle pour fuir cette scène particulièrement traumatisante. Le grand-père a finalement été emmené dans un commissariat du 2ème arrondissement.

Quelque temps après, les rafles se poursuivaient à Goncourt et à la rotonde de Stalingrad. Non contents d'augmenter la cadence des contrôles au faciès, parfois en dehors de tout cadre judiciaire, les fonctionnaires de police ont donc choisi cette fois de violer le dernier refuge des valeurs de la République, à savoir l'école.

Le Préfet de Police de Paris aurait tort de sous-estimer la colère grandissante que provoquent ces procédés iniques et circonstanciels dans les quartiers dits "populaires". La peur cède peu à peu à la détermination d'y mettre fin, on l'a vu ce soir.

Nous partageons cette détermination. Le procédé de rafle est en lui-même odieux parce qu'il bafoue l'ensemble des droits fondamentaux des personnes humaines. Et doublement insupportable quand les institutions de la République sont elles-mêmes visées.

Nous rappelons aussi les garanties données à RESF à deux reprises pendant l'été 2006 (le 5 juillet et le 27 juillet) par la Préfecture de Police : qu'il n'y aurait pas d'interpellations dans et aux abords des établissements scolaires. Désormais, devons-nous tenir pour caducs ces engagements ?

LES RESTOS DU COEUR SERVENT-ILS D'APPAT A LA POLICE DE SARKOZY ?

COMMUNIQUE DE PRESSE

31 janvier 2007

Hier soir, mardi 30 janvier vers 19h, une rafle commence sur la Place de la République, les fourgons (de 8 à 10 au départ selon les témoins) sont placés côté 3° arrondissement, les policiers, trois par trois, contrôlent les identités dans le métro et aux sorties. Contrôle ciblé des personnes « visiblement étrangères ». Alertés, une trentaine de militants du Réseau Education Sans Frontières et d?ailleurs se rend sur place. Discussion avec les forces de l?ordre, slogans solidaires avec les sans papiers, bousculade au moment du départ du dernier fourgon rempli de sans papiers, arrivée des maîtres chiens pour faire dégager les empêcheurs d?arrêter en rond. Une vingtaine, peut-être plus, de sans papiers a été arrêtée.

Une rafle comme on en voit plusieurs fois par semaine à Paris depuis le mois d?août ?
Oui, mais celle-ci a quelque chose de particulier.

Au même moment, sur le terre-plein central de la Place de la République, les restos du c?ur organisent une distribution de 400 repas, comme tous les mardis, jeudis et samedis à cet endroit. Les habitués de cette distribution arrivent en métro et sont contrôlés, embarqués. C?est comme pour les bêtes : l?appât au centre, les chasseurs en embuscade, les fourgons pour évacuer les prises. Cette rafle ciblée « clients des restos du c?ur » a été exécutée sur réquisition du Procureur de la République qui avait ordonné des contrôles entre 19h et 23h sur un périmètre comprenant la place de la République et ses environs.

Une « opération » du même ordre a eu lieu il y a une quinzaine de jours. Les forces de l?ordre s?étaient postées sur la place même, bien visibles. Ce jour-là les restos du c?ur n?ont distribué que 150 repas au lieu des 400 habituels.

Qui donne ces ordres ?

Le ministre de la chasse aux étrangers monte d?un cran dans le cynisme : toutes les rafles sont intolérables, celles qui prennent pour cible les gens qui ont faim sont immondes. Les plus démunis ont confiance dans les restos du c?ur qui depuis tant d?années leur apportent un peu de réconfort pendant l?hiver. Devront-ils demain renoncer à ces distributions de repas devenues trop dangereuses pour eux ?

Fin décembre, le Préfet de Police de Paris a eu une attitude digne en interdisant la distribution de soupe au porc organisée par l?extrême droite et destinée à trier les « bons pauvres » des « mauvais pauvres ». Laissera-t-il interdire les restos du c?ur aux sans papiers en transformant les lieux de distribution en piège ?


Signez la pétition nationale du RESF "Laissez-les grandir ici"
Par Antoine
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Jeudi 30 août 2007
Vu que moins de 47,3% (chiffre 1990) des ménages parisiens sont equippés de voiture, il est tout à fait logique , et démocratique, que l'on remmette en cause le monopole radical de la voiture sur les deplacements.

Succès important pour les Vélib'. Outre les chiffres indiqués plus bas, j'ai pu constater de visu hier que de nombreux veli'b étaient en circulation. Effet vacances ou début d'une vélorution ?

Dans l'article Les pièges du système technicien : démonstration par l’exemple des Vélo’V. étaient déja évoquée les problèmes que posaient les vélo'v à Lyon., et le choix de JCDecaux pour mener l'opération.

Il parait nécéssaire de rappeler ici que ce choix n'était pas le seul possible, puisqu'Orléans a choisi une filiale e la!  SNCF, sans contrepartie publicaitaire, et que ce choix est lourd de conséquences. Bien que celles-ci soient si largement et rapidement occultées qu'on se demanderai presque pourquoi il aurait fallu qu'il un débat public, voir une discussion contradictoire à la mairie de Paris.

Cependant , et contrairement à mon habitude, je vais essayer de temperer un peu mon propos par quelques points positifs, en partie grâce à la popularité duement constatée hier.

Les point positifs

Le véli'b

Ca fait plaisir de voir que ça marche ! Ma première impression hier en me baladant avec mon vélo, c'est que de nombreux vélib' sont en service. Donc beaucoup plus de deplacements à vélo. Et ça c'est en soit un très bon début pour changer la circulation à Paris. Dans combien de temps atteindrons nous la masse critique ?

J'avais déja pu profiter de la réaction d'un copain : c'est pratique. En effet pour beaucoup de trajets dans la journée, le véli'b va nous faire gagner du temps. Partir de ou rejoindre un coin mal desservi, éviter un changement de metro pour deux stations, pouvoir aller faire une course à midi, ou rejoindre des potes pour bouffer. Toutes ces petites situations où l'on voudrait bien avoir son vélo vont desormais prendre une autre tournure.

Et ce côté pratique va surement faire des adeptes qui vont peut-être un jour avoir leur propre vélo. Il faudra étudier le volume des ventes en fin d'année.

