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Mercredi 2 juillet 2008
Dans mon article sur l'antisémitisme, j'ai voulu mettre en valeur un aspect completement occulté de l'antisémitisme : l'antijudaïsme, allié d'une volonté de déchristianisation. L'histoire de ces concepts est encore à faire (mais se trouve déjà chez F. Furet et Léon Poliakov - Histoire de l'antisémitisme tome III de Voltaire à Wagner) et je vous en écrirait un aperçu plus tard. Cependant j'ai moi même à tort négligé l'autre face de l'antisémitisme, celle liée à l'hygiène de la race. C'est un tort d'autant plus grand que cette Face A raciale est finalement assez peu comprise elle aussi.

Pourtant, et c'est là que l'antijudaïsme se révèle l'aspect principal de l'antisémitisme, il n'est pas possible de faire de cet article sur le racisme une partie VI de la
série sur l'antisémitisme. Pourquoi ? Parce que l'hygiène de la race semble tout à fait indépendant de l'antisémitisme. S'ils se conjuguent dans l'histoire, et pas seulement dans le national-socialisme, c'est pour des raisons annexes que j'étudierais plus tard, mais que je vous engage à rechercher (je serais friand de toutes vos hypothèses/découvertes). Théoriquement ils peuvent exister indépandament l'un de l'autre. Pratiquement cela arrive, mais dans une proportion qui reste à déterminer. Nous entendrons parler de la Suède, mais il ne faut pas oublier le cas des USA, qui fûrent les pionniers en matière de loi eugéniste.

Je vous donne quelques extraits d'un bon texte sur le sujet, qui se trouve ici : 
Histoire de l'eugénisme (avec de bons documents vidéo). Ce sera le point de départ de cet article qui sera continué après les vacances. Ce que ce texte met en lumière, je vous invite à le rechercher dans des pensées d'aujourd'hui, ce qui est toute la saveur de ces travaux historiques.

La rationalité du « mal »


Le Kampf d’Hitler, c’est d’abord un combat pour la « santé » de la race aryenne, une lutte qui se situe, et c’est là sa nouveauté radicale, sur le plan biologique (« Mein Kampf », Mon combat, manifeste d’Hitler). Le pouvoir nazi s’exprime dans une langue médicale. L’existence de « tribunaux de santé héréditaire » (1700) où siégeaient des médecins, de « certificats de stérilisation », d’une « police de l’hygiène », d’« instituts d’euthanasie », tout cela témoigne de l’emprise exercée par la médecine sur l’appareil d’Etat nazi. Si le Troisième Reich n’était pas un Etat de droit, cela ne veut pas dire pour autant qu’il fonctionnait en dehors de toute légalité. Bien au contraire, c’était une sorte d’Etat médico-légal où tout, y compris les pires atrocités, était soumis à des procédures minutieuses, à des formulaires détaillés, à un méticuleux contrôle juridique, administratif et médical. Il n’y a pas d’Etat totalitaire sans le soutien d’une bureaucratie moderne et efficace, d’une police bien organisée, d’un système d’identification des citoyens fiable, de bases de données médicales, sociales, politiques (indispensables pour le recensement des Juifs, des communistes, des « anormaux ») régulièrement alimentées, de techniques de répression bien rôdées (camps d’internement, placement d’office en hôpital psychiatrique, bagne).


(...)

 En tant que concept et pratique hygiénique par excellence, la stérilisation joue un rôle clé dans l’eugénisme nazi : la Rassenhygiene (hygiène raciale). Stériliser cela peut signifier deux chose : 1) Supprimer la capacité de procréer, rendre infécond. 2) Aseptiser, désinfecter, purifier par la destruction des toxines et microbes. L’eugénisme opère la synthèse parfaite de ces deux significations. Comment ? Par le renversement du principe même de l’hygiène moderne. Fondée sur la micro-biologie de Pasteur, celle-ci vise à prévenir les maladies par l’action sur le milieu de vie (assainissement des lieux, pasteurisation des produits, stérilisation des objets). Avec l’eugénisme, ce n’est plus le milieu (extérieur) dans lequel évolue l’organisme qu’il s’agit d’assainir, de purifier, mais l’organisme lui-même (l’intérieur) et au-delà de lui-même la race, l’hérédité, le sang qui coule à travers tous les organismes individuels d’un même Volk (Peuple). Pour un médecin nazi, stériliser c’est certes détruire la capacité de reproduction d’une personne jugée « génétiquement inférieure », mais c’est surtout prévenir une descendance « dégénérée », et donc stopper une infection qui menace la pureté du sang aryen. L’eugénisme, ce magma de théories délirantes (essentiellement anglo-saxones) sur l’hérédité génétique, permet de donner bonne conscience au médecin : « Je ne stérilise pas un individu, se dit-il, je soigne le peuple allemand ! ».


Tuer pour soigner


Faire de l’hygiène raciale un programme politique, c’est faire de la santé du Volk (peuple) l’objectif ultime du gouvernement des hommes (hygiène vient du grec hugieinon, santé). L’ennemi du peuple allemand n’est donc ni un ennemi politique, ni même un peuple mais la « maladie ». Dans l’idéologie nazie, le Juif c’est la figure, le phantasme, l’incarnation du mal biologique. La lutte ne peut donc être qu’une lutte à mort, celle d’un organisme sain contre les virus et infections qui le menacent. Il y a un rapport nécessaire entre hygiène raciale et extermination, santé des Aryens et « euthanasie » des « dégénérés » : on ne négocie pas avec une tumeur, on l’élimine… La logique purificatrice du programme nazi de stérilisation contient déjà en germe le génocide. En effet, dans l’extermination il s’agit toujours d’empêcher la reproduction des « sous-hommes », mais cette fois-ci en retranchant la vie elle-même et non plus seulement la faculté de se reproduire. « Dans l’esprit des nazis, le génocide des Juifs et des Tziganes était indissociable de la stérilisation et de l’« euthanasie » des « dégénérés » ; il s’inscrivait dans un ensemble de mesures sanitaires destinées à préserver la race » (« Genèse institutionnelle du génocide », J-P. Baud in La science sous le troisième Reich, éd. Seuil). L’hygiène raciale nazie va plus loin que l’eugénisme classique, elle ne se contente pas d’inverser le principe de l’hygiène en l’appliquant à l’hérédité, elle renverse le principe même de la médecine. Désormais, il faudra tuer pour soigner, tuer pour vivre… Dans le documentaire de Brigitte Lemaine, Yves Ternon (spécialiste de la médecine nazie) l’explique clairement : « L’inversion morale des médecins nazis et surtout des médecins SS était telle qu’ils tuaient en s’imaginant soigner la race allemande, le peuple allemand, le sang allemand ! ». Ce que confirment les propos du docteur Klein, un médecin SS qui supervisait des exécutions massives : « Mon serment d’Hippocrate me dit de faire l’ablation d’un appendice gangréneux d’un corps humain. Les Juifs sont l’appendice gangréneux de l’humanité. C’est pourquoi j’en fais l’ablation » (« genèse institutionnelle du génocide » in La Science sous le Troisième Reich, J-P Baud).


