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Démystification

Lundi 1 janvier 2007
Comment ils vont nous faire accepter leur Nouvel Ordre Mondial :

  • " Aujourd’hui, si des troupes des Nations-Unies entraient à Los Angeles pour restaurer l’ordre, les américains seraient outragés; demain ils en seront reconnaissants. Ceci serait spécialement vrai si on leur disait qu’une attaque venant de l’au-delà menaçait leur existence. C’est alors que tous les peuples de la terre prierait leurs leaders de les délivrer de ces méchants. La chose que tous les hommes craignent, c’est l’inconnu. Quand ce scénario leur sera présenté, ils seront prêts à abandonner leurs droits individuels pour leur bien-être, garanti par leur gouvernement mondial… "
H. Kissinger parlant à la réunion des Bilderbergers le 21 mai 1992 à Évian, France. A son insu, son discours fut enregistré par un délégué Suisse


Voici comment finalement vos dernières libertés s'effondreront : la peur des extra-terrestres.

Pour les croyants, c'est peut-être le moyen par lequel les rois du monde convaincront  l'humanité d'aller se battre contre le retour du Messie à Har-Meggido.
Par Antoine
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Lundi 1 janvier 2007
La psychanalyse a rencontré des critiques dès sa naissance. Les thèses de Freud ont provoqué l'opposition de scientifiques, médecins, philosophes et psychologues de son temps. En effet : * il contestait la suprématie de la conscience et de la volonté : le sujet philosophique et moral n'était plus l'axe central du sujet psychologique, puisque une part essentielle est sous l'emprise de l'inconscient ; * il proposait une compréhension des troubles psychologiques hors de la sphère biologique : la « réalité psychique » est un concept que des médecins refusaient ; * il plaçait au centre du développement psychique, et dès l'enfance, les conflits dans le développement de la sexualité infantile, il était reproché à Freud de remettre en cause l'innocence de l'enfance. Sommaire * 1 Mise en perspective * 2 Critiques de la validité scientifique o 2.1 La réfutabilité + 2.1.1 L'applicabilité du critère de démarcation + 2.1.2 Le problème du déterminisme psychique absolu et de l'apriorisme # 2.1.2.1 La thèse de Popper # 2.1.2.2 Déterminisme « psychique absolu » # 2.1.2.3 Déterminisme psychique et apriorisme o 2.2 Ethnographie, sciences sociales o 2.3 Critique de la population étudiée o 2.4 Critiques relatives à la légitimité du psychanalyste o 2.5 L'impact scientifique de la psychanalyse * 3 Critiques historiques et politiques o 3.1 Critique par le régime nazi + 3.1.1 Sigmund Freud face à l'antisémitisme o 3.2 Critiques marxistes * 4 Critiques éthiques et religieuses o 4.1 L'accusation de subjectivisme, et de mensonge o 4.2 Un mouvement parfois qualifié de « sectaire » o 4.3 Le problème des rapports à l'argent o 4.4 Critiques de nature religieuse * 5 Critiques psychologiques o 5.1 Critiques de la métapsychologie o 5.2 Critiques de l'école française de psychologie clinique o 5.3 Critiques cognitiviste, des neurosciences, etc. * 6 Critiques psychanalytiques o 6.1 Critiques d'anciens disciples de Freud o 6.2 La position de Lacan o 6.3 Inconscient individuel et collectif o 6.4 Méthode psychothérapique * 7 Autres critiques * 8 Contextes et enjeux des critiques * 9 Notes et références * 10 Voir aussi o 10.1 Bibliographie o 10.2 Liens internes o 10.3 Liens externes Mise en perspective * Les critiques de Freud et de la psychanalyse furent jusqu'à aujourd'hui extrêmement nombreuses et variées. Il est parfois difficile de distinguer les critiques qui portent sur Freud lui-même (sa personnalité, son manque de rigueur supposé) de celles qui portent sur la psychanalyse, discipline dont les bases théoriques ont considérablement évolué au cours du siècle amenant à des écoles, des théorisations, des pratiques, fort différentes les unes des autres aujourd'hui. Ceci fait que certaines critiques adaptées à la psychanalyse "des débuts" ne le sont plus aujourd'hui. Un grand nombre de critiques apparaissent dirigées contre Freud lui-même avec l'idée qu'attaquer le fondateur pourrait mettre à mal l'édifice. * Le débat sur la psychanalyse s'est radicalisé depuis les années 1980, à partir de la parution en 1984 du pamphlet de Jeffrey Masson, Le réel escamoté (The Assault on Truth). Freud y était décrit comme un truqueur et un menteur, qui avait de plus contribué à perpétuer l'oppression féminine en refusant de croire en la réalité des agressions sexuelles infantiles rapportées par ses patientes, récits qu'il considérait comme des productions de l'inconscient. La polémique s'est intensifiée pendant les dix années suivantes, si bien qu'on a parlé de Freud Wars. La polémique fut si intense que le Congrès américain décida en 1995 du report d'une exposition consacrée à Freud sous la pression d'historiens et d'épistémologues [1]. Ce groupe hostile à la psychanalyse et à Freud et qui se désigne souvent sous le terme de Freud scholars comprend des chercheurs et des polémistes issus d'horizons différents et qui appliquent à la psychanalyse des critiques virulentes selon différents modes d'approche : historique, épistémologique et thérapeutique. * Ces Freud Wars ont, plus récemment encore, essaimé vers le monde francophone sous la forme de la parution d'un ouvrage : Le Livre noir de la psychanalyse, qui reprenait les critiques des Freud scholars et d'auteurs français. Suite à cette parution, un vif débat s'est engagé. Critiques de la validité scientifique Dans les années 1970 mais encore aujourd'hui, la psychanalyse a une influence considérable, au point d'être présente dans les programmes de philosophie de la classe de terminale du système éducatif français, et dans les magazines grand public. Cette situation est déplorée par ceux qui lui contestent le statut de science du fait que la théorie psychanalytique ne se présenterait pas comme «réfutable» au sens où l'entend Popper dans la Logique de la découverte scientifique (1934). La psychanalyse est d’ailleurs une des disciplines que conteste la zététique [2], par, en grande partie, la critique épistémologique. La réfutabilité Article détaillé : Réfutabilité. Avec Karl Popper, peut-être le plus important épistémologue, ces critiques estiment que la psychanalyse n'est pas une science issue d'une forme de recherche expérimentale. L'argumentation de Popper porte principalement sur le fait que, dans la cure analytique, toute dénégation peut être remise en question et être considérée comme une défense de la personne à l'égard d'une interprétation du psychanalyste. Prévenant par avances ses critiques, la psychanalyse serait donc irréfutable or Karl Poper a élevé la réfutabilité (en anglais : falsifiability) au rang de critère décisif de scientificité. Est scientifique une explication qui est réfutable et non l'inverse comme le préjuge une conception primitive de la science que partageait Freud. Au terme de son raisonnement, Popper écarte la psychanalyse des sciences au même titre que l'astrologie. En effet, pour réfuter l'hypothèse centrale de la psychanalyse qui affirme que le refoulement des pulsions ou traumas dans l'inconscient est la cause de certains troubles ou certains actes non intentionnels, il faudrait pouvoir montrer que dans certains cas, l'arrivée à la conscience des souvenirs traumatiques incriminés (fin ou absence du refoulement) n'entraîne pas la disparition des troubles. Or, c'est impossible, puisqu'il est toujours possible d'affirmer que les troubles persistent à cause de résidus inconscients "non liquidés" qui sont par nature impossibles ou difficiles à atteindre. Par conséquent, l'hypothèse d'un lien de causalité entre refoulement et névrose ne peut être réfutée. Sans cette hypothèse, il est parfaitement possible de rejeter l'hypothèse de l'existence d'un inconscient freudien (qui diffère de l'inconscient cognitif) qui reste, certes non réfutable, mais sans aucun fondement. En fait le raisonnement psychanalytique est plus ou moins circulaire, puisque pour montrer l'existence de l'inconscient, il faudrait pouvoir le connaître, et en faisant cela, il deviendrait conscient. Il est donc impossible d'observer l'inconscient et de démontrer son existence. Il ne s'agit que d'une hypothèse à laquelle on adhère par un acte de foi. Dans les fondements de la psychanalyse, Adolf Grünbaum démontre que Freud n'a jamais fourni la moindre preuve inductivement valide de ses théories. Toutefois, Grünbaum s'oppose avec vigueur contre la critique de Karl Popper selon laquelle la psychanalyse serait entièrement irréfutable, donc, de ce point de vue, non scientifique (Grünbaum précise qu'il serait possible de rendre certaines théories freudiennes réfutables par l'expérience moyennant des modifications). [3] « (…), je soutiens que dans la mesure où le flou des conséquences et/ou l’indétermination déductive militent contre la falsifiabilité empirique de la théorie freudienne, ils sapent sa capacité explicative aussi bien que sa confirmabilité inductive ».[4] L'applicabilité du critère de démarcation Article détaillé : Problème de la démarcation. Les freudiens, contestent, la généralisation à toutes les sciences de « la logique de la découverte scientifique ». Pourtant, Popper, défend qu’il ne peut y avoir, qu’une seule et unique méthode scientifique, procédant à l’aide de tests intersubjectifs, reproductibles et indépendants, par « conjectures et réfutations ». En effet, il pense qu'il est démontrable, que toutes les théories scientifiques, qui prétendent avoir une portée universelle, tout en ayant des pouvoirs descriptifs, explicatifs et prédictifs sur des phénomènes, doivent aussi avoir la forme logique d’énoncés universels au sens strict. C’est-à-dire, comme l’explique Popper, d’énoncés logiquement invérifiables, mais également logiquement falsifiables (ou réfutables). Il est à souligner que Popper a toujours précisé que son critère de démarcation était avant tout un critère logique de démarcation entre les énoncés scientifiques et les énoncés métaphysiques[5], et qu'il était toujours possible d'éviter une réfutation par le moyen d'hypothèses auxiliaires, ad hoc. "(...)la falsifiabilité, au sens du critère de démarcation, ne signifie pas qu'une falsification puisse être obtenue en pratique ou que, si on l'obtient, elle soit à l'abri de toute contestation. La falsifiabilité, au sens du critère de démarcation, ne désigne rien de plus qu'une relation logique entre la théorie en question et la classe des énoncés de base, ou celle des événements décrits par ces énoncés : les falsificateurs potentiels. (...) J'ai toujours soutenu, et ce dès la première édition de Logik der Forschung (1934) (...) qu'il est absolument impossible de prouver de manière décisive qu'une théorie scientifique empirique est fausse. (...) il est toujours possible de trouver certains moyens d'échapper à la falsification, par exemple en introduisant une hypothèse auxiliaire ad hoc (...); on ne peut jamais réfuter une théorie de manière concluante."[6] Le problème du déterminisme psychique absolu et de l'apriorisme Article détaillé : Déterminisme. En s'appuyant sur des écrits de Freud, il semble clair que celui-ci s'appuie sur le postulat déterministe. Il introduit le chapitre 12 de « Psychopathologie de la vie quotidienne » par les propos suivants : « La conclusion générale qui se dégage des considérations particulières développées dans les chapitres précédents peut être formulée ainsi : certaines insuffisances de notre fonctionnement psychique [...] et certains actes en apparence non-intentionnels se révèlent, lorsqu'on les livre à l'examen psychanalytique, comme parfaitement déterminés par des raisons qui échappent à la conscience.» [7] Plus loin dans le chapitre de ce même livre, Freud formule la fameuse expression de déterminisme psychique absolu : « (...)On sait que beaucoup de personnes invoquent à l'encontre d'un déterminisme psychique absolu, leur conviction intime de l'existence d'un libre arbitre. Cette conviction refuse de s'incliner devant la croyance au déterminisme.» [8] De plus, et malgré que l'on remarque que Freud parle de « certaines » insuffisances et actes, donc, a priori, d'un déterminisme psychique absolu qui ne s'appliquerait que dans certains cas concernant la causalité psychique et non dans tous les cas. Autrement dit que l'individu n'est pas, selon Freud entièrement soumis au principe du déterminisme qu'il propose. Mais après la lecture global de l'oeuvre de Freud, il semble qu'il s'y inscrive bien, c'est en tout cas l'avis des épistémologues critiques de la psychanalyse tel de Karl Popper. Il semble bien admis, par la plupart des critiques de Freud (et aussi par les psychanalystes), que le déterminisme psychique absolu a eu une importance considérable, pendant toute la carrière du père de la psychanalyse. Frank Sulloway : « Dans le travail scientifique auquel il consacra toute sa vie, Freud se caractérise par une foi inébranlable dans l'idée que tous les phénomènes de la vie, y compris ceux de la vie psychique, sont déterminés selon des règles inéluctables par le principe de la cause et de l'effet. (...) Qui plus est, que les réponses du patient fussent vérité ou fantasme, elles étaient toujours déterminées psychiquement, comme Freud l'expliquait devant la Société de psychanalyse de Vienne en 1910. » (In : « Freud biologiste de l'esprit ». Edition Fayard, page 87). La thèse de Popper Article détaillé : Karl Popper. D'après Popper[9], toute science, vise à la corroboration de lois universelles dont le but est de permettre la prédiction, l'explication, ou la description des phénomènes, autrement dit, toute science, selon Popper a pour but de montrer, comment ses objets d'études sont « déterminés » afin de pouvoir édifier des classifications, lesquelles permettent de discriminer les objets entre eux. En conséquence, la science vise donc à l'édification de lois précises, ou causales (donc déterministes) ou de lois fréquentistes (Popper explique que ces deux types de recherche ne sont nullement incompatibles)[10]. Karl Popper[11], fait la démonstration qu'il est impossible que la doctrine qu'il nomme « déterminisme scientifique », (à laquelle s'apparente le déterminisme prima faciae et absolu), puisse être dotée d'une quelconque valeur explicative, descriptive, et prédictive. Pour Popper, cette forme de déterminisme, n'est donc d'absolument d'aucune utilité pour la science et cela, à cause du problème logiquement insoluble du calcul des conditions initiales d'un projet de prédiction qui serait conforme aux exigences d'un tel déterminisme. A ce titre, Popper parle du « principe de responsabilité ». Selon ce principe, il faudrait, [12] « pouvoir rendre compte par avance de tout échec de la prédiction d'un événement avec le degré de précision voulu ; et cela, en montrant que nos conditions initiales ne sont pas suffisamment précises, et en établissant le degré de précision qu'elles devraient avoir pour que cette tâche de prédiction puisse être effectuée ». Popper affirme ensuite « qu'il ne suffit donc pas de dire que nous n'avons aucune théorie qui satisfasse au principe de responsabilité : jusqu'à présent, nous n'avons pas même la moindre idée quant au côté vers lequel l'on devrait chercher ». S'agissant plus directement de la psychanalyse, et de ses possibilités de prédiction en relation avec le postulat déterministe de Freud, Popper soutient que [13] « la connaissance que nous possédons de la psychologie d'un homme (...) peut nous permettre de prédire qu'il ne commettra ni un meurtre, ni un vol. Mais pour asseoir le déterminisme « scientifique », il faut beaucoup plus. Une fois les implications du déterminisme « scientifique » - et plus particulièrement celles du principe de « responsabilité » - pleinement saisies, l'on s'aperçoit que la connaissance psychologique, comme celle du comportement, nous l'avons vu, requiert un complément de connaissances physiologiques. Cela signifie, bien entendu, l'effondrement de l'argument psychologique ». Cet argument de Popper semble constituer une critique