Le vélo en général

Sachant qu'en ville transports en commun, voitures et vélos ont en moyenne la même vitesse de 12 km/h, le vélo coutant le moins cher des trois, c'est lui le plus rapide.

En plus c'est de loin le moins polluant, avec le vélo, c'est votre propre énergie qui entre en jeu. Avec une pomme vous traversez Paris. Drolement efficace l'énergie métabolique.

Le vélo ne prend pas de place. Pour faire passer autant de personnes qu'en vélos sur une seule voie, un train en necessite 2, et les voitures 12.

Et le vélo c'est la liberté. Vous êtes autonome. Pas besoin d'infrastructure si vous avez un VTT, un simple chemin suffit pour la plupart des vélos. Pas besoin de payer quoi que soit pour rouler (un vélo d'occasion peut se trouver à 30€ et dure la plupart du temps toute la vie).

Pas besoin enfin d'autant de régulation et d'un code de la route omnipresent comme en voiture , la voiture tue, sans elle, plus de morts.  De là à dire que la voiture fait l'agent ...

Le vélo en libre service, c'est donc une très bonne idée, qui avait dès le départ toutes les raisons de marcher, et c'est tant mieux.

Cependant les modalités choisies par le maire laissent à désirer, et se révelent parfois des choix politiques pour le moins étranges et que personne n'évoque.

Comme si le succès obligé et sans surprise (ce n'est pas une première) de l'opération permettait à Bertrand Delanoé d'éluder d'avances ces différentes problématiques. Un peu trop contestataires un personnage si haut placé ?

La methode retenue

La publicité c'est la voiture

Faut-il écrire des lignes entières pour montrer en quoi la publicité combat le vélo ?
 
La publicité c'est la consomation, et a fortiori la voiture. Elle à réussit à faire de la voiture plus qu'un objet, un fantasme, un modèle de civilisation.

Comment justifier autrement que les français  dépensent selon l'INSEE,  4273 euros par an pour leur voiture. Soit avec un revenu annuel moyen de 18 603€ ( et median de 16 348€ ) 23% de leur salaire ( il me semble qu'à Paris on monte à plus de 30% ) . Inexplicable sans tout les mythes accrochés à la voiture. Une voiture neuve coûte en moyenne 7 mois de salaire (source ici).

Si l'on rajoute ces 23% de temps travaillé au temps de déplacement, il est douteux que l'automobiliste aille beaucoup plus vite qu'a pied, comme l'avait montré Ivavn Illich il y a plus de 25 ans. 

Donc comment l'homme moderne en est venu à accepeter ce marché de dupe ? Les courses poursuites au cinéma , et l'acharnement publicitaire me semblent être les principaux vecteurs.

Or cet accord va permettre à JcDecaux de doubler son offre publicitaire, par camions et affiches déroulantes :

Ensuite, un article des pages saumon du Figaro (2) du 12 juillet 2007, dans lequel le directeur de la stratégie du groupe Decaux, Albert Asséraf, vante auprès des investisseurs les termes de son accord avec la Ville de Paris. Selon lui, l’accord passé avec la mairie va permettre au numéro 1 mondial du mobilier urbain de doubler son chiffre d’affaires dans la capitale grâce à la possibilité d’installer des panneaux déroulants (de 30 à 60 millions par an).
Bellaciao : Vélib : la roue de la fortune pour Decaux ?

 

 


JC Decaux, un choix imposé ?

Quand on rentre dans le monde de l'argent et des interêts privés, tout se complique :

L'offre Cyclocity est lié au marché de l'affichage publicitaire urbain. Or, certaines communes de l'agglomération ont des contrats avec le concurrent direct de JCDecaux, Clear Channel qui dispose de son propre service de vélos, évidemment incompatible. L'extension du service vers ces communes semble bloqué à moins d'attribuer le marché de la régie publicitaire à l'opérateur JCDecaux. 

Wikipedia : Cyclocity (Bruxelles)

Le monopole, ici intrinsèquement lié aux interêts privés (comme l'illustre parfaitement l'histoire de Rockfeller) est tout fait à l'opposé de ce que demandait les doctrines libérales (l'état ayant même pour fonction d'empecher ceux-ci, d'où les mouvements anti-trusts aux états-unis).

Or il semble que le choix de l'entreprise JCDecaux est un choix assez constant pour les offres de vélo en libre service. Et entraine des choix économiques importants comme on le verra plus bas.

Cette association vélo-pub permet à JCDecaux de s'installer partout en évacuant la concurence.

Jamais l’afficheur ne s’est risqué à afficher le coût réel de son système. Et pour cause ! Là où il ne rencontre pas de rivaux sérieux, JCDecaux peut se permettre de proposer un système onéreux pour la collectivité (Aix-en-Provence : 3900€/an/vélo…), ce qui lui permet de baisser artificiellement le coût du système là où la concurrence se fait plus rude (Besançon : 285€/an/vélo). Cette pratique revient à interdire l’accès des PME à ce marché, qui ne peuvent rivaliser.

Qu’on se rassure : les recettes de la publicité ici, le coût du système artificiellement gonflé là-bas permettent à l’opérateur de respirer financièrement, de conserver les marchés du mobilier urbain qui étaient à deux doigts de lui échapper… et d’éclipser ses potentiels concurrents côté vélo, porteurs de modèles alternatifs.
Vélib’ à Paris ou Vélo’v à Lyon : à fond la pub

Y a t-il eu un véritable débat populaire quand au choix de ce qui serait fait et de qui le ferait ? Dès le début l'offre publiciatire fût la seule possible., écartant tous les acteurs qui n'avaient pas la fibre publicitaire, mais plutôt vocation sociale ou service public.

Qu'en est -il de l'intégration avec les communes périphériques ? De nombreux maires, dont Pierre Gosnat, maire d'Ivry sur seine, auraient voulu être associés au projet. Et se voient maintenant obligés de s'orienter vers le même acteur qu'à Paris. Il est d'autant plus dommage de ne pas avoir associé la banlieue que celle-ci est beaucoup moins bien desservie par les transports en commun.