(...)

Pour une « dé-eugénisation » de nos démocraties


Si on parle souvent de la nécessité d’une « dénazification » de l’Allemagne et de l’Autriche, on n’envisage jamais par contre la nécessité d’une « dé-eugénisation » de nos démocraties. Un tabou pèse encore sur l’histoire de l’eugénisme dont l’importance est systématiquement occultée par la plupart des historiens. Trop de personnalités (des scientifiques et intellectuels de premier plan), trop d’institutions (des hôpitaux, des firmes bio-chimiques, des fondations), trop de pays sont impliqués dans ce qui fut, à un moment donné, considéré comme la solution pratique idéale pour régler définitivement les problèmes sociaux. Trop d’intérêts sont en jeu, ceux de la génétique moléculaire et de ses puissants alliés (le lobby médical et les firmes biotechnologiques)…


Pourtant, il est urgent de mettre au jour cette part refoulée de notre passé.. Récemment encore, dans certaines de nos démocraties les plus progressistes, on stérilisait et internait à grande échelle les « faibles d’esprits », les « asociaux ». « Au mois de mai 1999, le Parlement suédois décidait d’indemniser les victimes de la politique de stérilisation forcée dans ce pays entre 1934 et… 1975 » (Laurence Jourdan, Eugénisme en Europe dans l’entre-deux-guerres, Le Monde diplomatique, octobre 1999). Une commission d’enquête parlementaire a établi qu’environ 63 000 personnes y ont été stérilisées, dont 90% de femmes ! Les trois-quarts des stérilisations eurent lieu après 1945 ! Pour justifier cette pratique, l’Etat suédois invoqua la nécessité d’une « sélection sociale » et le bénéfice d’une réduction des frais d’aide sociale.


Le cas de la Suède (il y a aussi celui de la Norvège, des Etats-Unis, de la Suisse où, selon un rapport d’une école d’infirmières zurichoise, on a stérilisé des femmes jusqu’en 1987 !) est particulièrement révélateur, il montre comment la logique criminelle de l’eugénisme peut fonctionner en dehors de toute référence à l’anti-sémitisme ou à une forme quelconque de racisme « ethnique ». Ce qui lui est essentiel c’est le phantasme d’une « société pure », c’est la volonté de purifier la société de tout ce qui est indésirable, que ce soit sur le plan biologique (maladies héréditaires ou supposées telles), sur le plan psychologique (maladies mentales, déficiences intellectuelles…) ou sur le plan social (alcoolisme, délinquance, « nomadisme »…). L’exemple de la Suède le montre à merveille, l’eugénisme c’est la superposition de deux logiques : une logique « biologique » d’amélioration du « patrimoine génétique », et une logique économique d’« élimination des vies inutiles, de ceux qui coûtent cher à la société et n’apportent rien » (extrait de Témoins sourds…).


Voilà quelque éclairage sur le le "racisme" nazi. Il est bien chez eux lié à l'antisémitisme, puisque ceux ci incarnent le "mal biologique" à éradiquer. L'aryanisme met en valeur l'homme occidental, mais ce n'est pas sa finalité. Hanna Arendt affirme que la germanisation de la société n'est qu'un outil de propagande pour le peuple allemand, on pourait dire la doctrine exoterique du national-socialiste. Sa vrai finalité est la création d'un homme nouveau dont le SS est censé être le modèle, voir le début, la souche. Dans ce but l'ahnenherbe va créer des centres de procréation et d'élevage, dont le but est de former une nouvelle race. C'est le sens "ésotérique", c'est à dire réservé aux initiés de la mysqtique national-socialiste.  Et ce but là n'est pas spécifique au nazisme non plus. De quel manière est-il lié à l'antisémitisme, voilà qui reste à éclaircir. Mais il y a d'autres idéologies qui recoupent ces deux aspects. On pourrait parler encore du New Age. Mais aussi dans certains courants des lumières, de la révolution et du socialisme. Sacrilège diront certains. Il y a pourtant des traces dans certains ouvrages, par exemple J. Sévilla "Historiquement correct", marqué à droite (quelle droite ? - autre question en suspens) avec parfois des préjugés dommageables, mais bien documenté.

Je crois pour l'instant que les nazis ont fait d'une pierre deux coups et ont délibérément choisit les juifs comme antithèse raciale. Parce que cela servait leur antijudaïsme, opposé à leur religion païenne, et parce que spirituellement le croyant et le surhomme sont antithétique. Je vous renvoie aux citations de l'article  Partie I : Le nazisme et le capital - Wottan et Mammon .

Pour poursuivre :
par Desbabas publié dans : Démystification
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Mardi 17 juin 2008
A la lecture d'un texte sur la racisme ( universalité et différence : sur le racisme ), j'ai ressenti le besoin de réagir afin d'apporter des précisions sur l'évolution du racisme et les mauvaises façons de le combattre. Vous trouverez chez André Pichot l'essentiel de ce que je défend, et je vous recommande encore une fois sur ce blog son excellent livre "La Société pure", et pour les plus courageux d'entre vous "Histoire de la notion de vie". Il y a aussi cet article instructif "Des biologistes etd es races", en consultation libre.



C'est à la lecture de l'analyse suivante, que l'auteur dénonçait, que j'ai voulu réagir. J'essayerais de demontrer pourquoi, ce qui me semble de la plus haute importance pour decrypter le discours actuel, qui lui présente certaines formes de racisme.

"Il y a des races différentes, chez les hommes comme chez les chiens comme chez toutes les espèces animales. Les négateurs des races ...s'obstinent dans leurs mensonges dans le but de promouvoir leur idéologie abjecte : le mondialisme, c'est-à-dire le génocide des races et des cultures humaines, en gommant leurs différences pour les assimiler petit-à-petit à une race unique et une culture unique, calquée de préférence sur le modèle occidental."...