efficace de l'impossibilité d'un déterminisme psychique absolu, qui ne serait donc que psychique, ainsi que Sigmund Freud le souhaitait, afin de créer une « rupture épistémologique » (G. Bachelard) radicale avec la psychologie de son temps, faisant de lui le « Galilée » [14] de la psychologie. Déterminisme « psychique absolu » Freud a donc prôné un déterminisme psychique absolu[15], excluant tout hasard et « valable sans exception ». Il écrit que « Nous ne serons pas étonnés de constater que l'examen analytique révèle comme étant parfaitement déterminés, non seulement les nombres, mais n'importe quel mot énoncé dans les mêmes conditions. »[16] Ainsi, selon cette conception du déterminisme qui ne laisse aucune part au hasard, Freud devrait pouvoir, non seulement interpréter (comme il le fait dans « Psychopathologie de la vie quotidienne »), mais aussi expliquer causalement, ainsi que prédire[17] tous les nombres et tous les mots, si c'est bien une science de l'inconscient qu'il prétendait fonder. Le déterminisme psychique absolu implique donc la possibilité d'expliquer et prédire n'importe quel nombre ou mot composé d'autant de membres que l'on voudra, et ce, en excluant toute erreur aussi minime soit-elle. Des psychanalystes, tels Pierre-Henri Castel, on également remarqué les problèmes liés aux conceptions de Freud sur le déterminisme. Castel souligne, par exemple : « (...) La position de Freud, pour être conséquente, doit donc interpréter tous les phénomènes considérés en général comme fortuits, comme des produits du déterminisme psychique. Il n'est plus ici question du rêve ou du mot d'esprit, mais de la liste par définition indéfiniment ouverte des ratages qui attestent l'action d'un refoulement. »[18]. Déterminisme psychique et apriorisme Ce déterminisme psychique absolu est aussi a priori [19]. Cet apriorisme, (qui constitue le caractère crucial du déterminisme tel que Freud le concevait), relevé, notamment, par Timpanaro, est en effet nécessaire pour pouvoir permettre une technique thérapeutique fondée sur l'interprétation des associations dites libres [20], puisque pendant l'analyse, selon Freud, le patient doit dire tout ce qui lui passe par la tête (en effet, Freud écrit dans Cinq leçons sur la psychanalyse : « (...)il faut(...) qu'il dise tout ce qui lui vient à l'esprit, même s'il pense que c'est inexact, hors de la question, stupide même, et surtout s'il lui est désagréable que sa pensée s'arrête à une telle idée. S'il se soumet à ces règles, il nous procurera les associations libres qui nous mettront sur les traces du complexe refoulé » [21]). Si c'est donc bien l'ensemble des associations verbales, [ou non verbales comme par exemple des dessins ou des œuvres d'art] que la psychanalyse se propose d'expliquer à l'aide de ses lois causales strictes, en tant que ces associations seraient appréhendées comme libres, alors il est nécessaire pour la psychanalyse de disposer d'une théorie fondée sur un tel déterminisme permettant d'appréhender, a priori et sans aucun risque d'erreur puisqu'elle exclue le hasard, le libre jeu apparemment indéterminé et libre de toutes les associations verbales ou non verbales que peut faire le genre humain, sans que ces associations aient été classifiées au préalable, par des tests scientifiques. D'après Karl Popper, et aussi Jacques Bouveresse [22], aucun déterminisme de ce type, ne peut en réalité, permettre à la psychanalyse ou même à tout autre doctrine de réaliser les objectifs qu'elle se donne que ce soit sur le plan théorique, ou thérapeutique. On remarque que Freud exclue de la « vie psychique », toute possibilité d'arbitraire (c'est-à-dire, pour lui, de quelque chose de soumis au contrôle du libre-arbitre, donc de la conscience), et de fortuit, (c'est-à-dire, le hasard)[23]. Mais en excluant de façon aussi explicite le hasard au niveau d'une causalité inconsciente, Freud exclue aussi, logiquement, toute erreur de calcul que puisse faire l'inconscient, perspective invalidée par Karl Popper. Toute tentative thérapeutique est un projet de prédiction, puisque l'on prédit que par l'application de certaines techniques thérapeutiques soutenues par la corroboration de certaines théories universelles, le patient guérira de ses névroses, ou alors trouvera un nouveau sens positif à sa vie. Ainsi, et en se basant sur le déterminisme psychique absolu (et aprioriste), la psychanalyse devrait pouvoir réaliser, d'après Popper, des prédictions thérapeutiques, ou tout autre type de prédictions se rapportant au comportement et au psychisme humain, avec n'importe quel degré de précision stipulé à l'avance. Mais Jacques Bouveresse [24] propose, en s’appuyant (notamment) sur la critique du déterminisme « scientifique » élaborée par Karl Popper, que les théories freudiennes supposées détenir une valeur explicative, ne pourraient en réalité fournir les causes aussi strictes impliquées par l’affirmation d’un déterminisme psychique absolu et aprioriste (prima faciae), et, encore moins, donner lieu à de quelconques prédictions sur le psychisme humain, puisque la capacité revendiquée par Freud de fournir les causes d'un phénomène implique logiquement celle de pouvoir les prédire. En somme, et en reprenant les analyses de Lévi-Strauss et du marxiste Timpanaro, Jacques Bouveresse fait remarquer que la psychanalyse se rapprocherait beaucoup plus de la « magie concrète » que de la science, en raison, précisément, des ses positions favorables à un déterminisme strict excluant le hasard.[25] Cette critique, selon laquelle la psychanalyse ne serait qu'une « pensée magique » établie dans la « mentalité primitive », et qui procèderait par « développements scolastiques », à cause de son déterminisme strict négligeant les « secondes causes », se retrouve aussi chez Pierre Debray-Ritzen. [26] Ethnographie, sciences sociales Le concept de complexe d’Œdipe aurait été invalidé par des recherches (notamment ethnographique) : on ne retrouverait pas partout l'interdit de l'inceste et certaines sociétés n'ont pas de familles structurées autour du père. Cette critique pose la question de l'extension de la validité de certains concepts psychanalytiques mais on peut remarquer que l'immense majorité des groupes humains pratiquent l'exogamie en s'appuyant sur des interdits très puissants. Ainsi le complexe d'Œdipe est à comprendre comme un concept historique et non comme un concept biologique, ce que parfois Freud laisse penser (cf. Moïse et le monothéisme) ; Les réflexions sur la civilisation de Freud sont établies en confondant celle-ci avec la culture. Dans ses ouvrages Malaise dans la civilisation, L'Avenir d'une illusion et Moïse et le monothéisme, le psychanalyste s'intéresse à la sociologie et à l'anthropologie. Il considère d'ailleurs la sociologie comme une psychologie appliquée. Freud estime que la civilisation est mise radicalement en question. Ce qui l'étonne mais aussi l'inquiète, c'est que la civilisation elle-même puisse être rejetée. L'origine de cette volonté d'affranchissement par rapport à la civilisation serait psychologique. Le problème qui se pose à lui est que, ce rejet impliquerait que l'homme puisse vouloir sa propre auto-destruction via la destruction de ce qui forme son humanité, la civilisation. La pulsion de mort, Thanatos serait aussi forte que la pulsion de vie, Éros. Le concept de pulsion est influencé par celui de volonté chez Schopenhauer. Critique de la population étudiée Le but de Freud, et plus généralement de la psychanalyse, est de définir le fonctionnement général du psychisme humain, en faisant ressortir des lois primordiales. Ce but, tout à fait pertinent et louable par ailleurs, est difficilement réalisable dans les conditions où s'est placé Freud. En effet, ce dernier n'a fait qu'étudier des sujets souffrant d'une pathologie, et majoritairement hystérique, et a généralisé ce travail à l'ensemble de la population. De même, les patients de Freud étaient principalement issus de la bourgeoisie européenne de l'époque, donc d'un seul milieu social. Ainsi on peut se demander quelle peut être la justesse d'une telle généralisation, et donc de la théorie, même si depuis de nombreux psychanalystes ont bien évidemment travaillés sur des populations variées.[réf. nécessaire] Critiques relatives à la légitimité du psychanalyste La pratique de la psychanalyse n'impliquait pas la détention d'un diplôme universitaire particulier ce qui est de moins en moins le cas. De fait la plupart des analystes sont soit psychiatres soit psychologues. Pour être affilié à une association de psychanalystes en revanche, le praticien doit avoir été lui-même analysé pendant de nombreuses années ce qui tout à fait cohérent avec les écrits de Freud. Comment en effet imaginer qu'un psychanalyste propose une cure sans s'être lui-même soumis rigoureusement à un travail sur lui-même ? L'accès aux métiers en rapport avec les soins médicaux, psychiatriques ou non, sont strictement encadrés dans la plupart des pays occidentaux mais en France la psychanalyse n'est pas parvenue à se doter d'une réglementation de la psychothérapie. Notons qu'il en va de même pour les béhavioristes qui forment aux aussi des praticiens hors champ. C'est une des critiques qui lui sont le plus souvent faites. Cependant il est à noter qu'il existe des psychiatres psychanalystes et des psychologues psychanalystes, qui eux ont une formation universitaire obligatoire. L'impact scientifique de la psychanalyse Selon un rapport de l'IPA (International Psychoanalytical Association) [27], la psychanalyse pourrait avoir moins d'impact scientifique qu'auparavant. En effet, cette analyse concernant la fréquence de moyen de citation de l’"International Journal of Psychoanalysis" et le Journal de l’Association Psychanalytique Américaine dans le "Social Science Citation Index" montre un déclin des citations par d'autres journaux. Ce qui signifierait que la psychanalyse se développerait en « ignorant les contributions contemporaines »(Op. cit.). Critiques historiques et politiques Enseignement de Charcot à la Salpêtrière : le professeur montrant à ses élèves sa plus fidèle patiente, « Blanche » (Marie) Wittman, en crise d'hystérie. Enseignement de Charcot à la Salpêtrière : le professeur montrant à ses élèves sa plus fidèle patiente, « Blanche » (Marie) Wittman, en crise d'hystérie. L'argument critique historique le plus fréquent et celui qui touche aux « légendes freudiennes ». Des historiens tels Henri F. Ellenberger et Frank J. Sulloway ont développés des critiques sur ce qu'ils appellent des « légendes » (voir Ellenberger, in « Histoire de la découverte de l'inconscient », Edition Fayard. Frank Sulloway, in « Freud biologiste de l'esprit », Edition Fayard. Jacques Bénesteau, in « Mensonges freudiens, histoire d'une désinformation séculaire », Edition Mardaga. Mikkel Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani, in « Le dossier Freud, enquête sur l'histoire de la psychanalyse », Edition les empêcheurs de penser en rond). Henri Ellenberger, souvent reconnu par les défenseurs de la psychanalyse comme un critique impartial et érudit de l'histoire de la psychanalyse, lui reconnaissant certaines qualités, écrit : « Il est extrêmement difficile d'apprécier objectivement l'influence de Freud. Il s'agit d'une histoire trop récente, déformée par des légendes (...)». «(...) La seconde difficulté, plus grave encore, vient de ce que la psychanalyse, dès ses origines, s'est développée dans une atmosphère de légende, si bien qu'une appréciation objective ne sera guère possible avant que l'on ait pu dégager les données authentiquement historiques de cette brume de légendes ». (...)« Il serait d'un intérêt inestimable de découvrir le point de départ de la légende freudienne et d'analyser les facteurs qui ont permis son développement.» [28] Les arguments, parfois très sévères des critiques de Freud, ont été repris à leur suite, par d'autres intellectuels ayant entrepris des recherches et publié des travaux critiques de nature historique sur Freud et la psychanalyse. Sigmund Freud s'est toujours présenté comme le Galilée de la psychologie de son temps, le découvreur de l'inconscient et de la psychanalyse qui serait devenue sa science privée (Borch-Jacobsen et Shamdasani). Or, Auguste Forel (défenseur de l'eugénisme), contesta à Freud la découverte de la méthode psychanalytique en ces termes : « Le découvreur de la méthode psychanalytique [sans « o » ], tant du point de vue de sa signification psychologique que de sa signification thérapeutique, est le Dr Joseph Breuer de Vienne.» [29] Henri F. Ellenberger conteste aussi et en partie, l'originalité de la découverte freudienne : « La légende freudienne passe à peu près complètement sous silence le milieu scientifique et culturel dans lequel s’est développée la psychanalyse, d’où le thème de l’originalité absolue de tout ce qu’elle a apporté : on attribue ainsi au héros le mérite des contributions de ses prédécesseurs, de ses associés, de ses disciples, de ses rivaux et de ses contemporains en général.» [30] Pour la psychiatrie classique (organiciste), la psychanalyse aurait été, comme c'est devenu à nouveau le cas aujourd'hui, un produit de l'imagination de Freud et de ses successeurs. En effet, selon les travaux des « Freud scholars » (les historiens de Freud, parfois qualifiés de révisionnistes), ce dernier, depuis les débuts jusqu'à la fin de sa vie, n'aurait jamais admis de témoin indépendant dans son cabinet (au contraire de certains de ses plus éminents premiers modèles tels Charcot) ni de contrôle extra-clinique, intersubjectif et reproductible de ses théories, en rejetant de manière explicite, dans une réponse restée célèbre à Rosenzweig, la méthode expérimentale. [31] Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani, soutiennent également que : « L'ignorance systématique des travaux des autres chercheurs et le refus systématique de s'ouvrir à leurs critiques sont un des traits distinctifs de l'obédience psychanalytique. » [32] La théorie de l'inconscient et le complexe d'Oedipe seraient entièrement le fruit de l'échec reconnu par Freud lui-même de sa propre auto-analyse par introspection (procédé déjà reconnu comme obsolète en son temps, et déjà longtemps avant, par Emmanuel Kant in : "Anthropologie. Divers fragments relatifs aux rapports du physique et du moral et au commerce des esprits d'un monde à l'autre." « C'est une chose digne de réflexion, une chose utile et nécessaire pour la logique et la métaphysique, d'observer en soi les différents actes de la faculté représentative, lorsqu'on les provoque. Mais vouloir s'épiloguer, prétendre connaître la manière dont ces actes surgissent d'eux-mêmes dans l'âme sans être suscités (...), c'est un renversement de l'ordre naturel dans la faculté de connaître (...) c'est déjà ou une maladie de l'esprit (...), ou un acheminement à la folie.» [33] Selon les plus récents travaux des « Freud scholars » (Mikkel Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani), Freud n'aurait, en travaillant reclus dans son cabinet et en excommuniant systématiquement les critiques, bâti que « sa science privée », ainsi que des légendes autour de son personnage et de sa doctrine afin de mieux imposer l'idée de scientificité et d'objectivité de ses études et de ses résultats d'une part, et de rigueur et d'honnêteté de ses méthodes d'autre part. Freud aurait dissimulé ses inspirations de biologiste (jugées obsolètes, par Ernst Kris, l’un de ses plus ardents défenseurs), dans la conception de ses théories, afin de mieux donner l’impression d’une rupture scientifique radicale avec la psychologie de son temps, pour s’affirmer, en "pur psychologue" comme le nouveau « Galilée » de la psychologie. C'est donc ce travail de dissimulation de ses inspirations biologistes obsolètes qu'aurait opéré Freud, qui justifie le qualificatif de "cryptobiologiste" de l'esprit, utilisé par Frank Sulloway dans son étude. Toutefois, ce point de vue est critiqué, par Borch-Jacobsen et Sonu-Shamdasani. Les « Freud scholars » semblent unanimes sur le fait que Freud fut le