"Nous sommes pour une extension du système, et nous l’avons signifié à l'entreprise Decaux", signale Laurent Lafon, le maire de Vincennes. Voilà bien le problème quand on évince le service publique. Il n'est pas question de travailler en communauté d'agglomérations, (sauf pour faire le Grand Paris, HS),  mais de faire signe à JCDecaux, pour essayer de l'interesser.  J'imagine donc l'interêt de celui-ci pour s'installer à Montreuil, commune voisine de Vincennes, où les revenus (et donc ceux de la pub) sont bien inférieur.

Chaque commune est donc portée vers le chacun pour soit, au dépend bien entendu des plus pauvres.

Le coût de ce choix

Déliberement JCDecaux a opté pour le maximum, des vélos hyper-tout, mais du coup très lourds, et très cher. C'est pas grave , c'est gratuit. D'abord c'est négligé l'aspect poid : d'autres offres présentent des vélos à 16kg plutôt qu'à 22, ce qui fait une différence importante pour celui qui pédale. D'autre part cette entreprise à un coût.

Pour Vélorution, le projet de JCDecaux n’est évidement pas vélorutionnaire mais complètement publicitaire. Vélorution défend un développement massif des moyens de transports non polluants et ceci dans une démarche globale de réduction de toutes les pollutions et nuisances liées aux autres modes de transports : gaz à effet de serre, pollution visuelle, appropriation de l’espace public, perte de convivialité, violence routière, etc.

Les vélos JCDecaux ne s’inscrivent clairement pas dans une telle démarche et contribuent, au contraire, à certaines des nuisances que Vélorution dénonce. Ces nuisances sont présentées comme la contre-partie de la gratuité des vélos. Pourtant, les vélos JCDecaux ne sont pas gratuits : ils sont facturés sous forme de manque a gagner sur la recette publicitaire pour la ville. Cet argent aurait pu être utilisé pour offrir un vrai service public de vélos en libre-service. Mais cela aurait évidemment demandé plus d’engagement, plus de transparence et plus de courage politique. Comme l’association l’a pourtant rappelé à plusieurs reprises : le vélo est une affaire trop sérieuse pour être confié à des publicitaires !

Eh bien, non ce n'est pas gratuit. La ville de Paris gagnera de l'argent en moins tous les ans, argent que JCDecaux se mettra dans la poche. Une astuce comptable, pas forcement rentable, mais completement opaque. Vous aller me dire la publicité de toute façon on n'en veut plus, on ne va pas pleurer sur ses revenus.

(...) lier la publicité et les vélos en libre service pose un problème de principe, puisque cela fait dépendre un service public des revenus de la publicité. Cela nous lie un peu plus aux afficheurs publicitaires qui peu à peu gagnent le terrain du mobilier urbain et ici des vélos. Cela pose le problème de l’exclusion d’autres acteurs - et je pense en particulier à ceux de l’économie sociale et solidaire - qui auraient pu répondre sur la partie vélo, mais qui sont forcément incompétents sur les affiches publicitaires. Ainsi l’agglomération d’Orléans vient de choisir EFFIA, une filiale SNCF, pour lancer en juin 2007 ses vélos en librer service. Il ne s’agit que de vélos, sans panneaux de publicité, c’est pourquoi ni Decaux ni clearchannel n’ont soumissionné. Cerise sur le gateau, les vélos d’Orélans pèseront 16 kg, alors que les parisiens feront plus de 22 kg. Comme quoi il est possible de faire sans publicité.
Vélorution : Réponse de Charlotte Nenner


Donc plus de pub. D'ailleurs il était question d'en profiter pour demander de la "pub dehontologique" ( la blague), ce qui evidemment est passé à l'égout (avec les couleurs).

un problème sur la question de la publicité : en effet, si on peut se réjouir de la baisse de 20% des panneaux d’affichage, cela va avec plusieurs contreparties : la principale est que tous les panneaux, y compris ceux de 2m² seront déroulants, entérinant ainsi en fait, un doublement du nombre d’affiches publicitaires (après un bref clacul, cela fait 60% d’affiches publicitaires en plus).

(...)

Enfin, nous avions voté un amendement au conseil de Paris, pour intégrer dans le marché, un contrôle préalable des contenus des affiches publicitaires, plus exactement il s’agissant de l’intégration des "règles déontologiques appliquées au contenu des publicités, sur le modèle des règles proposées par le BVP". Or dans le contrat, il n’est plus fait mention de ce point, anéantissant l’avancée qu’on aurait pu avoir. Je vous renvoies par ailleurs au voeu que je co-signe avec ma collègue Anne Le Strat, concernant les affiches apposées sur le domaine public et qui pourraient venir en totale contradiction avec la politique de la municipalité. Ainsi sur les panneaux MUPI implantés sur les trottoirs parisiens, rien n’empeche la diffusion des publicités pour une eau en bouteille qui dénigre ouvertement l’eau du robinet. Alors que la RATP et Metrobus ne se gènent pas pour ne pas afficher dans le métro des publicités trop choquantes à leur goût.

Vélorution proposait une étude sur le 18e d'un système qui couterait deux fois moins cher. (1150€ par an par vélo contre ~3000€ chez decaux), et qui aurait permis de lier les vélos avec un système de réinsertion sociale.

Mais également une attaque contre les autres acteurs du marché vélo, ne possedant pas eux la puissance financière que représente la pub.

Car VELI'B est la contre-partie de l'exploitation publicitaire pendant 10 ans, de 1.600 panneaux d'affichages municipaux." Conclusion optimiste du FIGARO : "DECAUX a au moins remporté déjà un pari : il a fait pousser dans la capitale, la plus grande salle de sport du monde à ciel ouvert. Ce tour de force a mis des bâtons dans les roues des loueurs de vélos. Ils ont vu chuter leur chiffre d'affaire de 20 %. Ca a aussi entraîné une diminution du nombre de courses des chauffeurs de taxis. 
Chronique de Françoise Gaujour


Mais les offres alternatives ne sont pas la panacé de JCDecaux, qui va encore nous rendre dépendant de cet effroyable microsoft :

Le système central comprend quatre briques principales. La première, en haute disponibilité, est un développement spécifique construit en technologies .Net de Microsoft (SQLServer...) et sert à tracer quel utilisateur a utilisé quelle bicyclette à quel moment ainsi que la validité des comptes.