Je n'épiloguerai pas ici sur la destruction des cultures, qui est pour moi une phénomène réel. Sur la culture africaine, et l'image de soi qui en découle, je vous relancerais sur le travail de Cheikh Anta Diop, "Nations nègres et culture" bien qu'il participe d'une philosophie qui ne me convient pas (le nationalisme africain, et le recours à beaucoup d'idée mystiques). Cependant, en lisant "Nations nègres et cultures", je me suis rendu compte de certains de mes préjugés sur les noirs armés d'une lance et d'un bouclier, ce qui historiquement est faux  car leur civilisation (dont l'Egypte fait partie, lisez le bouqin ! ) a toujours été comparable à la notre (jusqu'à sa destruction par les européens).

L'idée interessante est le gommage des différences. La race est un terme de taxonomie qui vise à distinguer parmis une espèce des groupes différends, essentiellement sur leur morphologie. Dans le cas de l'espèce humaine, la distinction à lieu trivialement sur des couleurs, bien que l'analyse scientifique puisse être un peu plus compliquée. Le terme de race semble en tout cas désigné des différences reconnues universellement.

Ce que l'on reproche au racisme, ce n'est pas de distinguer, c'est d'apporter une echelle de valeur entre les différentes races. Par exemple certains se sont servi du darwinisme pour proposer une évolution des races dans laquelle l'homme blanc est bien entendu au sommet. C'est ce côté du racisme qui est inadmissible, par de donner un nom aux différences.

Parce que ce qui est insupportable dans l'idée qu'il n'y ai pas de race, c'est l'affirmation que l'égalité repose sur l'identité. Parce que nous sommes tous pareils, alors nous valons pareil. Quid alors des infirmes, des séniles, des handicapés mentaux, puis à moyen terme des vieux, des dérangés, des originaux ? L'égalité des droits doit reposer sur la différence des individus. Je n'obtient pas mes droits par ma confirmité, mais comme un respect de ma différence.

Je vous renvoi sur le sujet à André Pichot, et son très bon article "Des biologistes et des hommes", paru dans la recherche, en lien au début de la page.

Et aussi à la conclusion de son livre, instructif, La Race pure : 
  • « Ce n’est pas à la biologie de dire le droit, ce n’est pas à elle de décider de l’ordre politico-social, que ce soit en matière de races ou de "correction génétique".
    Comme on l’a précisé, les usages sociaux de la biologie sont de deux natures différentes. Les uns, comme le pastorisme, sont essentiellement techniques, et ils sont parfaitement admissibles et même souhaitables. Les autres, comme ceux qui ont été fait de la génétique et du darwinisme, prétendent intervenir dans l’ordre politico-social lui-même, le modifier pour le faire correspondre à un prétendu ordre naturel (qui est plutôt celui de la rentabilité). Ceux-ci sont totalement inadmissibles.
    En ces matières de société et de politique, les généticiens n’ont rien à dire, c’est aux philosophes de la politique et du droit que reviennent les commentaires et les recommandations. Comme ils gardent le silence et abandonnent le terrain aux biologistes (ce qu’il ne faut surtout pas faire), je tenterai, tant bien que mal, de me substituer à eux, en avançant que, si les qualités objectives (physiques et intellectuelles) des hommes peuvent être différentes , de manière héréditaires ou de manière acquise, cela n’atteint pas les hommes dans leur être même, parce que les-dits hommes ne se réduisent pas à un ensemble de qualités objectives ; ce ne sont pas des objets, des "ressources humaines" dont on évalue la rentabilité ou la contribution au progrès. En cela, ils ne sont ni égaux ni différents, ils sont incomparables. Et c’est parce qu’ils sont incomparables qu’ils sont égaux, mais d’une égalité qui ne se fonde ni sur la mesure ni sur la comparaison, l’égalité en dignité et en droits. Les critères biologiques n’ont ici aucun intérêt. »

Par ce qu'ils sont incomparables ...

Il me semble que, a contrario de ses objectifs annoncés, la prétendue inexistance des races contribue à instauré à moyen terme l'idée d'un ordre naturel, dans lequel des capacités, éminement subjective comme l'inteligence, en vienne à légitimé des droits. C'est l'idée derrière "on est tous pareil". Que se passera-t-il pour les gens différends ? Les "personnes à QI réduits", ou encore " à capacité limité", qui seront peut-être d'ailleurs officielement (et objectivement ! )
catalogués comme tel par l'école par exemple ? Tout en sachant que des "personnes à honneteté variable" ou enconre "à moralité réduite" ne seront jamais discrimés et ont toutes les chances de tenir des leviers important dans le discours officiel.

Egalement important, bien que surement inédite, il faut savoir que le racisme peut tout à fait s'appliquer à l'echelle de l'éscpèce, pour donner ce que j'appelerai un "especisme". Ce que l'on appelle des dérives, ou des travers, mais dont la récurence dans l'application des idéologies devrait en faire l'essence, peut tout à fait arriver dans un monde d'où le racisme serait banni.

Parce que derrière l'idée d'être inférieurs, rarement mise en avant aussi cruement à notre époque, avance l'idée de l'homme supérieur, de l'homme nouveau, de l'homme civilisé, de l'homme évolué. Cf le transhumanisme. Et ce "racisme positif" que l'on appelle joliment l'hygiène de la race peut très bien devenir l'hygiène de l'espèce. La selection des enfants à fait son chemin depuis sparte, et est on ne peut plus d'actualité aujourd'hui. La nécéssité d'incarcéré les déficients mentaux aussi. Comment ne pas voir dans tous les courants actuels le squelette de la selection et de l'uniformisation.

On s'approche d'un fascisme mondialiste. De manière bien plus profonde le dialogue entre l'être et l'avoir, qui aurait du être un dialogue entre l'être et le faire, a particpé , avec la surmédiatisation de la génétique, à une vue essentialiste de l'homme, parfois réduit à son "programme génétique", vulgarisation d'un terme sans base théorique (http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=14928). Le concept  du libre choix, déjà malmenée par la recherche permanente de l'éfficacité absolue, est maintenant réduit à sa plus faible portion depuis toujours : l'expression d'un programme, conditionné par la recherche de l'efficacité, pour réussir mieux que les autres.