seul témoin privilégié de la création de ses théories et de leur confirmation, et du traitement des grands cas sensés être représentatifs de l'efficacité de sa méthode thérapeutique ainsi que de la validité des théories qui les sous tendent. Les travaux des Freud scholars sont parfois qualifiés « d’insultants » ou « d'infamants », par des défenseurs de la psychanalyse. L'argument du complot, et de la « conspiration », revient aussi de façon récurrente dans les discours et les écrits des défenseurs de la psychanalyse, qui voient dans les critiques une « haine » contre Freud et la psychanalyse, donc de l'irrationnel qui ne peut être traité sur le front du discours rationnel et critique mais sur celui du symptôme (Cf. par exemple le livre d'Elisabeth Roudinesco« Pourquoi tant de haine ? - anatomie du livre noir de la psychanalyse », édition Navarin). Critique par le régime nazi Il existe une autre critique totalement différente de la précédente, qui est celle du régime nazi. En effet, ce dernier a sévèrement critiqué la psychanalyse, considérée comme une « science juive ». A partir de 1933, les ouvrages de Freud ont été brûlés en place publique en Allemagne, les instituts de psychanalysé fermés, et de nombreux lieux de soin saccagés [34]. Cela a causé la fuite des premiers psychanalystes allemands, autrichiens et hongrois vers Londres, New-York, l'Amérique latine. La pratique de la psychanalyse n'à toutefois pas complètement disparu sous le régime nazi. Certains psychanalystes non juifs ont continué à œuvrer au sein de l'Institut Göring[35] dirigé par le psychiatre Matthias Göring, au prix d'une rupture avec les associations psychanalytiques internationales. On peut ainsi dire qu'une pratique contrôlée de la psychanalyse par des non-juifs était tolérée à condition qu'elle reste discrète, mais le projet de Matthias Göring était de développer une psychothérapie allemande patriotique et respectueuse des valeus religieuses basée sur des concepts adlériens plutôt que freudiens. Sigmund Freud face à l'antisémitisme Comme le souligne Henri Ellenberger, dans son livre « Histoire de la découverte de l'inconscient », Freud était très sensible aux attaques de source antisémite. [36] Cependant, Ellenberger semble retenir qu'il fait partie des légendes sur l'histoire de la vie de Freud, le fait que ce furent ses origines juives qui constituèrent un obstacle à sa carrière personnelle. Il écrit : « Un des points qui restent obscurs dans la vie de Freud est la raison de sa nomination si tardive au poste de professeur extraordinaire. Traditionnellement, on évoque l'antisémitisme, le scandale provoqué par ses théories sexuelles, la mesquinerie de ses collègues, jaloux de sa supériorité. Il obtint enfin cette nomination, ajoute la légende, quand une de ses riches malades soudoya le ministre de l'éducation.(...) » [37] « (...)Que Freud n'ait pas été nommé plus tôt ne saurait, dès lors être attribué à l'antisémitisme. » [38] Ce point de vue d'Ellenberger est également repris par Jacques Bénesteau, qui souligne que : « (...)D'autre part, une persécution antisémite retardant sa nomination comme Professeur Extraodinarius est également improbable dans son cas particulier à ce moment-là. » [39] Mais Jacques Bénesteau, affirme cependant, qu'à Vienne, (entre la fin du XIX° siècle et le début de l'Anschluss), un antisémiste de fait existait bel et bien. Il relate avec précision, le fait que « l'Empereur François-Joseph refusera quatre fois la nomination du maire élu de Vienne, le social-chrétien Karl Lueger, du fait de la réputation antisémite de celui-ci ». [40] En fait, selon Bénesteau, L'Empereur ne pouvait supporter les querelles antisémites (...).[41] Par conséquent, il semble clair que selon Bénesteau (mais aussi Ellenberger), la psychanalyse naquit et se développa, à Vienne, dans un contexte indiscutablement antisémite. Critiques marxistes Les marxistes, à part quelques exceptions notables, considéraient la psychanalyse comme une science bourgeoise, ils en ont interdits la pratique en URSS. Toutefois, un courant intellectuel désigné sous le nom de freudo-marxisme dont les principaux représentants ont été les psychanalystes de la gauche freudienne : d'Otto Fenichel à Wilhelm Reich, ainsi que Erich Fromm et Herbert Marcuse. Mais c'est en France, que s'effectua avec le plus de richesse la jonction entre l'idéal communiste et l'idée d'une subversion freudienne, avec le mouvement surréaliste et le double projet de révolution du langage et de la réalité. Freud manifesta toujours une hostilité, sinon au marxisme, du moins au communisme et surtout aux freudo-marxistes et aux surréalistes. Louis Althusser, en 1964, inaugura une refonte du marxisme, à partir d'une lecture largement inspirée des thèses freudiennes. Critiques éthiques et religieuses Article détaillé : Évaluation des psychothérapies. De plus en plus d'analyses et de recherches publiées à orientations historiques et épistémologiques (et aussi thérapeutiques comme celle du psychanalyste canadien Patrick Mahony dans son livre « Dora s'en va. Violence dans la psychanalyse »), remettent en question les résultats et la validité des méthodes employées par Freud, ses effets thérapeutiques, mais aussi, la probité scientifique et morale de celui-ci. Selon Mahony, « Dora », aurait été traumatisée deux fois : par son agresseur, puis par son thérapeute (Freud). « Sans exagération aucune, le cas, sa publication et l'accueil qu'il a reçu par la suite peuvent être qualifiés d'exemple de perpétuation de sévices sexuels. Dora avait été traumatisée, et Freud l'a traumatisée une nouvelle fois. Et pendant à peu près un demi-siècle, la communauté psychanalytique a, soit gardé un silence complice sur ces brutalités, soit ignoré celle-ci par adoration aveugle.» [42] Judd Marmor, célèbre psychanalyste, constate : « Selon le point de vue de l'analyste, les malades de chaque école semblent fournir les données phénoménologiques qui confirment précisément les théories et les interprétations de leur analyste ! Ainsi chaque théorie semble s'auto-valider.» [43] Selon le Prix Nobel de médecine Eric Kandel, il y aurait des preuves irréfutables de l'efficacité des thérapies non psychodynamiques, alors que, selon lui : « il n'y pas de preuve irréfutable, à part des impressions subjectives, que la psychanalyse est meilleure que la thérapie non analytique ou le placebo ». En France, le rapport de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale sur l'évaluation des psychothérapies, demandé par les fédérations des usagers, suscita de très vives réactions d'indignation de la part des milieux favorables à la psychanalyse. En effet, ce rapport fait état d'une supériorité des thérapies cognitivo-comportementales (TCC), dans la majorité des troubles mentaux, par rapport aux thérapies d'inspiration psychodynamique. Ce fut finalement sous la pression d'un groupe d'intellectuels parisiens et des différents représentants médiatiques français de la psychanalyse, que ce rapport fut retiré du site du Ministère de la Santé Publique. Il reste accessible sur le site de l'INSERM. L'accusation de subjectivisme, et de mensonge L'accusation de subjectivisme semble bien etayée par les propres propos de Freud : « la conversation qui constitue le traitement analytique ne supporte pas d'auditeurs ; elle ne se prête pas à la démonstration (...) Vous ne pourrez donc pas assister en auditeurs à un traitement psychanalytique. Vous pouvez seulement en entendre parler et, au sens le plus rigoureux du mot, vous ne pourrez connaître la psychanalyse que par ouï-dire. (...)Tout dépend, en grande partie, du degré de confiance que vous inspire celui qui vous renseigne. » [44] Les propres affirmations du Freud, paraissent s'accorder avec les critiques de Borch-Jacobsen et Shamdasani, qui après avoir décrit les « mensonges », les « assertions trompeuses », les « équivoques stylistiques » et les « silences intéressés », soutiennent que : « (...)Freud n'est plus un témoin fiable. Ou plutôt, il n'est qu'un témoin parmi d'autres, particulièrement douteux et partial étant donné les multiples bénéfices théoriques, pratiques, économiques et institutionnels qu'il retire de ses témoignages », et surtout qu'il n'aurait bâti qu'une « science privée » et « légendaire », en dehors de tout contrôle indépendant, donc selon une démarche diamétralement opposée à la vraie science. [45] Depuis quelques années, surtout depuis l'exposition Freud aux USA, on assiste à une montée de critiques à caractère moral basées sur la personne de Freud (il aurait été un "menteur", un "charlatan", un cocaïnomane) et sur ce que cela implique en termes de validité scientifique : il aurait maquillé les résultats réels de ses expériences ou les aurait interprétés de manière exagérément optimiste. [46] En résumé, pour les historiens critiques de la psychanalyse, la critique de Freud aurait ceci de particulier qu'elle ne pourrait être dissociée de celle de l'histoire de la psychanalyse. En effet, c'est parce que Freud aurait été le seul et unique témoin privilégié de l'émergence de ses théories fondamentales et surtout du traitement de ses patients ainsi que de l'analyse des faits cliniques, que toute la validité de la psychanalyse dépendrait de sa seule probité intellectuelle. Des historiens Mikkel Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani dans "Le dossier Freud. Enquête sur l'histoire de la psychanalyse", démontrent donc que toute la psychanalyse n'est que la "science privée" de Freud, et qu'elle ne peut, de ce fait, être considérée comme une science. A la suite de ce constat, les historiens démontrent qu'en détruisant, par l'analyse historique, les légendes protectrices et mensongères qui seraient destinées à protéger Freud et la psychanalyse de la prise de conscience de leur histoire réelle entièrement dépendante des mensonges freudiens, on porterait un coup fatal à la crédibilité de l'un et de l'autre. Ni Freud, ni "sa" psychanalyse ne résisterait à "la police du passé" (Borch-Jacobsen). Il est à souligner que bien que d'autres scientifiques aient pu, eux aussi mentir ou tricher quelque peu sur leurs résultats, l'ampleur et les conséquences des "mensonges freudiens" seraient telle, (selon les historiens), qu'ils feraient de Freud un cas tout à fait unique et exemplaire dans l'histoire des idées (Voir Borch-Jacobsen, Crews, Cioffi, Van Rillaer, etc.). Un mouvement parfois qualifié de « sectaire » Comme on le constatera à la lumière des citations qui suivent, le jugement selon lequel le mouvement freudien était surtout organisé comme un mouvement sectaire n’est ni isolé ni marginal dans l’histoire de la critique de ce mouvement. * Depuis le début des voix se sont élevées qui rapprochaient la psychanalyse d'une secte. C'était le cas d'Alfred Hoche, psychiatre allemand, ardent défenseur de l'eugénisme, l'un des tous premiers critiques de la psychanalyse, qui écrivit en 1910 : « De façon étonnante, un grand nombre de disciples, en partie carrément fanatiques, se sont ralliés à présent à Freud et le suivent ou qui les mène. Parler à ce propos d'une école freudienne serait en réalité complètement déplacée, dans la mesure où il n'est pas question de faits scientifiquement probables ou démontrables, mais d'articles de foi ; en vérité, si j'en excepte quelques têtes plus pondérées, il s'agit d'une communauté de croyants, d'une sorte de secte (eine Art von Sekte) avec toutes les caractéristiques qui s'y rapportent.[...] Le mouvement freudien est en fait le retour, sous une forme moderne, d'une Medicina magica, une sorte d'enseignement secret (Geheimlehre) qui ne peut être pratiqué que par des devins qualifiés.» [47] * D'autres critiques célèbres de la psychanalyse, tel Henri Ellenberger, portent le même jugement sur la psychanalyse (Voir par exemple, l'organisation d'un « Comité secret » par Freud, et la distribution d'un anneau aux fidèles, membres de ce Comité). Henri Ellenberger écrit : « La psychanalyse est-elle une science ? Elle ne répond pas aux critères (science unifiée, domaine et méthodologie définie). Elle répond aux traits d'une secte philosophique (organisation fermée, initiation hautement personnelle, doctrine changeante mais définie par son adoption officielle, culte et légende du fondateur.» « Et encore ceci : Ce que Freud a introduit : [...] retour au système « secte » antique : [...] initiation de caractère plus qu'intime, sacrifices d'argent considérable[s], doctrine commune, culte du Fondateur ». (In : « Les incertitudes de la psychanalyse », notes dactylographiées, Centre Henri Ellenberger, hôpital Saint-Anne, Paris). Cependant, ce serait présenter faussement Henri Ellenberger en oubliant qu'il avait aussi un point de vue où il reconnaissait la valeur pratique de certains concepts issus de la psychanalyse. * Lettre d'Eugen Bleuler à Sigmund Freud, 1° janvier 1912 (In : Mikkel Borch-Jacbosen et Sonu Shamdasani, ibid, page 125) : « S'il ne s'agissait que d'une association au même sens que d'autres, personne n'aurait pu trouver à y redire et elle aurait simplement été utile. Mais c'est le type d'association qui est néfaste. Plutôt que de s'efforcer d'avoir beaucoup de points de contact avec le reste de la science et d'autres scientifiques, l'Association s'est isolée du monde extérieur avec des barbelés, ce qui blesse tant les amis que les ennemis. [...]Les psychanalystes eux-mêmes ont justifié les méchantes remarques de Hoche sur le sectarisme, qui à l'époque étaient injustifiées.» Le problème des rapports à l'argent La nécessité de payer les séances en liquide a souvent été considéré comme un indice de la vénalité des psychanalystes. Précisons cependant que cela n'est vrai que dans la cure psychanalytique classique et ne concerne pas les psychothérapies psychanalytiques bien plus nombreuses. * Pour mieux comprendre ces rapports, et comment les psychanalystes les comprennent, on peut citer Alfred Erbs, Docteur ès sciences humaines et psychanalyste ([48]), il écrit : « La psychanalyse a un certain coût. Le prix des séances varie généralement entre 150 et 450 francs selon les psychanalystes. Les tarifs sont fonctions des psychanalystes et de leur capacité d'adapter leur propre analité à la réalité financière de leurs « clients ». Mais cela ne doit pas faire oublier que l'argent représente des dimensions importantes de l'analyse. L'argent fait partie d'un système de valeurs psychologiques plus global (appelé analité) et qui répond de la valeur et de la puissance qu'on a réellement à l'intérieur de soi. Les moyens et la puissance mis en jeu ainsi que les transformations de l'agressivité font partie de cet investissement. L'analyse permet de ne plus confondre l'argent avec sa propre valeur ni avec sa propre puissance et ses propres moyens... Les psychanalyses gratuites ou payées par les assurances marchent pendant quelque temps sans problème. Mais dès que l'analité, (c'est-à-dire les problèmes de sa propre valeur et de sa propre puissance) doit se mettre en place, l'analyse piétine ou même ignore cette dimension. Cela pose aussi le problème des psychanalystes qui attendent que la Mère Société leur fournisse une clientèle.» En France, le règlement a lieu normalement à chaque visite par contre aux États-Unis le paiement peut avoir lieu à chaque fin de mois. La note se fait souvent en liquide. Le prix élevé des soins peuvent empêcher certaines personnes de se faire soigner. Mais le coût est généralement modulé en fonction des richesses de chacun par les psychanalystes. Dans le secteur libéral, le remboursement est moins évident à obtenir que dans le service public. Au Danemark, un médecin généraliste qui envoie un patient chez un psychologue, fait qu'il est remboursé par le système d'assurance sociale. Critiques de nature religieuse Les critiques de religieux reposent soit sur des raisons morales soit sur une vision idéale de l'humain qui ne peut intégrer la vision dualiste de Freud. L'église catholique accuse la psychanalyse de justifier la fornication et de prétendre que tous les problèmes psychologiques auraient leur source dans une sexualité