Ainsi que des resaux telephoniques Bouygues et SFR. Bizarrement seul Orange reste hors jeu. Bizarre pour un marché publique , non ?

Les transmissions entre les bornes et le système central s'effectuent par réseau GPRS. JCDecaux a décidé d'employer deux opérateurs différents (SFR et Bouygues) de manière alternée : en principe, deux bornes proches emploient deux réseaux différents afin de garantir une fiabilité maximale au système. « L'emploi du GPRS, qui est suffisant pour nos besoins, évite l'installation de câbles téléphoniques sur chaque station. » confie Bertrand Kientz.
CIO-Online : jcdecaux-met-les-parisiens-sur-des-velos

On s'aperçoit donc que le choix publicitaire n'est ni neutre, ni gratuit, et qu'il transforme une possibilité de service public, moins cher et à usage sociale, en un produit couteux pour la collectivité, qui augmente notre dépendance envers des monopoles privés.

A travers ce choix finalement très politique, la mairie de Paris aurait pu faire du social, remettre au goût du jour le service public, les logiciels libres et choisir elle-même les acteurs et les moyens mis en place. Au lieu de cela elle offre les parisiens aux pires acteurs du marché, qui renforcent ainsi leur position de domination.

Le choix d'Orléans

Un autre vélo est possible !

Vélos SANS contre-partie publicitaire ! C'est possible
Libre-service vélos à Orléans sans contre-partie publicitaire

L’Agglo d’Orléans a choisi EFFIA pour lancer en juin 2007 son libre-service vélos. La grande nouveauté est que ce contrat est purement « vélos », sans aucun espace publicitaire associé. Ni JCDecaux, ni Clear-Channel n’ont donc soumissionné. Ce seront 300 vélos et 28 stations. Les stations couvrent tout le centre, dont la gare d’Orléans, avec une maille de 300 ou 400 m, et aussi la gare des Aubrais. Le système est classique : soit on est abonné à l’année (coût 15 euros, et environ 5 euros si on est abonné des TC), soit on prend sans délai une carte pour la semaine (3 euros, délivrée dans 8 stations). La première 1⁄2 heure est gratuite, la seconde coûte 0,5 euro, l’heure suivante un euro , et ensuite c’est 2 euros de l’heure. La caution, non perçue, est de 150 euros. Orléans estime atteindre rapidement 2000 locations par jour, soit 750 000 par an. Le contrat est incitatif : les recettes vont à l’opérateur, il y a des pénalités si des stations sont vides de vélos. C’est un premier
contrat de ce type pour EFFIA, qui a su mobiliser des personnes qui ont beaucoup contribué au lancement de Vélo’V à Lyon.
Le vélo est assemblé par Cycleurope : cadre alu, col de cygne, nexus 3 vitesses dans le moyeu arrière, dynamo dans le moyeu avant, un modèle à chaîne et un modèle à cardan, panier à l’avant. Le poids tout équipé est de 16 kg (contre plus de 21 à Rennes). La couleur n’est pas encore définie. A priori un bon vélo.
L’agglo estime que chaque trajet à vélo lui coûtera un euro, et justifie ce service en faisant le parallèle avec le coût des trajets en TC, qui est supérieur. L’agglo d’Orléans regarde deux autres mesures phares : un point de service à la gare d’Orléans, et des abris vélos sécurisés à chaque station de tramway. L’agglo affirme que ce libre-service est un des éléments de la chaîne de transports, en lien en particulier avec le train et le tram, et qu’il profitera à tous les habitants de l’agglo : il permet aux habitants de venir au centre en laissant leur voiture aux parcs relais du tram en périphérie, pour prendre ensuite dans le centre ces vélos.
Le démarrage supposera une bonne communication en faveur du vélo, et surtout la contniuation des mesures concrètes en aménagements et en limitation de la vitesse en ville.

Christian de Valence, Vélo-Cité 45, lu sur Velobuc

D'autres offres de vélos ont eu lieu, à Chaux-de-Fonds où encore Aveiro au Portugal, wikipedia : vélos gratuit en ville.

La liberté ?


Le vélo c'est la liberté, c'est d'ailleurs ce que voudrait faire penser l'appelation veli'b.

Le tout controle

Bien entendu l'offre nouvelle garde l'esprit du fichage permanent. Grace aux puces RFID, tout vos déplacement sont fichés, tout comme avec votre pass navigo. Pour peu que le vélo soit équippé d'une balise GPS, on pourrait même savoir par où vous passez. D'où les trois semaines pour valider votre abonnement et en faire un moyen d'identification personnel. quand le gouvernement à du remettre à plus tard la carte d'identité electronique et biométrique, quoi de mieux que ces pass RFID pour en faire accepeter le principe par l'opinion.

Grâce à Ingenico, déja coupable de la tentative monéo de transformer tout argent en monnaie electronique, toutes les transactions sont centralisées et archivées, avec vos deplacements.

On imagine donc a court terme une intégartion totale de ces données avec les services de police, exactement comme pour le telephone.

L'integration du vélo dans le système urbain

Le droit de se deplacer librement, on l'hérite de naissance. De marcher partout, de faire du vélo. S'il y a un besoin de controle c'est bien l'utilisation de la voiture qui l'a légitimé. Il serait dommage que quand la voiture disparaisse, le contrôle, lui, soit rentré dans les moeurs.