Je suis intimement persuadé que vous avez mal choisit votre introudction,
car elle mettait très justement le doigt là où ça coince. A votre décharge, nous vivons dans un monde où les barrières idéologiques sont assez floues. Peut-être justement à cause de ce passage du particularisme nationalisme/racisme à ce généralisme globalisation/especisme. Certains de ceux qui hier défendait des valeures "internationales" se retrouvent aujourd'hui à défendre la globalisation politique (qui accompagne pourtant la globalisation économique qu'ils dénoncent ! ) en y rejoignant les tenants de l'extrème droite la plus dure et la plus moderne (comme le GRECE) qui allie les idées paiennes du holisme (l'intégartion dans le tout) et du surhomme et également des partis gauche/droite de gestion qui suivent et organisent la passation de pouvoir vers des instances "fédérales", tandis que d'autres qui défendaient la prise de pouvoir par le peuple et la défense des opprimés, vont se retrouver à défendre des idées similaires à celles de l' "ancienne droite", la nation servant de dernier rempart démocratique à la liberté et la survie en tant qu'individu face au totalitarisme intégrateur qui se met en place au niveau mondial.

Une reflexion est dès lors nécéssaire sur la façon que l'on choisit pour s'opposer au racisme. Comment définir aujourd'hui le racisme et qualifier son évolution. Sur quels terrains, et selon quels termes est-il juducieux de s'exprimer pour demasquer les tenants du discours raciste aujourd'hui. Je pense que l'eugénisme (positif ou négatif) restera toujours le dénominateur commun des racistes. Peut-être est-ce une voie à creuser.

Sur un sujet proche :
par Desbabas publié dans : Démystification communauté : Novus ordo Seculorum
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Mercredi 4 juin 2008
Edit : je rajoute une deuxième reflexion à la fin

Il est étonnant que les personnes qui utilisent souvent la liberté de façon polémique, refuse à un homme, mais je voudrais même dire à une population, d'avoir ses propres critères religieux et culturels. Ainsi, tout en critiquant abondamment le moralisme et le dirigisme de la religion, ils se posent en juge et arbitre de comment l'on doit penser et se comporté en leur société. N'hésitant pas à insulter au passage d'arriérées les autres cultures. Passons.

Il est cependant rigolo que ces personnes pour qui visiblement le mariage n'est qu'une plaisanterie se voient en situation d'en refuser l'annulation. Il n'est plus question d'un engagement à vie, ni d'un rapport de confiance, condition essentielle d'un engagement libre permis historiquement en occident par le christianisme et non pas je ne sais quel coutume payenne folklorique. En revanche il est question d'imposer ce mariage , qui deviendrai donc un mariage forcé, pour respecter les nouveaux enjeux culturels, qui n'ont aucune raison d'être moins sujets à bigoterie que les anciens. Ces deux personnes devraient donc se voir imposer la vie commune pour satisfaire le bien-pensisme. Quel retournement de situation !

Cependant ce qui me frappe le plus dans ce que j'ai lu, c'est étangement ce qui fait le moins débat. Deux affaires médiatisés coup sur coup reviennent mettre sur la table l'hymen de ces dames. Je suis heureux que certains auteurs de blogs essayent de maintenir un débat de qualité, cependant il me semble que l'on tombe assez souvent dans le glauque. Loin du respect de la femme qui requierait auparavant que certaines choses restent dans le domaine de l'intime, la liberté semble maintenant passer par l'étalage. Livrées à l'opinion, les moeurs sont jugées sur la place publique, la vie intime est reglée par le qu'en dira-t-on. L'on n'arrêtera donc jamais le progrès ?

"On élit déjà les présidents de la république par acclamation populaire via télévision et magazine people interposés; est-ce aussi ainsi que désormais la justice sera rendue ?"

Mais à travers les moeurs se sont le droit et la religion qui sont visés par ces deux faits divers joliment mis en reliefs. L'opinion publique dont le guidage et le bridage sont habilement maintenus par certains médias se voit maintenant maître de la justice. Du moins c'est l'illusion vendue en bonus. Par d'habiles sensibilisations du publics le garde des sceaux peut maintenant intervenir dans la vie privée, repoussant toujours un peu plus la limite du droit d'ingérence de l'état sur l'individu. Peut-être pour faire oublier le pouvoir occulté de l'élite sur la collectivité que symbolise l'état. Les mêmes qui hurlent au loup contre le président lui demandent d'intervenir humanitairement contre une minorité de la population dont ils prétendent pourtant défendre les droits sans respecter les choix. Du Kouchner appliqué en politique intérieure. Je remercie ceux qui l'ont remarqué de m'avoir mis la puce à l'oreille.

Cependant j'aimerais rappellé ici que le mariage est une institution dont le but est de proteger la femme. Des maris volages. Des enfants sans pères. D'une vie dans le besoin. La dot dans la religion musulmane doit permettre l'indépendance financière de l'épouse, la charge  de la famille revenant au mari. Aujourd'hui certaines choses changent. D'autres non. Combien de mères seules ? Combien de femmes qui ont du mal à boucler les budgets ? Combien de célibataires hommes et femmes qui cherchent quelqu'un de serieux ? Combien d'enfants malheureux des séparations ? Combien de temps encore marcherons nous vers la pauvreté en suivant les mirages du progrès dont quelques marchands ont si habilement fait la réclame ?

Disgression personelle à l'i,ttention de ceux qui veulent l'entendre
Mais avec mes faibles notions de théologie me vient l'idée suivante. Il n'est pas fortuit que cette affaire de mariage mette en jeu le rapport intime entre le peuple et ses dirigeants. Dans la Bible les affaires de mariages sont à l'image d'affaires d'un autre niveau, spirituel le plus souvent mais aussi politique. La fiancée c'est Israel, qui est promise au Messie à son retour. Et Babylone c'est la prostituée qui se vautre avec le pouvoir. Les deux sont probablement deux images de l'église, selon l'adage cher à Ivan Illich "corruptio optimae qua est pessima", la corruption du meilleur devient ce qu'il y a de pire. Quand Israel part d'Egypte, elle en part avec les richesses des égyptiens, c'est à dire avec sa dote, qu'elle peut légitimement réclamer car elle n'a pas été traité justement par Pharaon. Dans notre affaire le mari refuse la femme car elle appartient à un autre. Et c'est cette décision qui est remise en cause. L'état ne peut accepter qu'une partie appartienne à un autre. Tous doivent être soumis, tel est l'ancienne - et pourtant si actuelle - religion du pouvoir terrestre, il ne doit plus y avoir un reste.