refoulée. Le prêtre franciscain Agostino Gemelli écrit dans Psicoanalisi e Cattolicismo (1950) que les théories de Freud sont inacceptables pour l'église catholique. [réf. nécessaire] Critiques psychologiques Lev Vygotski Lev Vygotski Dans les années 1920, une critique plus scientifique - voire scientiste[49] - a émergé, en particulier chez Lev Vygotski. Ses critiques, qui ne remettent pas en cause l'existence de l'inconscient, ni la sexualité infantile, portent sur trois points principaux : 1. la psychanalyse donne une place trop exclusive à l'inconscient : ne pas prendre en compte les éléments conscients dans l'expérience vécue entraîne à négliger l'activité sociale ; 2. la psychanalyse donne trop d'importance explicative à la structure des conflits de l'enfance : ne pas prendre en compte les événements ultérieurs dans la biographie de la personne empêche de comprendre l'articulation, éventuelle, des conflits actuels et de leurs sources avec les conflits qui se sont déroulés dans l'enfance ; 3. la psychanalyse réduit trop toutes les manifestations psychiques à la sexualité. Vygotski conclut sa critique par : « Ainsi la méthode psychanalytique attend encore sa véritable application pratique, et l'on peut seulement dire que cette application doit concrétiser dans la réalité et dans la pratique les immenses apports théoriques de valeur que renferme cette théorie. » (op. c. p.123) Critiques de la métapsychologie D'autres critiques, comme celles de Ian Hacking, portent sur « la fragilité du concept de mémoire », fruit d'une longue construction historique, et donc par extension, du concept d'inconscient. Ces critiques montrent d'ailleurs à quel point, les travaux de Freud, contrairement à une idée reçue, s'inscrivait dans la pensée de son époque, très attentive aux problèmes de mémoire et de sexualité. Critiques de l'école française de psychologie clinique Pierre Janet en conflit de priorité avec Freud, représentant de cette école, est l'un des premiers français à critiquer la psychanalyse, en tant qu'elle n'apporterait aucun vrai concept nouveau, et sa seule nouveauté serait le trop fort poids qu'elle donne à la sexualité (voir plus haut le jugement que portait Jung sur l'attitude de Freud concernant le rôle de la sexualité). Janet serait précurseur à Freud sur nombres d'idées sur l'hystérie ou les traitements psychologiques. Il reprochait notamment à Freud son utilisation du symbolisme : « Ce qui caractérise cette méthode [psychanalytique], c'est le symbolisme, un événement mental peut toujours, quand cela est utile à la théorie, être considéré comme le symbole d'un autre. La transformation des faits, grâce à toutes les méthodes de condensation, de déplacement, d'élaboration secondaire, de dramatisation peut être énorme, et il en résulte qu'un fait quelconque peut signifier tout ce que l'on voudra. [...] C'est [...] une conséquence de la confiance des auteurs dans un principe général posé au début comme indiscutable, qu'il ne s'agit pas de démontrer par les faits mais d'appliquer aux faits.» [50] Michel Cariou, auteur contemporain de cette école, spécialiste d'Henri Wallon, relève le paradoxe de la psychanalyse. Pour lui, la psychanalyse apporte sa nouveauté en partant de la constatation que la sexualité humaine est passé d'un seul but de reproduction a celui de jouissance, et ainsi est soutendue par le concept de pulsion plutôt que par celui d'instinct. C'est de ce point de vue que la psychanalyse est pour lui étonnante. En effet, « c'est probablement le paradoxe de la psychanalyse que d'avoir accordé tant de place à ce vécu conscient », sachant que « nous savons bien que la conscience n'a pas pour fonction de nous informer des processus par lesquels s'organise notre fonctionnement »[51]. Ce même auteur dénonce également « l'anthropomorphisme » de nombre de théorie en psychologie, qui, chez Freud, a pris la forme d'une théorisation basé sur des concepts tels que la jouissance et la sexualité, qui sont en fait des « évidences d'adultes » répercutées sur l'enfant (Ibid. p.111). Critiques cognitiviste, des neurosciences, etc. * Le behaviourisme, qui lui y était pratiqué sans restriction en URSS, s'est toujours opposé farouchement à la psychanalyse et il a maintenant retrouvé de la force avec l'appoint du cognitivisme. Les neurosciences progressent actuellement grâce aux nouveaux moyens dont les chercheurs disposent sur le plan technique : imagerie cérébrale, tomodensitométrie, etc. Cette mouvance soit conteste globalement la psychanalyse soit tente d'en démontrer les fondements en visualisant des activités cérébrales qui ressembleraient à ce que Freud a décrit. Ce courant, comme la psychiatrie, a trouvé préférable, au début des années 1980, de se référer pour le diagnostic à des classifications descriptives unificatrices, pouvant également servir de base à des travaux scientifiques de qualité. C'est ainsi que le concept de névrose a été remplacé par d'autres catégories diagnostiques, comme celles des troubles anxieux et des troubles de l'adaptation dans les dernières classifications internationales (CIM-10 et DSM-IV). Eric Kandel, Prix Nobel de médecine. Eric Kandel, Prix Nobel de médecine. Le Prix Nobel de médecine, Eric Kandel, qui reçut initialement une formation de psychanalyste pour en venir aux neurosciences considère que « Si elle veut fournir une contribution importante à notre future compréhension de l’esprit humain, la psychanalyse doit réexaminer et restructurer le contexte intellectuel dans lequel ses travaux sont menés, et développer une approche plus critique dans la formation des psychanalystes de demain. » [52] ; « Ainsi, à l'inverse de formes variées de thérapies cognitives et d'autres psychothérapies, pour lesquelles des preuves objectives et irréfutables existent maintenant – à la fois en tant que thérapies isolées ou en tant qu'additions au traitement pharmacologique – il n'y pas de preuve irréfutable, à part des impressions subjectives, que la psychanalyse est meilleure que la thérapie non analytique ou le placebo » [52] Dans Le Livre noir de la psychanalyse, Joëlle Proust, directrice de recherche au CNRS, écrit : « En résumé, la théorie énergétique de la psychanalyse est difficilement compatible avec la conception contemporaine de la dynamique neuronale. Le concept de refoulement n’a pas à être invoqué pour expliquer l’existence de représentations inconscientes ; (…) le destin des pulsions libidinales ne joue pas le rôle que lui prêtait Freud dans l’apparition de troubles psychiatriques. Ce qui est causalement pertinent dans leur apparition n’est pas le sens « latent » du symptôme, mais la manière dont le cerveau traite l’information perceptive, émotionnelle ou mémorielle et contrôle l’exécution des actions.[53] » Le modèle freudien des rêves n'est plus accepté par les différents courants scientifiques depuis 1916 quand Carl Gustav Jung publiait ses recherches sur les rêves.[54]. Le philosophe des sciences Adolf Grünbaum, affirme, dans son livre « La psychanalyse à l'épreuve » (Edition l'Eclat), que la méthode d'interprétation des associations libres à partir des rêves, ainsi que la théorie concomittante du refoulement, ne seraient « qu'un champ de ruines ». Des neurobiologistes, tels les Professeurs Michel Jouvet [55] et Allan Hobson, ont développé des modèles (comme le modèle « d'activation - synthèse » de Hobson pour son « rêveur neuronal » [56]) qui démontreraient l'abscence totale de fondement du modèle freudien du rêve. Pourtant, à propos du rêve, Freud affirmait ceci : « L'interprétation des rêves est, en réalité, la voie royale de la connaissance de l'inconscient, la base la plus sûre de nos recherches, et c'est l'étude des rêves, plus qu'aucune autre, qui vous convaincra de la valeur de la psychanalyse et vous formera à sa pratique. Quand on me demande comment on peut devenir psychanalyste, je réponds : par l'étude de ses propres rêves ». [57] A l’heure actuelle, des spécialistes des critiques neuroscientifiques de la psychanalyse tels Joëlle Proust, affirment que la critique neurobiologique du modèle freudien du rêve n’occuperait plus désormais qu’une place marginale et qu’elle n’aurait plus qu’un intérêt historique. Toujours selon Joëlle Proust, « les neurosciences ne reprennent aucun des concepts de la psychanalyse dans leur analyse de l'anatomie et de la physiologie du cerveau, pas plus que la psychologie expérimentale ou la psychologie de l'enfant, pas plus non plus que la neuropsychologie cognitive. » Pour les détails sur les différents positions concernant le rêve et son interprétation voir Article détaillé : rêve. et Article détaillé : interprétation des rêves. . Concernant la théorie du refoulement freudien, autre pierre de touche de tout l'édifice, et considérée par Freud, comme la « clé de voute » de toute la psychanalyse. Les souvenirs enfouis dans notre mémoire ne sont pas des souvenirs figés, chose absolument nécessaire au fondement de la théorie du refoulement freudien et à son inconscient : « Le cerveau n'est pas un organe passif qui ne fait qu'enregistrer des stimuli et les comparer avec l'information déjà emmagasinée. L'esprit est la conséquence des interactions dynamiques entre le cerveau, le corps et l'environnement. (...) Le cerveau ne prend pas de photographies. Au contraire, il les fabrique. Le cerveau, (...) participe activement à la fabrication des images visuelles, selon ses propres règles et ses propres programmes. (...) Le dogme selon lequel le cerveau ne peut pas produire de nouveaux neurones à l'âge adulte risque d'être fortement remis en question par une récente découverte : de nouveaux neurones naissent apparemment dans des aires cruciales pour l'apprentissage et la mémoire. La théorie des souvenirs figés était basée sur le dogme biologique selon lequel aucun nouveau neurone n'est produit après la naissance.» [58]. Critiques psychanalytiques Critiques d'anciens disciples de Freud Carl Gustav Jung Carl Gustav Jung * Du temps de Freud, Carl Gustav Jung a critiqué le dualisme pansexualiste de la psychanalyse, il lui préférait une vision moniste avec l'idée d'une pulsion de vie unique. Alfred Adler a lui mis en évidence la revendication phallique qu'il estimait au centre des psychopathologies, éludant ainsi le complexe d'Oedipe. Otto Rank de son côté estimait que, plus important que le complexe d'Oedipe, il y avait le traumatisme de la naissance . Sandor Ferenczi prônait une relation plus chaleureuse impliquant plus le psychanalyste. Wilhelm Reich pensait que "la société" était trop restrictive du point de vue de la sexualité et qu'il fallait donc la "libérer" pour accomplir au mieux ce qu'il appelait la fonction de l'orgasme. Toutes ces critiques donnent chacune la direction que les psychothérapies ont pris par la suite. L'accent mis sur tel ou tel aspect au détriment du rôle central du complexe d'Oedipe et de la ¨sexualité infantile a donné naissance à des pratiques que nous trouvons aujourd'hui sous d'autres appellations: bioénergie, et autres psychothérapies reposant sur la suggestion. La position de Lacan Jacques Lacan dans un effort de revenir à la lettre du texte de Freud (certains des concepts ont été mal traduits de l'allemand dans les premiers temps et ont introduit des confusions regrettables, cf. Trieb traduit par « instinct » au lieu de « pulsion » ou mal comprises car trop nouvelles) a défendu une position où il considérait que la psychanalyse n'était pas une thérapie (« elle ne soigne rien ») puisqu'il la considérait plutôt comme une herméneutique. Cette position se complétait par un refus de considérer que la psychanalyse ait quelque chose à dire sur ce que doit être l'homme (refus de la morale, du discours du maître). Ces réflexions l'ont conduit à remettre en question le statut du psychanalyste en tant que « médecin de l'âme » ou que guide spirituel et il s'appliquait à lui-même cette critique radicale : « Notre pratique est une escroquerie. Bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c'est quand même ce qu'on appelle d'habitude du chiqué… Du point de vue éthique, c'est intenable, notre profession… Il s'agit de savoir si Freud est oui ou non un événement historique. Je crois qu'il a raté son coup. C'est comme moi, dans très peu de temps, tout le monde s'en foutra de la psychanalyse.» [59] « Freud n'avait rien de transcendant, c'était un petit médecin qui faisait ce qu'il pouvait pour ce qu'on appelle guérir, qui ne va pas loin - l'homme, donc, ne s'en tire guère, de cette affaire de savoir.» [60]. Dans la revue Ornicar (1979, 19 : 5s), le Président de l'École freudienne de Paris (Jacques Lacan) déclarait : « La psychanalyse est à prendre au sérieux, bien que ce ne soit pas une science. Comme l'a montré abondamment un nommé Karl Popper, ce n'est pas une science du tout, parce que c'est irréfutable. C'est une pratique, une pratique qui durera ce qu'elle durera » [61]. * Lacan refuse donc la psychanalyse comme thérapie, admettant tout de même une guérison, de surcroît. Le charlatanisme proviendrait donc de la présentation de la psychanalyse comme psychothérapie, là où il s'agit d'entendre ce qu'a à dire le sujet de l'inconscient, guérison ou non. Parler ne fait pas du bien, contrairement à l'idée reçue : la parole de la scène analytique renvoie plutôt au pire, soit la confrontation même avec ce que le sujet a toujours cherché à fuir. Maria Pierrakos, psychanalyste lacanienne écrit : « On peut dire en effet qu'il s'agit de libérer le sujet des liens qui l'empêchent de vivre. Mais le résultat de certaines analyses n'est-il pas, au bout de bien des années, de voir ces liens remplacés par une toile d'araignée de mots qui peu à peu perdent leur sens premier pour en avoir un double, un triple, une multitude ; et le sujet qui était dans un monde cohérent de souffrance se trouve dans un univers éclaté où le tout et le rien s'équivalent, pour ne pas dire le tout et le n'importe quoi.» [62] Inconscient individuel et collectif L'apport de Freud sur l'inconscient est indéniable, même si cette notion était déjà présente par exemple dans l'œuvre Leibnitz au XVIIe siècle. C'est la mise en théorie de cette découverte qui en fait l'originalité et la force. On reproche à Freud de s'être cantonné à l'inconscient individuel, considérant l'individu comme sujet, et accordant de ce fait peut-être trop d'importance à la sexualité. Certains prétendent que la dimension collective de l'inconscient n'a pas été abordée par Freud. Pourtant, il en parle dans Moïse et le monothéisme, Malaise dans la culture et Psychologie des masses et analyse du moi (1920), en parlant notamment de l'identification au meneur, s'inspirant de Gustave Le Bon. Méthode psychothérapique La psychanalyse comme thérapie, soit la cure psychanalytique, est critiquée en tant que peu efficace, peu sûre, par les tenants des thérapies cognitivo-comportementales issues du béhaviorisme et du relookage de la psychologie cognitive qui lui ont succédé. La phobie lorsqu'elle est vue comme une entité morbide et pas comme un déplacement symbolique en est le plus bel exemple, la psychanalyse s'avérant particulièrement peu éliminatrice de cette défense, alors que les TCC l'éliminent relativement aisément.[réf. nécessaire] Les partisans de la psychanalyse objectent que le statut de la guérison, en psychanalyse, n'est pas celui d'un objectif premier, une guérison trop rapide pouvant cacher une aggravation de l'état du patient. Déjà dans les études sur l'hystérie, Sigmund Freud notait que la persistance d'un symptôme hystérique devait retenir l'intérêt de l'analyste, comme pouvant révéler une série d'associations, et finalement un ensemble complexe de représentations problématiques chez le patient. Pour illustrer le statut qu'occupe la guérison aujourd'hui en psychanalyse, on peut citer Alfred Erbs, docteur ès sciences h
Par Antoine
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Mardi 2 janvier 2007
Cette rubrique représente l'idée du blog : analyser les mythes modernes pour permettre de mieux cerner la propagande et les mensonges médiatiques qui nous sont servis quotidienement.