Il y a avait eu des discussions entre la prefecture et la mairie de Paris pour ne pas trop poursuivre les cyclistes. Quoi de plus bête que de rester arreter à un feu quand il n'y a personne et que les feus sont une invention nécéssitée uniquement par les vehicules motoriser ?
Le plan de circulation de Paris a été conçu pendant longtemps pour faciliter le trafic automobile et pénalise fortement les cyclistes (feux rouges très fréquents, très nombreux sens uniques repoussant les cyclistes sur des voies parallèles à grande circulation et très dangereuses).
dixit la Mairie de Paris , qui propose de refaire l'environement urbain
L'association des maires de France s'interoge sur un "code de la rue" demandé par les associations de cyclistes, qui repense feux rouge et sens interdits pour les vélos. Ceux-ci sont aussi la cible de cet article. Sur le blog de Dominique Bied, le problème est très bien exposé, en s'appuyant sur la loi LOTI :

Que dit le droit? L'article 1 de la loi d'orientation sur les transports intérieurs de 1982 (la fameuse LOTI) modifié le 25 Juin 1999 dit, en parlant des besoins de déplacements:

"Ces besoins sont satisfaits dans le respect des objectifs de limitation ou de réduction des risques, accidents, nuisances, notamment sonores, émissions de polluants et de gaz à effet de serre par la mise en oeuvre des dispositions permettant de rendre effectifs le droit qu'à tout usager de se déplacer et la liberté d'en choisir les moyens ainsi que la faculté qui lui est reconnue d'exécuter lui-même le transport de ses biens ou de le confier à l'organisme ou à l'entreprise de son choix.

La mise en oeuvre progressive du droit au transport permet aux usagers de se déplacer dans des conditions raisonnables d'accès, de qualité et de prix ainsi que de coût pour la collectivité."

Cet article de loi, mal connu des élus et des décideurs privés institue le droit à chacun de se déplacer par le mode de transport de son choix dans des conditions d'accès, de qualité et de sécurité acceptables. Si on croise cette liberté élémentaire avec la problématique environnementale, alors le vélo répond parfaitement à cet objectif. Toute décision visant donc à freiner, limiter l'espace et l'usage du vélo, surtout en milieu urbain, est contraire à cette loi.

(...)

En fait, la loi LOTI exprime que le cycliste, comme le piéton devrait bénéficier du droit d'aller partout au plus court en adaptant sa vitesse à son environnement, sachant que celle-ci est de toute façon faible. Par exemple, la largeur du vélo est telle qu'il pourrait circuler dans les deux sens dans tous les sens uniques voitures, faits plutôt pour fluidifier le trafic voiture. Dans les pays nordiques et en Allemagne c'est la cas. Il devrait avoir le droit de circuler sur un espace limité dans tous les jardins publics comme cela se pratique à Amsterdam. Ce sont des itinéraires sécurisés pour eux. Ces mesures font partie de ce que l'on appelle le code de la rue, déjà appliqué dans les pays de l'Europe du Nord, et où les priorités sont données au piéton, puis le vélo, puis les transports publics, puis en dernier les voitures, avec un niveau de contraintes croissant par mode. 
La culture anti vélo en France

La mairie de Paris avait autrefois une attitude plus ouverte sur la question, demandant à la prefecture un peu de tolérance envers les cyclistes. Or il semble que les forces de l'ordre sont acquises à une vision très littérale du code de la route, obéissant aux injonctions fondamentalistes du prefet, qui a décider de mettre au pas la population (j'aurais du appeler cet article "Moderniser la circulation" ). Pour assurer le succès de son vélo-spectacle à quelques encablures des éléctions, la mairie fait volte-face, tentant d'inculquer en France un "partage des espaces", très anglo-saxon qui je l'espère ne tiendra pas dans notre pays un poil plus mediteranéen. (quand je vous dit que les américains subventionnent le terrorisme) :
AFP - Mercredi 29 août, 12h06

PARIS (AFP) - La police parisienne a reçu à la mi-juillet, à la veille du lancement de l'opération Vélib', des directives visant à la "répression des infractions commises par les cyclistes", dans une note intitulée "mise en oeuvre de l'opération Vélib", a-t-on appris mercredi.

Selon une note de service signée du directeur de la police urbaine de proximité (PUP) Alain Gardère, parvenue mercredi à l'AFP, celui-ci demande à la police la "sanction des comportements dangereux", circulation sur le trottoir ou en sens interdit par exemple, "compte-tenu de l'augmentation du nombre de cyclistes", "conséquence" probable de Vélib', selon cette note.

Dès la rentrée, ajoute cette même note, les commissaires de police centraux des vingt arrondissements parisiens sont invités à organiser des "opérations d'alternative à la sanction consistant au classement des poursuites" si le "contrevenant accepte de participer à un stage de prévention".

Le "patron" des policiers parisiens demande également, dans cette note, la "répression des infractions commises par les autres usagers de la route" qui pourraient "entraîner un danger pour les cyclistes", dont ceux circulant sur les pistes cyclables par exemple.

Le système parisien Vélib' a dépassé le cap des deux millions de locations en 39 jours, ont annoncé le 21 août la mairie de Paris, qui a lancé cette opération, et JCDecaux SA qui la gère.

Vélib', lancé le 15 juillet dans la capitale, enregistre entre 50.000 et 70.000 locations chaque jour en moyenne, ont-ils précisé.


La boucle est bouclée : au début on insère les automobiles, dont la violence va nécéssiter un code de la route et des forces de l'ordre pour le faire appliquer, code peu à peu étendu aux autres mode de déplacements, qui eux ne posaient aucun problèmes. Au moment où l'on retire la voiture, reste le code qui continuera de s'appliquer aux "usagers", c'est à dire les utilisateurs de la chaussés, auparavant simples quidam, qui pouvaient eux se déplacer en toute liberté.
 

Par Antoine
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Jeudi 13 septembre 2007
Après  avoir une  énième fois dans une discution tenté d'expliquer pourquoi il est indispensable de régulariser les gens qui vivent (et travail !) en France depuis un certain temps, 

Ayant marre d'expliquer avec des arguments materialistes consistant à mettre l'horreur en chiffre, qu'il  est socialement impensable d'avoir une classe de personnes sans droit d'une part et une politique ultra sécuritaire de l'autre, je vous offre ce lien que j'aurais du publier depuis longtemps déja.

Parceque, plus qu'une question sociale et économique, cette question des "sans-papiers" est avant tout une question de principe, d'honneur et de dignité.

Aussi parce que l'omniprésence de cette question révèle l'effrayante prise sur l'opinion publique de cette idéologie totalitaire comme quoi il faudrait une autorisation pour tout, et même pour vivre dignement.