Deuxième vague :

Quelques questions que personne ne pose, pour faire travailler l'esprit critique à géometrie variable.

La loi est-elle toujours bien faite ?
La loi est-elle bien faîte en l'occurence ?
Le juge peut-il, dans une affaire où les deux parties sont d'accord, appliquer la loi de telle façon à ce que tout le monde ressorte satisfait de l'audience ?

Je pose ces questions parce que combien d'entre vous n'ont jamais supplié un gendarme de "comprendre" ou encore accuser l' "arbitraire" de leur être défavorable, ou tenter d'arranger une situation en faisant appel à l' "intelligence" de l'autorité ou des personnes en cause ?

Que voulez un arbitraire qui ne satisfasse personne, un juge qui ne prenne aucun risque, ou un juge qui prenne ses responsabilités et tranche le cas au mieux pour tout le monde ?

Merci pour l'exemple de la personne qui aurait menti sur sa forte poitrine. (C’est fou comme en imaginant que le mariage soit annulé parce que Lulla, fausse blonde à (fausse) forte poitrine, a menti à Ricco sur ces attributs peut resituer le débat, je trouve ;-) …) On pourrait en trouver d'autres. Ce qui me choque c'est qu'une personne handicapée pourrait être placée au rebus alors qu'elle ne peut rien à son cas. Alors qu'une personne qui a agit de son propre chef devrait être défendue. Les actes ne font pas parti des qualités essentielles de la personne ? En quoi une personne qui aurait menti sur un précédent mariage est-elle différente d'une personne qui a menti sur une précédente relation ? Et si je cache à une pacifiste que j'ai été soldat ? A une juive que j'ai été antisémite ? A mon futur mari (musulman, qui plus est) que j'ai eu une autre vraie relation dans ma vie ?

Bien sur l'amour et le pardon devraient triompher de la tradition et du pêché. C'est le message du christianisme, celui du judaïsme, et aussi celui de l'Islam, n'en déplaisent aux musulmans et à leurs detracteurs. Mais la religion demande aussi à l'homme d'être responsable et de faire ses choix. Il doit donc être libre. De pardonner - et quel couple fonctionne sans le pardon ? - ou de refuser le mensonge. En son âme et conscience. Nous ne devons pas décider à leurs places. Sinon où est la liberté ?

Que les juristes purs de toute intention m'excuse de demander de réflechir aussi à l'esprit de la loi. Mais je demande combien de ces personnes "choquées" font simplement de l'islamophobie, se prévalant de leur bienséance d' "êtres civilisés" pour qui le mariage et la fidelité sont des archaïsmes dangereux. Je leur demanderai simplement de respecter la liberté des autres, sachant que la liberté religieuse est un des acquis fondamentaux qui disparaït sous leurs assauts rêpétés. 

Remarque : On connaissait l'opposition entre l'être et l'avoir. Il faudrait introduire une opposition entre l'être et le faire. Autour de la liberté, de la responsabilité, du droit à la critique et du racisme. Je developperai plus tard.
par Desbabas publié dans : Démystification
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Mardi 3 juin 2008
Bien plus que le patronat, c'est le système bancaire qui nous exploite. Je vous explique ici comment. Cependant cela pourrait être encore pire, c'est pour cela qu'il faudra encore se mefier des réformateurs. En effet pour le rendre plus juste, on pourrait imposer de le rendre plus "sûr", c'est à dire de marquer chaque humain d'un code barre électronique pour "authentifier" les transactions.

Edité le 4.07.07 : ajout du lien vers Incursion dans un domaine trop réservé, travail collectif très complet sur le sujet.

Voir aussi sur le même sujet


1. L'Escroquerie : création monetaire et interêts

3 bonnes raisons qui font que les banquiers contrôlent le monde :

1. Les banques créent de l'argent ex-nihilo. Ce sont elles qui ont le pouvoir de creer la monniae scripturale, au moins 90% de la masse monétaire.


Ce système fonctionne parce qu'une personne laisse en général 90% de son argent sur son compte. (voir Je veux la terre plus 5%). Donc la banque n'est pas obligée de posseder réellement cette somme. C'est le système que l'on appel la multiplication du crédit. Voir Monnaie, crédit, capital financier .

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2. Les banques réclament de l'interêt sur l'argent qu'elles fabriquent. Donc quand il existe dans le monde une certaine somme, il y a toujours une somme supérieure qui est réclamée par les banques. Schématisons :


* une banque prête 100e à Pierre et 100e à Jean.
* pednant l'année Pierre et Jean font des echanges et se retrouvent l'un à 120e et l'autre à 80e
* Pierre peut payer les 105e à la banque (100 + 5%) il lui reste maintenant 15e, sa part
* Jean doit maintenant 25e à la banque (20 qu'il ne peut pas payer + ses interêts)
* la banque à maintenant 185e + 25 des dettes de Jean = 210e or au début elle n'avait rien, et elle a fourbnit peu de travail (aucun qui n'apporte une plus value materielle). Elle a simplemet tenu les comptes des dépots et transferer les echanges de l'un à l'autre dans ses livres. Et peut maintenant reclamer "son dû". Voire l'île des naufragés.
* Il est évident que tout le monde ne pouvait pas payer ses dettes. La banque met en circulation 200e seulement. Cependant, à la fin de l'année, elle en demande 210. Cette représentation schématique est valable à grande echelle. Chaque emprunt qui augmente la masse de monnaie scripturale augmente en même temps (et un peu plus) la masse monétaire qui est "due" aux marchés. Il n'y a jamais eu assez d'argent pour rembourser les banques, et il n'y en aura mathematiquement jamais assez.


3. Elles ont le pouvoir de choisir où l'argent est investit en accordant ou refusant les prêts.


En gros elles tiennent le robinet qui alimente les entreprise. Il faut savoir que la plupart des entreprises ne peuvent se developper qu'en empruntant. Un exemple en passant : le journal Le Monde s'est récemment endetté de façon importante, en grande partie pour construire son nouveau siège.