Le Progrès, évolution ou construction ?

Comment l'idéologie du progrès est au service de la construction d'un système totalitaire et de la domestication de l'homme. Où l'on parlera de progrès social, de domestication, de l'eugénisme, du darwinisme et de leurs rapports avec le New Age ou Novus Ordo Seclorum.

Véli'b, JCDecaux et feu le service public

Derrière une très bonne idée, et un résultat encourageant pour un retour à des modes de déplacement écologiquement et socialement sains, des choix économiques très importants, mais completement occultés du débat.

Les deux inflations

Pourquoi alors que les salaires n'ont augmenté que de 50% en 20 ans, l'immobilier a prit lui 500%.

Reporters sans frontières, qui paye ?

Selon plusieurs sources, RSF est une entreprise de porpagande des USA, principalement utilisée pour combattre Cuba et depuis peu le Venezuela. Mais aussi dédouaner les commanditaires de leur respect de la presse. Voici les liens, a vous de juger.

Légitimité des impots

Les impots sont censés redistribuer les richesses. Dans les faits, c'est plus compliqué.

Egalité des chances à l'école

L'école lutte contre les inégalités ? Je suivrais plutôt Ivan Illich pour dire qu'elle les accroit. Analyse en France.

Banques - Attention au remède

Bien plus que les patrons, ce sont les banques qui nous exploitent. Pourtant ceux qui les dénoncent ne proposent pas forcement mieux. A lire avec attention.

Les pièges du système technicien : démonstration par l’exemple des Vélo’V.

Paris va installer des Veli'B. Il semble que les intérogations suscitées à Lyon n'ont pas été prises en comptes. Les voici.

Schocking Truth

Les coulisses du porno. Coeurs sensibles s'abstenir. Ca vous la coupe net.

Kissinger et les martiens

La menace fantome, ou comment faire accepter à la loi martiale au monde entier.
Par Antoine
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Jeudi 4 janvier 2007

Ce qui suit est la publication d'un article difusé sur le web à propos d'un film sur l'industrie du porno :

 

Les témoignages non officiels des coulisses de l'industrie du sexe sont rares. Un film, présenté par une association au parlement suédois dans le cadre d'une réflexion sur la liberté d'expression et la pornographie, rassemble des confidences édifiantes d'actrices, de policiers, de producteurs. "Shocking Truth" est son nom. Attention : visionnage violent. Et vraie colère. **

Dépassée Annabel Chong, qui, en 1995, passait sous 251 partenaires en dix heures… Angela Houston, 30 ans, en 1999, s’est fait 622 hommes en 7 heures, soit un homme toutes les 40 secondes. Candy Appels a pour sa part été interrompue au 742ème par la police de Los Angeles. Quant à Sabrina Johnson, 23 ans, elle s’entraîne pour battre le record du gang bang, 2000 hommes en 24 heures prévus à la Saint-Sylvestre.

Aucune étude ne dresse encore le portrait psychologique de ces candidates au viol collectif. Mais Annabel Chong revivait en direct, dans son film, le traumatisme d’un viol véritable. Et Angela, Sabrina, Candy, qui sont-elles ? Qui sont ces femmes qui se disent heureuses après s’être fait passer dessus par une armée ? Qui sont ces Candy, Cookie et autre Molly ? Qui sont ces êtres humains qui se cachent sous des noms de chiennes ou de friandises ? Aujourd’hui, les témoignages sortent. Nous avons visionné « Shocking Truth », film suédois réalisé à partir d’interviews et de montages de films pornographiques diffusés dans le nord de l’Europe, et présenté au parlement suédois en 2000 dans le cadre d’une réflexion sur la liberté d’expression dans la pornographie.

Aussi dérangeant que cela puisse être, derrière chaque vagin, chaque bouche à pipe, chaque anus, derrière chaque trou rempli de foutre, de doigts, de poings, de centaines de bites d’affilée, se cache un être humain.

Un être humain, un corps qui, souvent, saigne entre les scènes. Qui s’évanouit pendant les plans coupés. Qu’on redresse tant bien que mal pour l’éjac finale dans la gueule. Nous le savons aujourd’hui. Beaucoup de sang coule de ces culs anonymes, aux noms de gâteaux. Certes, ne pas penser qu’un être humain, doté du même corps fragile que votre soeur ou votre mère, soit pénétré à la chaîne, saigne, s’effondre, soit marqué à vie, permet de mieux apprécier le spectacle pornographique, d’en jouir plus tranquillement. Mais ce n’est pas la réalité.

Ne pas y penser, c’était mon cas avant. Avant de m’intéresser à l’envers du décor. Même si l’univers formaté et prévisible des films pornos m’a toujours paru ennuyeux, je ne dédaignais pas une vidéo de temps en temps, quelques scènes un peu crades pouvaient même me mettre en train, par contagion joyeuse de l’effet salope. Mais c’était avant. Une fois qu’on sait, il faut bien avouer que ça gâche le plaisir.

Qui sont-elles ?

J’ai commencé cette enquête sans a priori. Entre filles, c’est vrai qu’on se demande. Après tout, celles qui se font mettre par cinquante mecs dans les pornos, d’accord, elles aiment sûrement pas ça, mais n’ont-elles pas choisi ? Elles sont payées pour ça. Même si elles ont besoin d’argent, elles pourraient quand même faire autre chose, non ? Travailler en usine, vendeuse, autre chose.

Mais est-ce vrai ? Avant les grandes luttes sociales, les filles qui bossaient dans les usines chimiques pourries et maladives se mutilaient en connaissance de cause, tout en rêvant de passer à travers. Ces filles auraient-elles pu choisir autre chose ? En vérité, qui sont vraiment ces hommes et ces femmes que le spectateur consomme à longueur de vidéo ? Tous des enculeurs fougueux et des salopes qui aiment ça ? Ou encore des fainéantes qui refusent de bosser ?

Réponse d’un producteur de porno suédois* : « Ce sont très souvent d’anciennes victimes de viols ou d’inceste dans l’enfance. » Et puis, après un temps : « Bien sûr, dans ces conditions, on peut se demander si elles choisissent ce métier librement ».

Quant aux hommes ? Réponse du même producteur : « Les hommes ne doivent pas être émotifs pendant. Il ne faut pas, par exemple, qu’ils attendent une réponse de leur partenaire, qu’ils soient attentifs à leurs réactions. Alors, s’ils sont émotifs, ils ne peuvent pas vraiment faire ce travail. En fait, les hommes doivent pouvoir agir comme des machines. »

Réponse d’un ancien commissaire, qui a rencontré d’innombrables prostituées et actrices du hard* : « J’ai connu des milliers de filles. En fait, j’ai plus l’impression d’avoir rempli une fonction de travailleur social. Ce ne sont pas les mêmes filles dans le porno et dans la prostitution. Mais elles ont les mêmes origines. Presque toutes ont été abusées dans l’enfance. »

Voilà un début de réponse sur les être humains qui travaillent dans le porno. Que ce soit en France, aux Etats-Unis ou en Suède, la constatation des associations, après avoir recueilli de nombreux témoignages est la même. Les milieux défavorisés fournissent un vivier de pauvres filles pour la prostitution et la pornographie. Très souvent victimes d'inceste et violées pendant l’enfance. Ou accrochées aux drogues. Or, constatent les associations, les victimes d’inceste ou de viols, les droguées ne sont pas prises en charge par la société pour bénéficier d’un traitement ou d’un processus d’aide. Elles sont alors directement manipulées par des souteneurs ou des producteurs, parfois dès la sortie des foyers. Elles sont récupérées de façon industrielle pour alimenter les productions bas de gamme en tout genre, jusqu’avec des dogues, des ânes, des chevaux, etc. Chacun y trouverait son compte, que ce soit les services sociaux déjà saturés et incapables de répondre à la demande, ou, bien sûr, les boîtes de production du X tout venant, qui font leur beurre sur ces anciens enfants martyrisés, habitués à la douleur comme à la docilité. Voilà le voile que lèvent les associations sur ces filles. Le corps des plus défavorisés utilement recyclés pour servir de liant social.