Quelqu'un est parti filmer ce qui se passe à Sangatte. On se felicitera que d'honorables anonymes fassent gratuitement ce que d'autres sont payés à ne pas faire.

journal de terrain, mercredi 7 juin 2006


Un reportage vidéo fût réalisé :

"Calais 2006, l’après Sangatte"


"Juste citoyenne révoltée par cette situation et non professionnelle du documentaire, je n’ai pas ajoutée de voix off au documentaire. Je suis partie à Calais aucunement dans l’intention de réaliser ce documentaire. Révoltée par les horreurs que j’ai vu là-bas, j’ai filmé mais je n’ai pas voulu faire dans le sensationnel. Ma démarche a été assez similaire à une étude sociologique de terrain par immersion. Je n’ai pas voulu dénaturer les rushs et j’ai donc décidé de laisser le film tel que, et, n’ai pas pu réaliser de voix off synchronisée avec le film. Le documentaire écrit (journal) sont mes notes de terrain, il me semble indispensable de les lire avant de visionner le film pour mieux le comprendre. Le début du film peut paraître long surtout la partie où j’ai filmée des écritures sur les murs et n’ayant pas trouvé de traducteur. Si vous même vous êtiez en mesure de me les donner, elles seront bienvenues. Le début peut paraitre long mais ne vous découragez pas la suite en vaut la peine. En souhaitant que comme moi cette situation vous révolte, nous serons nombreux désormais à la combattre."

Tu ne maltraiteras point l'étranger, et tu ne l'opprimeras point ; car vous avez été étrangers dans le pays d'Égypte.
Par Antoine
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Jeudi 20 septembre 2007

Fichage informatique ...

"Mesdames et Messieurs les Directeurs, avez-vous connaissance de scolarisations d'élèves 'sans-papier' dans votre établissement ? Dans l'affirmative, veuillez nous le faire savoir dans la journée par e-mail ou par téléphone. En vous remerciant."


 "Une demande concernant la scolarisation d'élèves sans papier émanant de nos services vous est parvenue par erreur et est sans objet. Merci de ne pas en tenir compte"


"Cette demande a été mal interprétée. Ce mail ne devait pas exister. Il s'agit d'une interprétation erronée, inappropriée et maladroite d'une demande de l'inspection à sa division scolaire", soit disant suite à une demande de la FCPE.


"Je trouve le procédé lamentable. Nous n'avons jamais fait une telle demande, d'autant plus que la FCPE est membre de RESF (Réseau Education sans frontières) et que les enfants sans-papiers, nous savons où ils sont"


"L'école n'a pas vocation à jouer les informateurs du ministère de l'Intérieur pour permettre aux préfets d'atteindre leurs quotas et d'augmenter encore le nombre de familles menottées et montées de force dans des avions pour être renvoyées dans des pays où leur vie est souvent menacée",

Sans-papiers: Les élèves fichés ? par Marianne ENAULT pour le JDD


C'est une escroquerie. L'education nationale tente probablement une blitzkrieg : elle lance l'air de rien un principe odieu, qui provoquera à coup sûr l'indignation. Mais du coup le débat est lancé, il se trouvera toujours quelqu'un pour justifier qu'on dénonce les sans-papiers, ou encore des plus timorés qui oseront du bout des lèvres, "on est obligé, on ne peut pas acceuillir toute le misère du monde". Et l'idée fera son chemin.

Parce que le problème à la clef pour l'education nationale, c'est de faire passer son projet Base-élève de fichage des enfants inscrits à l'école primaire. Avec entre autres des critères ethniques. Vu les réticences, un énorme travail préparatoire va nous être imposé.

Avec en but à long terme l'implant Verichip, véritable code barre humain.

Scott Silverman, le patron de VeriChip, une entreprise américaine qui propose des puces RFID, vient de proposer sur la chaîne américaine de télévision Fox News de marquer les étrangers qui travaillent aux Etats-Unis. Fiction ?

VeriChip propose depuis plusieurs années des applications RFID diverses et variées. De la médecine à la sécurité, les petits marqueurs permettent de suivre les objets ou les personnes à distance. Mais la dernière proposition en date de Scott Silverman, le patron de VeriChip, fait froid dans le dos. Tout dernièrement, sur la très conservatrice chaîne de télévision Fox News, il déclarait que les puces RFID pourraient être utilisées pour enregistrer les étrangers qui travaillent aux Etats-Unis, et vérifier leur identité quand ils passent la frontière.

Contrôle des travailleurs

Scott Silverman déclarait à cette occasion qu’il avait de très bons contacts à Washington, et que l’administration avait besoin de savoir "qui est dans le pays et pourquoi ils sont là". Rien n’est encore décidé et l’on peut penser que pour l’heure le discours de Scott Silverman à la télévision n’est qu’un coup de publicité provocateur. Sauf que Tommy Thompson, l’ancien responsable du Homeland Security, est aujourd’hui membre du comité de direction de VeriChip.

Du RFID sur les travailleurs étrangers 

 

Les etats unis ont 5 ans d'avance paraît-il. Esperons que l'écart se creuse. D'ailleurs, rassurez-vous, on ne se contetera pas de pucer les étrangers, Verichip est aussi l'avenir du dossier medical informatisé.

... et organique


Tout comme l'on propose de soumettre à un test ADN le regroupement familial. Blitzkrieg là encore. L'idée c'est de faire avancer l'acception du fichage ADN.

Ce fichage fut soit disant instauré à l'encontre des délinquants sexuels, à l'issu de scandales montés en épingles par les médias. En fait ils sont appliqué à tout le monde, y comprit des militants politiques ou syndicaux.

Ce gouvernement est en train de mettre en place le programme le plus totalitaire de l'histoire de l'humanité.

Sans papiers et classes sociales


Mais même en dehors de ces problèmes la situation reservée aux sans papiers est scandaleuse. D'abord parce que les français ne tolereraient pas les mêmes conditions en allant travailler à l'étranger. Vous imanginez les expatriés français soumis à des tests génétique spour verifier les liens familiaux ? Vous avez raison, ça va venir. Parce que ces mesures seront appliquées à tout le monde.

Ensuite c'est d'une hypocrisie incroyable. Je m'explique : la société a besoin de la main d'oeuvre étrangère pour fonctionner. Vous prenez le bus de nuit ou les premiers métros, il n'y a que des arabes et des noirs qui se rendent à leur boulot, boulots dont les français ne veulent pas. Si vous voulez travailler dans la restauration, il y a du boulot tous les jours.