Le problème du "trou noir" et son exemple : la dette de l'état


On s'aperçoit donc qu'à partir de 100€, le système bancaire peut fabriquer 562€. Tout en facturant des interêts à chaque étapes. Si ces interêts ne sont que la cerise sur le gateau pour les banques, au niveau global, ils créent un "trou noir" qui permet aux banques d'absorber petit à petit toute la richesse réelle, contre des chiffres "virtuels" sur des disques durs.

C'est pour cela qu'il n'y a jamais assez d'argent, que toutes les économies et toutes les entreprises sont forcées de s'accroîte ou de siparaître. Ce système fait qu'il y a toujours des banqueroutes et des hypothèques. Contre un service "immateriel" les banques acquierent petit à petit la totalité de la propriété privée. Ce qui explique qu'une infime minorité de personnes possèdent la moitié de la planètes (j'évite les chiffres sensas', ils risquent d'être faux à l'heure où vous lirez l'article).

En effet les interêts ne sont pas remboursables, car il n'y a pas assez d'argent en circulation pour les payer. Ils courent et recourent donc indéfiniment, augmentant artificiellement la dette. Vous connaissez déja ce problème avec la dette du tiers monde. Les pays qui sont encore endettés ont pourtant remboursé plusieurs fois l'argent qui leur avait été prêté. Depuis la situation s'est empirée : les pays riches aussi sont endettés envers les marchés financiers (les grandes banques). En France l'endettement de l'état est énorme et menace le principe de redistribution par l'impôt. Or cet endettement ne tient quasiment qu'aux interêts : 


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En France, d'après Etienne Chouard c'est depuis 1974 que l'état emprunte avec interêts aux marchés financiers. Avant cette date, quand il avait besoin d'argent, il empruntait directement à la Banque de France, et remboursait sans les interêts. Depuis Maastricht, et surtout le "mini-traité", il est impossible de faire marche arrière, même si de toute façon aucun homme politique, ni de gauche ni de droite, ne l'avait jamais proposé depuis 1974.

Une selection de textes :



Le cas américain (mauvais résumé de  L'escroquerie monétaire mondiale) :


Les américains eux aussi sont surendettés. Cet endettement ( 6 500 milliards de dollars (58,5 % du PIB ) correspond à un équivalent de dollars emis à l'étranger (reconnaissance de dettes en promesse papier). 80% des dollars se trouvent à l'exterieur des USA car : les grands marchés ( notamment le pétrole ) sont en dollar (d'où la guerre en Iraq quand Saddam a fait passer les ventes de petrole en euro), les reserves mondiales également (90% des reserves de la banque centrale européenne et de celle du Japon) . Donc personne n'a interêt à spéculer contre le dollar, à moins de vouloir se saborder avec, ce qui explique que la planche à billet tourne sans faire chuter la valeur.

Le plus fin, c'est que quand le dollar va chuter, c'est la dette américaine qui va chuter d'autant, et les pays crediteurs ( le Japon principalement je pense, mais aussi l'Europe, bref tous ceux qui ont des dollars) qui vont se faire avoir. Si la valeure du dollar diminue de moitié, la valeur de la dette américaine (en dollar) diminue de moitié aussi.

Donc les marchés financier qui ont monté cette escroquerie seront gagnant. En échange de dollars papiers, les USA achètent les matières premières nécéssaires à leur expansion. A la fin des conflits la dette sera partagée entre tous les béligerants, récompensant ainsi ceux qui se sont surendettés, comme cela a eu déja lieu à la fin de la guerre franco-anglaise au Canada.

Le truc c'est que cela se sait depuis très longtemps. Par exemple le livre secret of the federal reserve . Car la reserve federale, (comme la banque européenne)  est une entreprise privée .

Ce sont probablement de grandes banques d'affaires comme Morgan et Rotschild qui tirent leurs marrons du feu. En effet derrière les marchés financiers il y a bien des personnes physiques ! Ces masses d'argent ne sont pas anonymes, elles appartiennent forcément à quelqu'un ! Une petite minorité possède le monde, mais cela vous le saviez déja.

Deux présidents américains voulurent garder l'emmission de monnaie dans le giron de l'état, en emmetant une monnaie libre d'interêts. Ce sont les présidents Abraham Lincoln et JF Kennedy. Ce sont les deux seuls présidents américains assassinés.


L'or


L'or est une valeur stable (voir en constante augmentation en ce moment). Plus de renseignement ici :
the privateer .

Lu sur un blog :

Pendant ce temps la Banque de France vend nos réserves d'or!.

Malgré les ventes massives des banques centrales qui ont signé l'accord de Washington (1999-2004) et l'accord de Bale (2005-2010), L'once d'or est passée de 250$ à 600$ en juste quelques années.

Le marché financier international (et ses montagnes de produits dérivatifs) est au bord du gouffre.

Nos réserves d'or représentent la seule défense efficace en cas de crise.. et suite aux pressions de Mr Sarkozy (alors Ministre de l'économie et des finances)sur Mr Noyer (Banque de France)..

nous bradons!
Quand Sarkozy a vendu des réserves d'or de la france pour rembourser des interêts, c'était une enorme bêtise, qui prouve encore une fois le côté malsain de son alliance avec ce que l'Amérique a de pire.

D'ailleurs les suisses aussi sentent que c'est une erreur :
Nous perdons peu à peu notre liberté. Lire aussi Adieu l'or, qui raconte comment la Suisse fût obligée d'abandonner son lien avec l'or, ce qui met son économie en danger à terme.

En fait l'or se retrouve de plus en plus concentré dans des mains américaines, en echange de bout de papiers appellés dollars qui ne vaudront bientôt plus rien !

Le prix de l'or lui grimpe, il a plus que doublé depuis 2001 !

Le traité constitutionnel européen


L'un des majeurs problème du TCE, c'était d'ancrer tous ces principes économiques néfastes dans la constitution. Jusqu'à présent ils sont plus ou moins connus, plus ou moins légaux, mais ils sont révocables (ok, dans un autre monde ou l'on choisirait notre politique, mais quand même). Or avec le TCE, ils devienent gravés dans le marbre, et c'est pour moi le principal soucis de ce traité.