Ce n’est pas seulement un scandale mais une horreur. A grande échelle.

Aux USA, l’industrie du porno dégage 4 à 6 milliards de dollars par an. Plus que l’industrie du film et du disque réunie. La diffusion de "Playboy" et de "Penthouse" (24 millions d’exemplaires) est deux fois plus importante que celles de "Newsweek" et de "Time" réunies… Toujours aux USA, 75 % des magasins de vidéo vendent des K7 ou DVD pornos, qui leur assurent entre 50% et 60 % du chiffre d’affaires. Et 65 % des connexions sur le net concernent des sites pornographiques. Derrière les chiffres, combien de corps ?

Backstage : deux filles interviewées * entre deux scènes, du sperme plein le visage. La première, sourire figé, terrible, regard fixe : « Je sais que je suis une grosse pute. Mais je ne me rappelle plus quand ça a commencé » . La seconde : « Peut-être… quand je me suis fait enculer par l’avocat de mon père. Enfin, je ne sais plus si c’était son avocat ou un de ses collègues. J’avais douze ans. » Tout cela dit avec l’indispensable sourire caméra et en enfonçant un doigt manucuré dans une chatte épilée et parfaitement sèche.

Voilà la situation d’être humains entrés volontairement dans le bagne moderne du sexe, si on peut considérer comme un acte de volonté l’impossibilité de refuser des violences nouvelles pour les rescapés de violences anciennes. Qu’advient-il d’eux, une fois entrés ? Maladies, suicides… Comment savoir ? On apprend des associations que la plupart des actrices touchant à la zoophilie se sont suicidées. Enfin, celles dont on connaît le nom. La junkie édentée ramassée dans la rue pour se faire mettre par un lévrier afghan, celle qui pose pour la jaquette du dvd bien en évidence dans le bac prés de l’entrée du sex-shop à côté de chez moi, celle-là, où est-elle aujourd’hui, que lui est-il arrivé depuis? Suicide ? Overdose ? Les culs anonymes passent et crèvent. Qu’importe. Le réservoir à paumés et à déchets sociaux est disponible, à la merci des fantasmes érigés en loi. Ce n’est pas la matière première qui manque.

Mais après tout, comme le dit un autre producteur* : « Il n’y a pas de loi interdisant de faire de l’argent dans un système capitaliste. Je n’ai pas inventé le capitalisme. Je suis innocent. »

L'écran et la réalité

Sur l’écran, le spectateur de porno, à quelques stars près, voit finalement des filles qui se ressemblent toutes. A la couleur des cheveux et la grosseur de poitrine près. Difficile après tout de faire la différence entre un anus et un anus, une bouche à pipes et une bouche à pipes. Pas grand chose d’humain là-dedans, mais plutôt l’excitation au spectacle de morceaux de corps, de viandes avides, gémissants et presque toujours anonymes. C’est d’ailleurs justement cet anonymat, cette facilité, ce côté immédiat et à vif de l’acte sexuel qui font l’intérêt de ce genre de film. Alors, où est le problème ? Au nom de quelles idées réactionnaires condamner mon plaisir ? En quoi la vision de ces scènes peut-elle représenter un danger pour moi, pour les jeunes habitués à une telle sexualité mécanisée et mercantile, etc… ? Telles sont les questions que se pose aujourd’hui le spectateur. Ces questions sont évidemment légitimes, et peuvent faire l’objet d’innombrables débats. D’ailleurs, on les entend partout, de "Max" à l’"Observateur", chez Delarue, sur TF1… Mais le débat ne peut s'en tenir à la seule logique du spectateur, des fantasmes du spectateur. Parce que la réponse à la question « Qu’arrive-t-il et que deviennent les hommes et les femmes sur le tournage d’un film pornographique » n’est pas entièrement contenue dans les images que vous visionnez tranquillement sur votre vidéo (même si certaines choquent par leur inhumanité ou la souffrance visible des actrices).

Rappelez-vous "Gorges Profondes", le film X culte des années 1970, où tout le sexe se réduit à des pipes, queue à fond dans la gorge, ce qui ferait jouir à coup sûr l’héroïne. Pendant le tournage, Linda Marchiano, alors connue sous le nom de Linda Lovelace, était battue et menacée d’un pistolet par son compagnon afin de pouvoir accomplir les performances buccales qui ont fait du film une des œuvres fondatrices de la pornographie. Pendant les mois qui ont suivi, de nombreuses femmes ont été hospitalisées aux Etats-Unis, qu’elles aient été victimes de viols ou que leurs petits amis aient voulu réitérer à la maison l’exploit que Marchiano n’avait pu signer que menacée, dans un état second.

Tournage X*. Une petite blonde assez mince se fait sodomiser sans ménagement par un mec puis par un autre puis par un troisième. Ils font la queue sans état d’âme, bite à la main. Les larmes font couler le maquillage. Difficile de confondre les cris avec des cris de plaisir. Entre le deuxième et le troisième type, qui la secoue comme un sac, elle chancelle et ses yeux virent au blanc. Plan coupé. Séquence suivante, nouvelle enculade, avec en plus trois mains plongées dans son vagin, la fouillant sans ménagement. Quand son partenaire se retire, elle manque tomber. Une main la redresse par l’épaule et lui plaque le visage sur une bite. Elle doit sucer, tout avaler. Interview backstage de cette fille. Les larmes ne sont pas encore entièrement séchées : - Q : Si un inconnu vous mettait sa bite dans la bouche en pleine rue, ça vous dérangerait ? - R : Vous croyez que je les connais bien, les hommes avec qui je viens de tourner ? Je ne les avais jamais rencontrés avant le tournage. Alors si un inconnu jouissait dans ma bouche, non, ça ne me dérangerait pas. Et puis un sourire caméra, d’autant plus atroce qu’on a encore en mémoire les grimaces de douleur de la scène précédente. Elle ajoute : « Mais n’oubliez jamais que j’aime ça. J’adore le sexe, je suis une vraie pute et j’aime ça. » Elle aime vraiment tomber dans les pommes enculée par tous ces mecs ? Ou est-ce la thèse officielle ? Ou pire : finit-elle par le croire ? Et que penser de celles qui diraient aimer ça avec des chiens ou des mulets ? Après la servitude volontaire, voici la torture volontaire, ultime horreur moderne. Backstage, encore. Une autre actrice *, le visage également baigné de sperme. - Q : De quoi avez vous peur ? - R : De devenir un animal. Je ne suis plus un être humain. Je me sens comme un animal.

Même question posée à une autre fille *, en train de sucer un gode fluorescent. Elle sort le gode de sa bouche, et d’un coup son regard change. Eteint. Fixe. Perdu. - Q : De quoi avez vous peur ? - R : De devenir rien. Et ensuite moins que rien.

Backstage toujours. Elle a au plus 24 ans *. Elle raconte son expérience d’ex-actrice de porno et s’écroule en larmes. Elle parle de Cookie en disant « elle », comme s’il s’agissait d’un corps étranger, comme si elle ne pouvait pas raconter à la première personne. Car Cookie, c’est elle. Cookie devait tourner une double pénétration. Elle s’est mise à pisser le sang. Il a fallu couper. Les producteurs et les autres acteurs ont donné des kleenex à Cookie pour qu’elle s’essuie, en la traitant de conne parce qu’elle gâchait le film. Après cinq minutes de pause, le tournage a repris et on lui a fait finir la scène. Elle est payée pour ça, n’est-ce pas. Elle a choisi ça. Cookie dit encore, parlant toujours d’elle-même à la troisième personne : « Cookie avait une hémorragie qui nécessitait une hospitalisation d’urgence. » Cookie n’est sans doute pas la seule à avoir été hospitalisée après un tournage. Les histoires sortent. Une fille condamnée à la chaise roulante suite à un gang bang. Une autre passe six mois à l’hôpital. Comme le raconte Raffaëlla Anderson dans son terrible témoignage, "Hard" : « Prenez une fille sans expérience […], loin de chez elle, dormant à l’hôtel ou sur le tournage : faites lui faire une double pénétration, un fist vaginal, agrémenté d’un fist anal, parfois les deux en même temps, une main dans le cul, parfois deux. Tu récoltes une fille en larmes, qui pisse le sang à cause des lésions, et qui généralement se chie dessus parce que personne ne lui explique qu’il faut faire un lavement. De toute façon, c’est pas grave, la merde fait vendre. Après la scène qu’elles n’ont pas le droit d’interrompre, et de toute manière personne ne les écoute, les filles ont deux heures pour se reposer. Elles reprennent le tournage. »

Limiter le débat à la problématique du plaisir du spectateur est dangereux, parce que ce qu’il voit à l’écran n’est pas la réalité. On parle parfois avec horreur des snuff movies, où les filles seraient torturées à mort. Mais certains films pornographiques se rapprochent des snuffs movies, les tortures sont coupées au montage. Les témoignages sortent des studios. Les images aussi. Jamais on ne voit un gang bang, une double, triple, multiple pénétration ou un fist-fucking, filmé sans coupe, sans montage. Parce qu’alors, comment ne pas ouvrir les yeux, comment imaginer qu’on puisse infliger une telle violence à un corps sans conséquences et sans séquelles ?

Raffaëlla : « Le matin, tu te lèves, tu te fourres pour la nième fois ta poire de lavement dans le cul et tu nettoies l’intérieur. Tu réitères jusqu’à ce que ce soit propre. Rien que ça, ça fait mal. […] Après ça, j’ai besoin de me mettre sous la couette une heure pour oublier combien j’en souffre. […] Aucune position ne convient. Tu tournes dans tous les sens mais y a rien qui t’apaise. Après quoi, tu te retrouves sur un set et tu suces, tu cambres. On te traite de salope […]. Rien ne vaut une telle souffrance. »

La pornographie tout sourire n’est possible que dans un monde virtuel, où les cris de souffrance sont remplacés par des gémissements de plaisir et des appels à y aller plus fort.

Déshumanisation

Voilà pourquoi, il est devenu non seulement stupide mais criminel de faire du débat sur la pornographie un débat « d’idées », où les défenseurs de la censure s’opposent aux soi-disant libres-penseurs sur le thème « quel effet sur le spectateur ? ». Même si j’apprécie le travail de pionnières mené aujourd’hui par les intellectuelles américaines sur la question de la pornographie, je ne partage pas leur opinion d’un racisme exprimé à l’encontre des hommes ou d’une fantasmatique macho insupportable. Il est inutile, et tout aussi criminel, de réduire le débat sur la pornographie à un antagonisme féminisme / pouvoir masculin.

Il est devenu en revanche urgent de s’interroger sur le processus de déshumanisation de milliers d’hommes et de femmes engagés dans la pornographie à la chaîne. Les témoignages sur les coulisses de la pornographie m’ont bouleversée et horrifiée. Il y résonne des échos familiers qu’on aurait bien voulu ne plus jamais entendre. Relisez n’importe quel témoignage de rescapés, consultez n’importe quel document sur la torture. Cela se passe, cela s’est toujours passé de la même manière. En Europe, en Afrique, en Amérique. Le processus de torture vise à priver un être humain de sa qualité d’être humain. La torture vise à le réduire à l’état d’animal, à l’anéantir jusqu’à ce que lui-même ne se considère plus comme humain, mais comme rien, moins que rien.

À chaque fois que l’on visionne un film pornographique, il faut s’en souvenir. Qu’advient-il de ces filles dont la plus grande peur est d’être devenue « un animal » ou « rien, moins que rien » ? Nous le savons. Certaines meurent de cancers, du sida ou d’hémorragie. Beaucoup conservent des séquelles physiques et psychologiques qui les poursuivent longtemps. Rocco Sifredi lui même a reconnu un jour que certaines « actrices » du porno bas de gamme, ultra majoritaire, avaient le sexe et l’anus détruits. L’américaine Catherine Mac Kinnon, qui a recueilli des dizaines de témoignages, décrit une de ces femmes de manière saisissante : « Elle n’a pas de nom. C’est une bouche, un vagin et un anus. Qui a besoin d’elle en particulier quand il y en a tant d’autres ? Si elle meurt, à qui manquera-t-elle ? Qui portera son deuil ? Qui s’en inquiétera si elle disparaît ? Qui est-elle ? Elle n’est personne. Littéralement, personne »

En Australie, beaucoup d’actrices ont recours à des opérations chirurgicales spécifiques. Il ne s’agit plus maintenant de retouches « classiques » (comme augmenter le volume des seins) mais de se faire ôter les grandes lèvres, afin que le vagin soit plus visible à l’écran… Rien qu'un trou.

Spectateur bourreau

Il faudrait traiter les rescapés de ce bagne moderne avec le même respect, les mêmes précautions que les rescapés de la torture. Après cette enquête et avoir visionné les images de « Shocking Truth », je sais que je ne pourrai plus regarder un film porno comme avant. Je ne demande pas la censure, ou l’interdiction des films pornographiques. Je demande à sortir de la logique du spectateur. Qu’il nous suffise d’écouter notre corps. Il n’y a pas de débat d’idées sur le porno sans un débat de chair. Je ne demande pas l’abolition de la pornographie, dont on retrouvait déjà des traces sur les fresques pompéiennes. Je demande la création d’un observatoire destiné à veiller au respect des personnes humaines employées sur les tournages. Suis-je « réactionnaire » ? Sexuellement frustrée parce que je demande pour des êtres humains les mêmes égards que pour les animaux ? Nous nous indignons du massacre des bébés phoques, du gavage des poulets, jusqu’aux animaux mal traités dans les tournages X. Citons pour rire, pour le fou- rire car sans folie, il faudrait en pleurer, cet avis d’un internaute sur la zoophilie « [même si j’adore la sexualité filles / animaux] je ne peux cependant, en tant que technicien vétérinaire, défendre l’idée d’une interaction sexuelle entre l’être humain et l’animal, parce que cela ruinerait la psyché de l’animal et le ferait ensuite agir de façon intolérable au regard des règles de politesse de la société humaine. De plus, il serait mal d’encourager un animal innocent à suivre les traces du mâle humain, en quête d’un idéal inaccessible ». Froid dans le dos.