Du coup la pression sur les etrangers ne sert qu'à les opprimer un peu plus. En les opprimants, ce sont les classes sociales les plus basses qui sont attaqués. C'est tout benef pour les milieux financiers qui bénéficient aisni d'une main d'oeuvre à bas prix, sans avoir l'air d'y toucher. Ce ne sont pas des sans-papiers, ce sont des travailleurs sans droits, sans sécurité sociale. Dans les pays où il manque d'étrangers, comme en Irlande, les entreprises hotellière en font venir clandestinement pour être exploités dans leurs hotels. Toutes les grandes vagues d'immigration correspondent à des besoins de main d'oeuvre, tout comme on a forcé les paysans à quitter les campagnes pour venir s'installer en ville, le soit disant exode rural.

C'est un tour de passe passe. Plus d'ouvriers , plus de lutte de classes ? Tu parles ! Exploités les immigrés qui prennent les boulots les plus durs, exploités les sans papiers qui sont forcés de travailler au noir, sans aucun droits ni "privilèges".

Et pendant ce temps, certains français sont entretenus à rien foutre (avec en prime l'interdiction de travailler comme condition pour continuer à toucher leurs "droits"). Parce que les étrangers on est sur qu'ils seront dociles, vu comment la police les poursuit !

Cette question des sans-papiers et de la prétendue impossibilité de "nourir le tiers monde" (ce qui est faux d'ailleurs) occulte parfaitement la lutte des classes. Et l'oriente même de façon scandaleuse, puisque l'on arrive à faire croire aux classes moyennes que leur ennemie, la cause même du chomage qui nous est enfin révélée, ce sont les classes sociales opprimées.

Exit le débat sur la subsistance, exit le problème des marchés financiers et des taux d'interêts, le coupable, c'est l'étrangé. Celui qui vous permet de vivre dans le confort, c'est Pechiney, BNP-Paribas, Bouygues, Total. Les mêmes qui se goinfrent et détruisent la planète. Voir même l'Etat, pour les plus progressistes, l'Etat qui nous fiche, qui nous envoie la police, qui finance la recherche sur les OGM, qui fournit à nos frais à Total l'assistance militaire en Afrique (qui en retour permettra d'alimenter le marché du travail en "capital humain" sufisemment traumatisé pour savoir la fermer). L'Etat qui a toujours fait et fera toujours des lois d'oppression au service du plus fort.

Il s'agit donc d'une continuité dans la politique de domestication des masses. On a anéanti la paysanerie, masse trop autonome pour en tirer profit et ayant trop tendance à se revolter. On l'a remplacé par des ouvriers agricoles et des expatriés dans les villes. Les ouvriers obtenant des droits, on les remplace par des étrangers avec un retour à des conditions de vie et de travail qui étaient soit disant l'horreur du XIXe siècle. En fait la réalité continue de l'histoire de l'exploitation. René Riesel en fait même un titre : "Du progrès dans la domestication". Quand les loisirs servent à annihiler la conscience des masses, celles ci finissent par devenir aveugle et s'abreuver au flot des médias.

Liberez vous, defendez les opprimés !  La régularisation des sans papiers, c'est le retour du droit sur le marché du travail. C'est pourquoi les multinationales n'en veulent pas. 

Alors ecoutons pour finir ce qu'en dit l' "opium du peuple" :

Exode 22
21 Tu ne maltraiteras point l'étranger, et tu ne l'opprimeras point; car vous avez été étrangers dans le pays d'Egypte.

Lévitique 19
33 Quand un émigré viendra s'installer chez toi, dans votre pays, vous ne l'exploiterez pas;
34 cet émigré installé chez vous, vous le traiterez comme l'un de vous ; tu l'aimeras comme toi-même; car vous-mêmes avez été des émigrés dans le pays d' Egypte.


Matthieu 25
34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite, Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.
35 Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli;
36 j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez rendu visite; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi.
37 Les justes lui répondront, Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire?
38 Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu?
39 Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?
40 Et le roi leur répondra, Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites.
41 Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche, Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.
42 Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire;
43 j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli; j'étais nu, et vous ne m'avez pas vêtu; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas rendu visite.
44 Ils répondront aussi, Seigneur, quand t'avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas assisté?
45 Et il leur répondra, Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites.
46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.


Et enfin, voici la première partie du deuxième psaume :

Pourquoi en tumulte les nations et les peuples murmurent du rien,

Les rois du monde se sont entendus ensemble sur YHWH et sur son Messie,

Brisons leurs chaines, lançons loin de nous leurs cordes

Celui qui demeure dans le ciel rira, YHWH se moquera,

Alors il parlera vers eux dans sa colère et dans sa fureur, il les terrifiera.
Par Antoine
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Mercredi 9 janvier 2008
Je redifuse ici un mail de la newsletter infoscitoyennes, vous trouverez en bas d'autes liens sur le sujet.

AFP Traité UE: les députés PS boycotteront le Congrès de Versailles

PARIS (AFP) - Les députés socialistes boycotteront la réunion du Parlement en Congrès à Versailles, le 4 février, pour la révision de la Constitution préalable à la  ratification du traité européen, a annoncé mardi le patron du groupe PS à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault.
« Nous n’irons pas à Versailles. Un référendum a rejeté le traité précédent. Un  nouveau texte a été préparé. Il me paraît impossible que nous participions à la révision préalable de la Constitution dès lors que nous défendons la voie référendaire plutôt que la voie parlementaire », a-t-il dit en présentant ses voeux à la presse. La ratification du traité de Lisbonne doit se faire en plusieurs étapes: tout d’abord un projet de loi constitutionnelle pour réviser la Constitution examiné dans chaque chambre (le 15 à l’Assemblée, le 29 au Sénat) puis voté aux trois cinquièmes (des parlementaires présents) en Congrès, le 4 février. L’absence des députés PS à Versailles ne compromettra en rien la révision constitutionnelle, puisque seuls les votes exprimés sont pris en compte. Viendra ensuite la ratification proprement dite, avec l’examen d’un projet de loi spécifique dans les deux chambres. Bouclage prévu le 7 février.