Sur le site mondialisation.be :
A propos de l'article 104

et aussi :
Relatif a la constitution


L'interdit visant les interêts

Au moyen age, il était interdit de prêter de l'argent en demandant des interêts. En effet l'usure et le prêt à interêt sont interdit autant dans la Bible que dans le Coran. Cela s'inscrit dans la volontée constante dans ces textes de lutter contre la pauvreté :

Lévitique 25,35-36 :

Si ton frère devient pauvre, et que sa main fléchisse près de toi, tu le soutiendras ; tu feras de même pour celui qui est étranger et qui demeure dans le pays, afin qu'il vive avec toi.
Tu ne tireras de lui ni intérêt ni usure, tu craindras ton Dieu, et ton frère vivra avec toi.
Tu ne lui prêteras point ton argent à intérêt, et tu ne lui prêteras point tes vivres à usure.


Ce sont les règles données par YHWH après avoir sortit les hébreux de l'esclavage en Egypte. Pour préserver leur nouvelle liberté, Il leur interdit tout les moyens d'oppressions.

Ezechiel, chapitre 18
Quiconque est juste, pratique le droit et la justice,
ne mange pas sur les montagnes et ne lève pas les yeux vers les ordures de la maison d'Israël, ne souille pas la femme de son prochain, ne s'approche pas d'une femme en son impureté,

n'opprime personne, rend le gage d'une dette, ne commet pas de rapines, donne son pain à qui a faim et couvre d'un vêtement celui qui est nu,
ne prête pas avec usure, ne prend pas d'intérêts, détourne sa main du mal, rend un jugement véridique entre les hommes,
se conduit selon mes lois et observe mes coutumes en agissant selon la vérité, un tel homme est juste, il vivra, oracle du Seigneur YHWH.

Dans le Coran, il en est rigoureusement de même :

"Dieu a permis la vente et a interdit l'usure." (Coran, S. 2 - La Vache, v. 275).

"Croyants ! Ne pratiquez pas l'usure, doublant ainsi vos profits." (Coran, S. 3 - La famille d'Omran, v. 130).

La tradition musulmane insiste sur le caractère injuste de cette pratique. Le prêteur, placé dans une position de force par rapport à l'emprunteur s'appuie sur la difficulté de ce dernier pour s'enrichir sans fournir le moindre effort. Ceci est aussi loin que possible de : la justice, la fraternité et la générosité, principes fondamentaux de l'Islam.  Introduction au système bancaire islamique
A noter cependant la différence entre le Coran, dans lequel seulement prêter avec interêt est interdit, et les haddiths ( pour simplifier sauvagement : la tradition) qui interdisent également de souscrire un prêt à interêt.


2. Monnaie mondiale et puce Verichip : la deuxième couche


Ce problème est longtemps resté propre aux "conspirationistes", terme employé pour décrié ceux qui croient que le pouvoir manipule l'économie et le politique. Pourtant avec le NON à la constitution, une certaine publicité a été donné au problème de la banque centrale.

Ces mesures sont à la fois défendues par les groupes de reflexion fincanciers et par des "contestataires" comme Pierre Boccara du PCF ou
André-Jacques Holbecq et son ecosociétalisme. Il y a une convergence pour demander une monnaie unique, très securitairement contrôlée par l'état.

Les mesures proposées pour combattre cette injustice sont les mêmes que celle attendues par le marché :

  • 1. une monnaie mondiale unique. l'aboutissement de l'ouverture des marchés au capitalisme 
  • 2. la création d'une instance internationale pour : assurer la mise en place de cette monnaie, l'imposer à tous et sécuriser son utilisation.

Cette instance qui risque de se presenter comme "neutre" en étant purement technique ou purement économique, aura de fait un controle énorme sur le commerce et à travers lui sur beaucoup de choses. Or ne me dites pas qu'il y a aura un controle démocratique de la population sur ce pouvoir. Soit ce pouvoir sera totalement indépendant d'un contrôle poltique, soit il sera controlé par une succursale de l'ONU, c'est à dire par les chefs d'états, et à leurs tête les dirigeants des pays riches.

Mais le noeud du problème, c'est que cette monnaie, que certains veulent purement électronique, aura besoin d'être "sécurisée". Or d'experience, sécurité, on sait que cela veut dire flicage, fichage. Pour assurer la sécurité des transactions, et aussi l'identification pour le commerce par internet, vont se mettre en place de nouveaux moyens de paiement, ce sera très probablement le moment d'imposé les puces RFID et Verichip.

C'est à dire d'apposer sur chaque être humain une sorte de code barre électronique. Celà correspond tout à fait aux demandes d'IBM d'un système global d'identification des personnes. En effet IBM participe au projet Verichip
Il existe bien malheuresement un antécédant historique d'un tatouage sur le bras relié à un des tous premiers système informatisé. C'était déja l'oeuvre d'IBM.

Ce qui se prépare c'est un monde ou tous les deplacements, les achats, seront informatisés, tous les hommes pucés (comme on le fait déja sur les animaux) pour mieux les contrôler. Il y a plus de 1900 ans, Jean avait écritqu'en ces jours là :

Apocalypse, chapitre 13 :

Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu'il lui était donné d'opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l'épée et qui vivait.

Et il lui fut donné d'animer l'image de la bête, afin que l'image de la bête parlât, et qu'elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent tués.

Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front,

et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque,
le nom de la bête ou le nombre de son nom.

C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête. Car c'est un nombre d'homme, et son nombre est six cent soixante-six.



3. Un état totalitaire au service des puissants


Derrière cette contestation légitime du système économique, se profile une solution étatiste, reposant sur le mythe, présents même dans les milieux contestataires que l'état est la collectivité. L'état c'est nous, le peuple nouveau Louis XIV, c'est du rêve. En fait cette idéologie d'une contrôle total de l'état sur l'économie, justifiée par la même dénonciation des milieux financiers, a servi au XXe siècle à construire les deux grands totalitarisme : le national-socialisme et le communisme d'URSS. Voir
Partie I : Le nazisme et le capital - Wottan et Mammon .

Parallèlement à cette prise en charge douteuse de l'économie par l'état qui se prépare, c'est aussi par les moyens technique la fonction policière de l'état qui se renforce. En témoigne ce qui se passe outre-atlantique où les américains sont en train de se faire avoir tout doucement par une dictature fédérale, dont l'un des éléments révélateur est la FEMA, qui s'est révélée pendant le cyclone Katrina .


La réalité est plus contrasté. S'il existe des modes d'élections représentative, l'état, c'est toujours l'état. Essayez d'expliquer à Monsieur l'agent qu'il est votre employé, au fisc, ou encore expliquez aux ASSEDIC qu'ils sont là pour vous rendre service, après toutes vos années de cotisations, vous comprendrez rapidement que vous n'êtes pas l'état et que l'administration vous administre vous, et surement pas l'inverse. La notion de collectivité s'envole avec la destruction du lien social dans la société industrielle.