Virtuel mortel

Imaginons un instant qu’ait lieu une campagne d’information des spectateurs, avec diffusion sur une chaîne généraliste d’un film documentaire (du type « Shocking truth ») comportant des images porno tournées « backstage » . Pour la plus grande majorité, le passage d’une représentation virtuelle à une réalité physique atroce contribuerait à une diminution considérable, si ce n’est à une disparition totale de l’excitation provoquée par ces images. C’est à ce stade, et à ce stade seulement, qu’il faut réintégrer le point de vue du spectateur pour comprendre les résistances que soulèvent aujourd’hui les attaques dirigées contre la pornographie. Ce spectateur, ces millions de spectateurs, une fois privés de leur jouissance virtuelle, devraient chercher d’autres ressources pour leur plaisir onaniste. Mais combien d’entre eux en sont-ils encore capables ?

Il ne faut pas sous-estimer la terreur et l’agressivité que suscitent chez certains la fin du rêve pornographique, la fin de l’image de la femme-trou, le désarroi que serait pour eux la perte d’un univers fantasmatique virtuel qui est souvent leur principal accès à la jouissance. Comment jouir dans le monde réel ? Comment jouir de chair et d’odeur et du poids et de la présence vivante et souffrante d’une femme ? Il est urgent de proposer aux adolescents une autre vision du sexe et de l’amour que celle des femmes-orifices et des enculeurs-performance. On peut d’ailleurs se demander quels bons petits soldats dociles, quelles brutes obéissantes et conditionnées on cherche à faire des hommes, pendant qu’on transforme les femmes en animaux / objets méprisables et maltraités. Les chefs de guerre serbes dopaient leurs troupes aux films pornos avant de faire des descentes dans les villages ? Tout est fait pour que le spectateur onaniste reste enfermé dans l’ignorance de son propre corps et donc forcément aussi dans celle du corps de l’autre - en psychopathe qui non seulement ne réagit plus à la souffrance d’autrui, mais en jouit. La question du spectateur est : quelle humanité préparons nous, et voulons nous fabriquer des générations d'individus conditionnés, dociles, économiquement performants, prêts à tolérer n’importe quelle abomination de la part du corps social qui les entretiendra dans leur jouissance maladive?

Amoureux de la chair, des odeurs, de la sueur, des infinis jeux du sexe, nous ne nous devons pas seulement d’informer nos semblables sur les violences de la pornographie industrielle. A nous de témoigner de notre joie de vivre dans le monde réel et de défendre avec délectation les formes infinies de la jouissance incarnée. La joie, plus forte que le gang bang. I.S.

Merci de tout cœur à Malka Malkovich et à Solenne Bardé, pour leur aide précieuse, pour leur courage et pour leur joie de vivre. I.S.

  • Tous les témoignages marqués d’une * sont filmés dans « Shocking Truth ».

Isabelle Sorente, ancienne élève de l'école Polytechnique, est romancière et auteur de théâtre. Elle a publié "Le Coeur de l'ogre" (JC Lattès, 2003), "La Prière de septembre" (JC Lattès, 2002), "L" (JC Lattès, 2001) et "Hard Copy" (Actes Sud, 2001).

Par Antoine
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Lundi 19 février 2007
Blog Deconstruire Babylone

Avant de laisser les publicitaires mettre en place les vélos en location à Paris,
regardons ce qu'ils ont fait à Lyon.

Voici un article paru dans la revue Silence n°338 de septembre 2006. et sur le site rebellyon.info.

Les pièges du système technicien : démonstration par l’exemple des Vélo’V

Nombreux sont les nouveaux objets high tech, surfant sur la mode du développement durable, prétendant oeuvrer à une action écologiste : panneaux solaires améliorés grâce aux nanomatériaux , système de location de vélos rempli de puces électroniques, voiture propre, poubelle identifiée, détecteur électronique de pollution, éoliennes industrielles, piles à combustibles... On en arriverait presque à croire que la technologie pourrait arriver à réparer les dégâts commis par des dizaines d’années de développement de la société industrielle. Que le serpent pourrait se soigner la queue.

Ce ne saurait voir que la partie immergée de l’iceberg. Eh bien non, ces objets n’ont rien d’écologistes, et constituent en réalité une vaste duperie. Au risque de se faire taxer de "jamais content" ou "d’éternel opposant", étudions les tenants et aboutissants du développement de chaque nouvelle technologie afin de mettre au grand jour leur perversité. Démonstration par l’exemple des Vélo’V.

Puces and veLo’V

En novembre 2004, le Grand Lyon (la communauté de communes) signe un contrat avec la société JC Decaux , le plus grand des publicitaires, qui prévoit la mise en place de 2 000 vélos en libre service. En contrepartie, Decaux se voit attribuer le marché du mobilier urbain (les panneaux de publicité et les abribus) pour 13 ans.

Concrètement, un peu partout à Lyon et Villeurbanne , grâce à sa carte bleue, chacun peut prendre un vélo dans n’importe quelle des 200 stations et le reposer dans n’importe quelle autre. La première demi-heure est gratuite puis chaque heure coûte 1 euro. Les Vélo’V sont bourrés de composants électroniques, vérifiant la pression des pneus, la tension des freins ou le bon fonctionnement des phares. Dès qu’un capteur détecte une anomalie, le vélo reste attaché à sa borne, grâce à un système d’attache particulièrement lourd intégrant une batterie électrique. Bien entendu un système GPS permet de savoir à toute heure où se trouve chaque Vélo’V. Les nombreuses dégradations (involontaires et volontaires) subies par ces vélos font travailler quotidiennement une équipe de 33 personnes dans un atelier de maintenance. D’autres, en camion, déplacent les vélos des stations pleines à celles vides. Les fameuses stations encombrent les trottoirs même à vide, prenant deux fois plus de place que des vélos normaux. Un Vélo’V pèse, notamment à cause de son cadre d’acier, entre 22 et 23 kilos, soit près du double d’un vélo normal. Selon JC Decaux, chaque vélo lui revient, entre l’achat et l’entretien, à 3 000 euros.

Mis en place au printemps 2005, ce système a rencontré un vif succès auprès des lyonnais. Et les élus de se féliciter des 50 000 abonnés, des 10 000 à 20 000 locations par jour ou des 40 000 km quotidiennement parcourus. Une bonne partie des écologistes s’est réjouie de ce nouveau système, célébrant une "victoire de leurs idées". Silence a notamment publié plusieurs brèves élogieuses, insistant sur la généralisation de la pratique du vélo permise. Cela ne fait que quelques mois que des voix critiques se sont faits entendre, entre autres par plusieurs articles de l’association Pignon sur Rue , du site d’informations alternatives Rebellyon.info [1] ou par un courrier des lecteurs paru dans Silence n°334.

Parmi les critiques retenues, passons rapidement sur la lourdeur des vélos, leur coût très élevé ainsi que l’importante quantité de matières nécessaires à leur fabrication. La place prise par les stations sur les trottoirs, l’inadaptation des vélos, les dysfonctionnements réguliers et le manque de fiabilité du procédé, sont à ranger dans le tiroir des critiques de second plan. Quant au financement de ce système par un publicitaire, profitant de l’aubaine pour augmenter le nombre d’espaces réservés aux annonceurs (sucettes et abribus), assurant donc par la même la promotion de la voiture, cela devrait définitivement désillusionner n’importe quel citoyen averti à propos du bien fondé des Vélo’V.

High tech partout, autonomie nulle part

Mais ce qui mérite notre opposition la plus vive, c’est le renforcement parmi la population de la dépendance à l’égard de la technologie. C’est la banalité de l’intrusion du high tech, et plus particulièrement des petites puces, dans chaque objet quotidien.

Roulez, vous êtes fliqués ! Grâce aux puces et au GPS, on peut en effet connaître tous les déplacements de chaque utilisateur de Vélo’V. "Mais, nous répond-t-on, fliqués, nous le sommes déjà, par l’utilisation de notre carte bleue, de notre téléphone portable, de notre carte de transports commun lisible à distance...". Effectivement, nous le sommes déjà. Est-ce une raison pour accepter de l’être une fois de plus ? Ne devrait-on pas plutôt se servir de chaque arrivée d’un nouveau type de flicage pour mieux le dénoncer et remettre en cause les précédents ? Sommes-nous résignés à la surveillance permanente, omniprésente et sournoise ? À être tracés dans nos achats, nos déplacements, nos activités, nos contacts... dans les moindres aspects de notre vie sociale et quotidienne ?

L’apparente simplicité de la pratique a certes permis l’accession aux déplacements en vélo de beaucoup de personnes non initiées. Mais en généralisant la pratique du vélo, le Vélo’V l’a surtout pervertie. La bicyclette est à la base un instrument d’autonomie : elle permet de se déplacer quand on veut, où l’on veut ; sa mécanique est assez simple pour permettre des réparations individuelles. Avec les Vélo’V, les cyclistes ne sont plus acteurs de leurs déplacements, mais sont infantilisés pour devenir, une fois de plus, de simples clients : il n’y a rien à faire, on ne peut pas les réparer, il suffit juste de s’en servir en échange de supporter des centaines de publicités le long des rues. Finie l’angoisse de la crevaison de pneu, boujour la peur de la panne électrique. S’il est certain que le Vélo’v peut être "bien pratique", notamment pour les gens de passage sur Lyon, son utilisation régulière transforme les déplacements en vélos en actes marchands et robotisés.

Ni puces, ni soumises

Les Vélo’V nous apprennent beaucoup sur les logiques de ce monde dominé par la fuite en avant technicienne, où l’on croit pouvoir résoudre les problèmes sociaux et écologiques par des solutions techniques. Une attitude courante, assez répandue parmi certains écologistes, consiste à rejeter les applications les plus choquantes des dernières avancées technologiques, tout en en approuvant d’autres, sous le prétexte qu’elles lutteraient, par exemple, contre la pollution : nanopuces permettant de détecter la présence d’OGM , piles à combustibles, voitures moins polluantes... On retrouve ici le mythe de la technique-bienfaitrice-qui-va-sauver-la-planète. Sauf que quand on parle des solutions qu’une technologie apporte, on occulte les problèmes qu’elle crée. L’étude approfondie de chaque technologie de pointe nous pousse à croire que le high tech est avant tout un fiasco écologique. Et quand bien même il ne le serait pas, il faudrait quand même le rejeter car le monde qu’il crée ne s’arrête pas aux seuls problèmes environnementaux ou sanitaires. La société industrielle entraîne aussi - et surtout - des dégâts sociaux et humains.

Nous ne voulons pas d’un monde tout propre, tout beau, tout lisse, et entièrement sous contrôle. Sous contrôle des puces détectant n’importe quel mal. Sous le joug des technologies nous maintenant en survie dans un univers vide de sens. Nous pensons qu’il est impossible de séparer le bébé de l’eau du bain. D’avoir les bons côtés d’une technologie sans en avoir les mauvais. Pour lutter contre les conséquences, nous voulons avant tout supprimer les causes.

Non à la prolifération des puces ! Vive les pneus crevés !

[1] Ndm : Voir les articles de Rebellyon sur les vélo’v dans la rubrique Écologie - nucléaire - Alternatives et dans la catégorie Analyses - Réflexions .


Voir aussi ces articles :

Vélo’v : l’envers du décor.

À souhaiter le vélo’v.... on obtient la bicycl’hate


Et sur les puces : RFID et Verichip
Par Antoine
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Jeudi 22 février 2007

911

Le 11 septembre est le point de départ médiatique du Nouvel Ordre Mondial, cher à M. Bush et à sa sainteté le Pape.

Justification incontestable en occident des lois sécuritaires et du contrôle des populations, il a aussi servi de point de départ aux guerres américaines en orient.

Or, tout comme l'assassinat de l'archiduc, l'incendie du Reichstag, Pearl Harbor ou l'incident du golfe du Tonkin, ce prétendu attentat était un prélude attendu pour pouvoir demarrer des hostilités décidées bien avant les évenements.

Ben Laden a toujours travaillé avec la CIA par le passé, et il est tout a fait possible qu'il ai servi d'épouvantail dans cete opération.

Comme vous pourrez le voir dans les films ci dessous il est scientifiquement impossible que le fuel de l'avion ai suffit à faire s'effondrer les tours. Pourquoi ? Parce que la structure des tours étaient en acier et et que celui ci ne fond qu'à partir de 2000°. Or le kerozene brule à 800°, pas plus. Donc le kérozene en brulant n'a pas pu faire fondre la structure en acier des tours. Scientifiquement c'est impossible. Il y eu par le passé des immeubles à structure en acier qui brulèrent pendant plus de 24 heures. Sans s'éffondrer. Et de toutes façon même les "partisans du kérozènes" n'estime le feu dans le batiment qu'aux alentours de 500°.

Le truc sur lequel les gens butent en général, ce sont les conclusions. Si le kérozène n'a pas fait éffondrer les tours, alors forcément Bush y est pour quelque chose. Or pour la plupart des personnes, il est plus facile de se dire que le kérozène brule à 2000°, que d'accepter l'idée que l'administration Bush (déja prise en flagrant délis de mensonges) pourrait avoir préparé une démolition des tours à l'aide d'explosifs, ce qui expliquerait d'ailleurs cette étrange façon qu'elles ont de tomber.

L'état peut donc être lié avec les térroristes. Ben Laden à toujours travaillé avec les services américains. Comme la pluspart des extrémistes "musulmans" (talibans en afghanistan, au Yemen contre le socialisme, en Yougoslavie pour faire chuter l'état fédéral, ... ).