Communiqué de Marc DOLEZ, député P.S. du Nord

Je juge déplorable la position du groupe Socialiste de l’Assemblée Nationale, annoncée ce jour, de boycotter la réunion du congrès de Versailles, le 4 février, pour la révision de laConstitution préalable à la ratification du Traité Européen. Alors qu’en votant non à la révision de la Constitution, où la majorité des 3/5 est requise, les parlementaires de gauche peuvent imposer au Président de la République le référendum dont il ne veut pas, le boycott revient à renier les engagements pris et à se rendre complice de cette forfaiture qui consiste à faire adopter par le parlement un projet de traité précédemment repoussé par le peuple. Profondément attaché au respect de la souveraineté populaire, je refuse pour ma part de cautionner cette indigne complicité et me rendrai donc, le 4 février, au congrès de Versailles pour voter non. Le 8 janvier 2008

COMMUNIQUE du MARS / GAUCHE REPUBLICAINE

DEPUTES ET SENATEURS DE GAUCHE VOUS VOULEZ VRAIMENT UN REFERENDUM ?       VOTEZ NON LE 4 FEVRIER !


Par la voix de son Président Jean-Marc Ayrault, le groupe de députés socialistes à l’Assemblée nationale vient d’annoncer une double décision. Celle de voter le traité simplifié européen parce que, dit-il, « ses acquis sont supérieurs à ses insuffisances et parce qu’il est enfin une chance de sortir l’Union de sa paralysie politique ». Celle de boycotter la réunion du Congrès du 4 février à Versailles par refus de participer « à la révision préalable de la Constitution dès lors que nous défendons la voie référendaire plutôt que la voie parlementaire ». Il s’agit dans les deux cas d’une faute. La première n’est malheureusement guère surprenante : on sait que la majorité des élus du PS et de ses alliés avait dit son accord avec le TCE. Cela ne fait hélas que confirmer leur adhésion majoritaire à un texte qui reprend les mêmes ornières libérales que feu le projet de constitution rejeté par 55% des citoyens en 2005. La seconde n’empêchera en rien le Président de s’exonérer de la voie référendaire. Pour cela il lui faut en effet recueillir le 4 février, 3/5ème des suffrages exprimés sur sa proposition de modification constitutionnelle préalable à toute ratification. Boycotter le Congrès évite d’avoir à voter oui mais a exactement le même effet ! Si les élus de gauche veulent sérieusement défendre la voie référendaire et respecter ainsi la souveraineté populaire, ils n’ont qu’une solution : aller voter non lors de la réunion du congrès. A eux seuls, ou presque, ils forceraient le Président à revenir devant le peuple. Toute autre attitude sera comprise comme hypocrite. Mais cette décision reflète en fait le malaise des élus socialistes face à la pression qui se fait jour. Dire deux fois oui à Nicolas Sarkozy et à la droite – sur le fond de son traité et plus encore sur la façon anti-démocratique dont il l’entend le faire passer – devient de plus en plus difficile à  assumer dans la période et à quelques semaines des Municipales. Rien n’est donc perdu : il faut accentuer la mobilisation pour que les élus franchissent le pas et rendent au peuple le pouvoir de décision dont Sarkozy entend le priver. Le Mars-Gauche Républicaine entend faire de cette question l’une de ses tâches majeures dans les semaines à venir en participant aux mobilisations prévues et notamment en œuvrant à la réussite des initiatives décidées dans le cadre du CNR (Comité National pour un Référendum).

Communiqué de la LCR

Hold-up anti-démocratique sur le traité européen.

Jean-Marc Ayrault vient de faire savoir que les députés socialistes ne se déplaceraient pas, le 4 février à Versailles, pour voter la réforme constitutionnelle préalable à la ratification du Traité constitutionnel européen adopté à Lisbonne mais qu’ils voteraient en faveur de cette ratification. Attitude paradoxale puisque c’est au nom de la nécessité d’un référendum que les députés socialistes ne s’opposeront pas à la révision constitutionnelle permettant la ratification par la voie parlementaire. Ils renoncent donc à mener la bataille au sein du Parlement pour que la majorité des trois cinquièmes requise pour la révision ne soit pas atteinte. Ainsi, ils apportent leur pierre au hold-up démocratique mis en place par N.Sarkozy. La LCR condamne cette décision. La seule façon démocratique de vérifier l’opinion des citoyens à propos de la construction européenne c’est de redonner la parole au peuple. C’est pourquoi, la LCR participera pleinement aux initiatives et meetings prévus par le Collectif national pour l’organisation d’un nouveau référendum et le vote non.
Le 8 janvier 2008.

Déclaration d’Olivier DARTIGOLLES (PCF)

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, vient d’indiquer que les députés socialistes boycotteraient la réunion du Parlement en Congrès à Versailles le 4 février prochain. Alors qu’une majorité des 3/5ème des parlementaires permettrait de redonner la parole par voie référendaire aux françaises et aux françaises, le choix du boycott par le groupe PS de l’Assemblée nationale aurait pour seule et unique conséquence une ratification parlementaire. Pour justifier cette position, le président du groupe socialiste invoque qu’il « défend la voie référendaire plutôt que la voie parlementaire ». Dont acte. Il faut donc, au nom de la « cohérence » invoquée par Jean-Marc Ayrault, que l’ensemble des députés de gauche soient présents à Versailles pour empêcher la ratification à la hussarde voulue par N.Sarkozy.


A lire également:

Nous rappellons ici que Nicolas Sarkozy ne veut pas d'un seul référendum en Europe, parce qu'il sait que l'ensemble des peuples sont contre ! C'est ce qu'il a ouvertement déclaré au parlement européen.

"J’avais été élu pour réconcilier le Oui et le Non au sein du PS..." Celui qui était Secrétaire national du Parti Socialiste, chargé du projet européen depuis novembre 2005 et qui en a démissionné suite à la décision du PS de voter pour le traité modificatif, dît de Lisbonne, le 6 novembre dernier est "au clair" avec lui-même, nous confie-t-il. Voir son interview.




mme
Par Desbabas
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