Derrière certaines contestations dites "de gauche" se profile la toute puissance de l'état, au service des puissants. Et derrière l'idéologie de droite, et le pseudo-libéralisme, c'est pareil. Bien finie l'époque ou liberalisme signifiait l'interdiction des monopoles et moins de pouvoir  aux autorités. Aux USA, censés être les champions du libéralisme, le rôle de l'état se renforce, et ce n'est pas forcément un progrès social.

Contrôle de l'économie, torture, prisons secrètes, fichage des étrangers, des handicapés, eugénisme déguisé en progrès médical, idéologie sécuritaire raciste et étatiste, rafles, construction d'un homme nouveau grâce à la technique, les références sont claires, je me demande à quel point il faut être absorbé par son bouleau pour ne pas les voire. Notre ami Sarkozy et son ami Georges W posèrent ensemble en photo, soutien de celui-ci à la campagne de celui-là. L'alliance est claire, allez donc feuilleter la biographie de la famille Bush dans les e-books pour voir comment Prescott Bush, l'illustre grand-père, gagna ses lettres de noblesses.

Mefions nous donc, que nos critiques légitimes de ce monde injuste ne soient pas récupérées pour mettre en place le nouvel ordre mondial cher à nos illustres pompiers pyromanes. C'est vraiment pour vous inciter à vous méfier des solutions proposées que j'ai écrit cet article. Le remède peut s'avérer bien pire que le mal qu'il est censé guérir.


C'est aussi une bonne nouvelle et un avertissement. La bonne nouvelle c'est que contrairement à ce qu'on nous a appris les lois divines protegent le peuple quand elles sont respectée, et qu'il y a toujours un secours a attendre de YHWH pour ceux qui le craignent. L'avertissement, c'est que si nous suivons ceux qui nous exploitent dans leur lutte contre Dieu, ils nous en exploiterons d'autant plus, et que Lui se retournera surement contre nous au jour du jugement.

Avenir sombre ? Pas plus que le passé. Rejouissons nous maintenant, car qui sait de quoi deman sera fait.

Ecclesiaste :

11:4  Celui qui observe le vent ne sèmera point, et celui qui regarde les nuages ne moissonnera point.
11:5 Comme tu ne sais pas quel est le chemin du vent, ni comment se forment les os dans le ventre de la femme enceinte, tu ne connais pas non plus l'oeuvre de Dieu qui fait tout.
11:6 Dès le matin sème ta semence, et le soir ne laisse pas reposer ta main ; car tu ne sais point ce qui réussira, ceci ou cela, ou si l'un et l'autre sont également bons.
11:7 La lumière est douce, et il est agréable aux yeux de voir le soleil.
11:8 Si donc un homme vit beaucoup d'années, qu'il se réjouisse pendant toutes ces années, et qu'il pense aux jours de ténèbres qui seront nombreux ; tout ce qui arrivera est vanité.
11:9 Jeune homme, réjouis-toi dans ta jeunesse, livre ton coeur à la joie pendant les jours de ta jeunesse, marche dans les voies de ton coeur et selon les regards de tes yeux ; mais sache que pour tout cela Dieu t'appellera en jugement.
11:10 Bannis de ton coeur le chagrin, et éloigne le mal de ton corps ; car la jeunesse et l'aurore sont vanité.


Voir aussi sur le même sujet



par Antoine publié dans : Démystification communauté : Novus ordo Seculorum
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Vendredi 7 mars 2008

Après pas mal d'absence et de travail sur un autre projet, je recommence l'article sur l'antisémitisme.

Introduction

L'antisémitisme est un sujet complexe, un peu chausse trappe, mais comme les OGM à propos de l'industrialisation, c'est un levier utile pour comprendre les relations politiques et religieuses de notre monde. 

Parceque la démystification de ce sujet est essentiel pour qui veut comprendre les conflits qui se préparent, je fait l'effort de réécrire cet article aujourd'hui.

Nous verrons d'ailleurs les multiples rapports, parfois surprennant et innatendus, entre les trois monothéismes, l'antisémitisme, le paganisme, les nationalismes, Wall Street et les guerres.

De toute ces facettes, l'accent sera mis sur la dimension religieuse de l'antisémitisme. En effet cette dimension est souvent sous-estimée (pour l'holocauste en particulier) ou trompeuse, du fait de l'amalgame judaïsme - identité juive - sionisme, qui sont trois consepts pourtants très différents.

Il y a bien sur un aspect fincancier non négligeable, surtout à l'extrême droite où l'affirmation "les juifs contrôlent tout" permet d'expliquer de façon caricaturale la domination financière. Histoire parfois de passer sous silence les rapports de l'extrême droite avec le patronat ou le capital.

Il y a aussi un antisémitisme arabe, lié en partie au conflit du proche orient, en partie à certains points de théologie musulmane. Mais également une islamophobie rampante en occident, qui rappelle l'antisémitisme nazi par de nombreux points.

Autre point important, l'antisémitisme et la liberté d'expression, on a parfois l'impression que l'antisémitisme empêche toute critique de l'état d'Israel, et de permettre de bailloner certaines voix contestataires en criant au loup quand il n'y a pas forcement lieu d'être. Pourtant nous verrons que les critiques les plus perspicaces de l'état d'Israel viennent de manière innatendue de l'interieur même d'Israel, des "hommes en noir" et des nouveaux historiens.

De façon plus subtile, I'antisémitisme contribue à l'idée que les religions sont à l'origine des guerres, et rejoint là l'islamophobie et la christianophobie, notamment dans le contexte du proche orient et du retour de la sémantique des croisades.

J'éspère que cet article permettra d'élucider nombre de questions sur ce sujet pointu. Il est constitué de quatres parties, seules les deux premières sont aboutits pour le moment.

Série "les enjeux de l'antisémitisme" : 
1. Partie I : Le nazisme et le capital - Wottan et Mammon
2. Partie II : Israël et le sionisme - le nationalisme contre la religion
3. Partie III : L'Islam, l'islamophobie et l'antisémitisme
4. Partie IV : le New Age et la fin de la laïcité

 

par Desbabas publié dans : Démystification communauté : Novus ordo Seculorum
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