C'est cette conclusion que l'on refuse. 2+2 est bien démontré. Mais le 4 n'est "à priori" pas possible dans nos schéma. Donc quelque chose cloche dans le 2+2. Je préfère me dire que je ne suis pas capable de comprendre les températures de fusion de l'acier et de combustion du kérozène, plutôt que de me dire Le Monde (où le Le Figaro ou l'Expresse, ou ...) vient de me raconter un crac.

Or le 11 septembre est bien pretexte à la mise en place d'une société sous surveillance et de guerres à l'extérieur. Du 11 septembre à l’Etat policier US .

Voici le célèbre film Loose Change, 2nd édition, sous titré français réalisé par Dylan Avery. Vous pouvez également le telecharger ici.

Bon visionage.

Par Antoine
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Mardi 6 mars 2007
J'écrit cet article principalement comme annexe à un article en préparation à propos d'Ivan Illich. Son but est de fournir des données montrant comment les inégalités sociales sont reproduite dans le parcours scolaire des élèves.

Nous allons examiner la situation en France. J'ai eu du mal à trouver des données statistiques, si vous pouvez en trouver notament sur l'obtention de diplomes et la repartition des résultats du baccalauréat selon les les classes socio-professionnelles (CSP), vous pouvez me les laisser en commentaire ou par mail, je completerais. Voici quand même un panel intéressant :

En commençant par la primaire, voici suivant les CSP les pourcentages d'élèves qui arrivent sans redoubler en 6e :

On observe de très grande disparité au primaire entre les élèves issus des CSP cadres et enseignants : plus de 90% arrivent en 6e sans redoubler ; et ceux issus des CSP ouvriers non qualifiés et sans emploi : 45% arrivent en 6e sans redoubler.

Il semble donc que dès l'école on observe une disparité des résulats. Il y a une certaine logique en ce qu'un enfant dans une famille mieux lotie et surtout d'un niveau culturel plus élevé ai plus de facilité en primaire. Cependant ces résultats auront une incidence sur la suite du parcours scolaire, puisqu'à chaque changement de cycle s'opère une séléction plus ou moins dite dans le choix de l'établissement suivant. 

Parmi les élèves entrés en classe de sixième en 1995, 89 % des enfants de cadres ou assimilés avaient intégré une classe de seconde générale ou technologique six ans plus tard. Il ne s'en trouvait que 41 % parmi les enfants d'ouvriers.

Au lycée les élèves boursiers forment 18% de l'effectif des secondes générales et 30% de l'effectif des secondes techniques. Ces données ne sont pas complètes sur la classe d'age, il manque les pourcentages de boursiers chez ceux qui sortent à 16 ans du système scolaire et chez les secndes pro. Cependant on note déja une forte disparité dans la comparaison voie générale/ bvoie technique.

Au plus haut niveau, les grandes écoles : les élèves issus  des CSP cadres et professions intelectuelles supérieures représentent 63% de l'effectif. En 3e cycle universitaire ce sont 54% de l'effectif. En 2001-2002, les enfants de cadres et assimilés étaient toujours proportionnellement vingt fois plus nombreux dans les classes préparatoires aux grandes écoles que les enfants d'ouvriers, dix-neuf fois plus nombreux dans les filières menant vers les professions de santé. Michel Euriat et Claude Thélot ont ainsi calculé que la proportion des jeunes d'origine populaire (en un sens très large : père paysan, ouvrier, employé, artisan ou commerçant) dans quatre grandes écoles prestigieuses (Ecole polytechnique, Ecole normale supérieure, ENA, HEC) a nettement diminué au cours des cinquante dernières années : elle est ainsi passée de 29 % des élèves dans la première moitié des années 1950 à seulement 9 % au milieu des années 1990 (Michel Euriuat et Claude Thélot, "Le recrutement social de l'élite scolaire en France. Evolution des inégalités de 1950 à 1990", Revue française de sociologie, XXXVI, 1995, pp. 413-438.)

Les inégalités sociales se font sentir à l'école et influent sur le niveau de sortie de l'école. Les formations les plus prestigieuses sont de toute façon résérvée à l'élite.

J'aimerais noter que ce n'est pas entièrement à cause du bagage culturel, il arrive aussi pour plusieurs raisons que les enfants n'aient pas accès à un enseignement de même qualité, même si il y a parfois des efforts accrus effectués dans les zones en difficultés. Il y a d'abord des raisons de mixité sociale : on apprend mieux quand l'enseignant fait face à un nombre réduit de "cas difficiles", il a alors plus de temps à consacrer aux élèves en difficultés. On l'a vu précédemment des raisons de selection à chaque changement de cycle. Les élèves qui commencent moins bien se verront moins bien orientés par la suite. On pourrait aussi noté des raisons ethniques de séléctions, mais qui peut aussi être une simple combinaison des problèmes de mixité et de départ difficile. Les profs sont à mon sens loin d'être les plus racistes des français. Ceci dit c'est un avis personnel.

J'aimerais cité rapidement Denis Meuret, professeur de sciences de l'Éducation, IREDU (Institut de Recherche sur l'Economie de l'Éducation) à Dijon, dans un écrit sortit de son contexte qui est intéressant quand au contexte mais dont la portée est difficile à cerner.  "Je suis aussi pour quelque chose dans la naissance de ces indicateurs. Je voulais soulever un problème technique à propos de ces indicateurs: quand on corrige par l'âge et la catégorie sociale, on considère implicitement que l'origine sociale agit de façon externe au système scolaire. C'est-à-dire que c'est à cause du capital culturel des parents que les enfants d'origine sociale favorisée réussissent mieux à l'école. Et on suppose implicitement aussi, quand on corrige, que ce n'est pas parce qu'ils auraient des meilleures conditions d'enseignement qu'ils réussiraient mieux. On sous-estime donc complètement l'influence des conditions d'enseignement, alors qu'il existe en fait, sur ce point, des écarts énormes entre les établissements."  Les lycées sous le feu de l'évaluation, actes de la sixième nocturne de Pénombre, Conservatoire National des Arts et Métiers, 25 mars 1999


D'autres liens utilisés pour écrire ce passage :
Les inégalités de réussite à l'école primaire, Jean-Paul Caille et Fabienne Rosenwald
La discrimination systémique dans le système éducatif français, Philippe Perrot
Commentaire des tableaux des origines socioprofessionnelles des candidats à l’ENA et des élèves
Bbliographie sur les élèves des grandes écoles
LCR-Rouge, dont j'ai récupéré certaines phrases.
Par Antoine
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Vendredi 23 mars 2007

Chaque année, la dette coûte environ 50 milliards d'euros: C'est l'équivalent de 20% du budget de l'état, soit 89% de l'impôt sur le revenu ou encore 140% de l'impôt sur les sociétés qui sert à payer les intérêts de la dette nationale. Pas la dette, juste les intérêts.

A causes des interêts, la dette nous coute chaque année depuis 1999 plus que ne rapporte l'impot sur le revenu, du coup les impots finnissent par profiter au très riches.

D'abord la TVA qui est le principal impot est payée par tout le monde, sans modération par la richesse.

Deuxièmement l'ISF est très injustement réparti car de nombreux échapatoires permettent aux très riches de le contourner en grande partie. Oeuvres d'arts, actions, etc, ...

Pareil pour les droits de successions, les personnes bien informées capables de passer par des sociétés bidons arrivent à s'en sortir honorablement, alors que cette impôt est une énorme gène pour que les classes populaires gardent leurs propriétés d'une génération sur l'autre.

L'état paye tout ce qui va permettre aux entreprises de faire du profit (si une tomate qui fait le tour du monde coute moins cher qu'une produite localement, c'est aussi parce que l'état paye les infrastructures nécéssaires au transport). Ca s'appelle les déséconomies externes. La collectivité paye toute la structure qui va permettre aux entreprises de faire des bénefs : formation, réseau de transports et de communication, ... puis tout le "nettoyage" pour essayer de combler les désordres créés par les bénefs : centre de filtrage des eaux, securité sociale, police, etc. Si les entreprises devaient chacune payer ce qu'elle coûtent vraiment à la collectivité, elles ne pourraient pas être rentables. C'est Serge Latouche qui m'avait fait comprendre cette idée dans l'article Ecofascisme ou écodémocratie :

"Au cœur de ce programme, l’internalisation des « déséconomies externes » (dommages engendrés par l’activité d’un agent qui en rejette le coût sur la collectivité), en principe conforme à la théorie économique orthodoxe, permettrait d’atteindre à peu près une société de décroissance. Tous les dysfonctionnements écologiques et sociaux devraient être à la charge des entreprises qui en sont responsables. Qu’on imagine l’impact de l’internalisation des coûts des transports, de l’éducation, de la sécurité, du chômage, etc., sur le fonctionnement de nos sociétés ! Ces mesures « réformistes » – dont l’économiste libéral Arthur Cecil Pigou a formulé le principe dès le début du XXe siècle ! – provoqueraient une véritable révolution.

Car les entreprises obéissant à la logique capitaliste seraient largement découragées. On sait déjà qu’aucune compagnie d’assurances n’accepte de prendre en charge les risques nucléaire, climatique et ceux de la pollution par les organismes génétiquement modi-fiés (OGM). On peut imaginer la paralysie qu’entraînerait l’obligation de couverture du risque sanitaire, du risque social (chômage), du risque esthétique. Dans un premier temps, nombre d’activités n’étant plus « rentables », le système serait bloqué. Mais n’est-ce pas précisément là une preuve supplémentaire de la nécessité d’en sortir, en même temps qu’une voie de transition possible vers une société alternative ?"


Ensuite finalement la dette génére de gros revenu pour ceux qui peuvent financer l'état. 20% du budget de l'Etat ! Par son intermédiaire les marchés financiers et les très riches ponctionnent gravement le budget de l'état !  Lire aussi Banques : Attention au remède

Si on rajoute les frais de bouche des élus, on s'aperçoit qu'on pourrait en même temps réduire les impots et augmenter la justice sociale.

Avec ces impots qui rendent difficiles aux classes défavorisée de rester propirétaires (notamment l'impôt sur les successions avec l'augmentation des prix de l'immobilier), on pousse directement la population à devenir dependante de l'aide sociale et du salariat. La propriété est de plus en plus concentrée dans les mains de quelques uns, la majorité devient une population déracinée qui n'a de subsistance que dans la mesure ou elle adhère au système. A tel point que le top de nos espoirs c'est maintenant de réclamer un CDI. Nous nous sommes fait éjecter de notre droit à la terre, de nos droits à la libre entreprise (pas le libéralisme, mais la capacité de travailler par et pour soi-même), de notre capacité de survivre en dehors des structures capitalistes ou sociales. Des esclaves volontaires presque.

Et ce sont les règles du jeu économique qui nous ont poussé droit dedans. A cause des interêts, il y a toujours moins d'argent en circulation que d'argent due aux banques, donc avec le temps (et les interets qui courent) les banqueroutes sont obligatoires, les hypothèques, etc, ... C'est pour cela que toute société est vouée à s'aggrandir ou à disparaître. L'expansion instopable du capitalisme, ce n'est pas celle de la démocratie ou des droits de l'homme, conceps totalements asservis au pouvoir, mais la simple conséquence de cette règle jamais expliquée qu'il faut toujours plus d'argent pour rembourser les banques. Finalement celles-ci en acceptant ou non de preter plus décident de la survie ou non des entreprises, d'où une formidable fuite en avant qui nécéssite toujours plus de croissance pour payer les dettes.

Babylone nous asservit et nous dépossède. Plus l'on produit, plus il y a de croissance, plus le système s'étend, plus les populations sont déminies de tout moyen de subsistance et de production  autonome. Plus nous devons de l'argent, et plus nous devenons salariés, assistés, assurés, c'est à dire privés de toute responsabilité, de tout pouvoir de décision, de toute capacité de subvenir nous même à nos besoins. Soumis presque avec notre accord au règne des experts, qui nous soignent, nous coiffent, nous nourrissent, orientent nos études, nous transportent, ...

Et tout ce que nous demandons, ce sont des minimas sociaux. La lutte est bien plus vaste ...

Par Antoine
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Dimanche 3 juin 2007
Reporter sans frontière est une escroquerie menée par Rober Menard. C'est très joliment expliqué par Viktor Dedaj sur le site "Le Grand soir" : Reporters Sans Frontières. La liberté de la presse et mon hamster à moi, l'auteur prend même le soin de nous faire rire, une attention toujours charmante.

De la literature pour appronfondir le sujet :
Par Antoine
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Mercredi 6 juin 2007
En fait il y a plusieurs inflations.

Celle sur laquelle sont indexés les salaires est une escroquerie maison, qui ne prend presque rien en compte.

Alors que l'on croit que seulement 4% de monnaie en plus est réinjectée cahque année dans l'économie (ce qui correspondrait à l'inflation annoncée, celle sur laquelle les salaires sont indéxés), c'est quasiment le double (autour de 7%). Ce qui fait que les prix augmentent beaucoup (+20% pour les actions et à peine moins pour l'immobilier).

Ceux qui ont accès aux prêts pour pouvoir acheter des apparts ou des entreprises s'enrichissent presque gratuitement puisque leur prêt sera à cous sûr rentable (l'inflation chez eux est forte).

En revanche les autres se font escroquer car si l'inflation est contenue dans leur domaine (salaire, consomations de bases, ils voient flamber les prix de l'energie (gaz, electricité) et de l'immobilier. Et la participation à la vie économique (les actions : propriété des moyens de production) leur est définitivement hors de portée.

En fait le système économique, par ce dédoublement de l'inflation, fabrique une population qui n'a plus accès à la propriété, ni de là où elle habite, ni de là où elle travail.

L'ensemble locataire/salarié/assuré est un piège qui fait de nous des "servants" de la machine sociale, sans aucune prise, ni aucun droit sur le tissu économique.

Pour en savoir plus sur l'inflation, vous pouvez consulter cette page :  linflation.free, dont le principal sujet est le NAIRU, variable indiquant le nombre idéal de chomeur pour "huiler" le moteur économique.

Un (tout) petit aperçu de l'augmentation de sprix depuis 2000 :Pas d’inflation?

Bonne continuation à tous.
Par Antoine
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