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Vendredi 9 mai 2008
On lisait dans il y a quelques mois, dans le journal "La Décroissance"  une citation de B. Charbonneau annonçant que les puissants allait reprendre le thème de l'écologie pour justifier leur pouvoir.

Un beau jour, le pouvoir sera bien contraint de pratiquer l'écologie. Une prospective sans illusions peut mener à penser que, sauf catastrophe, le virage écologique ne sera pas le fait dune opposition très minoritaire dépourvue de moyens, mais de la bourgeoisie dirigeante, le jour où elle ne pourra faire autrement. Ce seront les divers responsables de la ruine de la terrequi organiseront le sauvetage du peu qui en restera, et qui après l'abondance, gèreront la pénurie et la survie. Car ceux-là n'ont aucun préjugé, ils ne croient pas plus au déveleppement qu'à l'écologie : ils ne croitent qu'au pouvoir, qui est celui de faire ce qui ne peut être fait autrement.

"Le feu vert, autocritique du mouvement écologique", Bernard Charbonneau.

 

En lisant sur un forum quelqu'un qui voyait dans l'article de  Jacques Ellul, "Victoire d'Hitler ?", un rapport avec l'éco-fascime, j'ai pris conscience de ce qui est en train de se passer.

Du texte de Jacques Ellul je retiens deux points importants pour notre sujet. Le pouvoir absolu de l'état et la mobilisation de la population.

Pour réaliser la mobilisation totale de la nation, tout l'Etat doit avoir en mains tous les ressorts financiers économiques, vitaux, et placer à la tête de tout des techniciens qui deviennent les premiers dans la nation. (...) L'Etat prend tout, l'Etat utilise tout par le moyen des techniciens. Qu'est ce donc sinon la dictature ?

 

D'ailleurs, deux choses sont à retenir ; d'abord les quelques plans économiques dont nous pouvons avoir connaissance ( le plan Beveridge, le Plan du Full Employment, le plan financier américain) démontrent abondamment que l'Emprise de l'Etat sur la vie économique est un fait acquis et qu'on s'oriente vers une dictature économique sur le monde entier. Ensuite une loi historique : l'expérience de l'histoire nous montre que tout ce que l'Etat conquiert comme pouvoir, il ne le perd jamais. (...)  Ainsi, nous pouvons nous attendre demain à l'établissemnt de dictatures camouflées dans tous les pays du monde, necessité dans laquelle Hitler nous aura conduits. Sans doute, on peut réagir, on peut lutter, mais qui songe à le faire sur ce plan ?

Qui songe à la faire sur ce plan ? Qui aujourd'hui ne demande pas plus d'emprise de l'état sur la vie de tous les jours ?

Or ce sont bien les subventions agricoles et les protectionismes américains et européenns qui
affament volontairement les populations de ce qu'on appelait le tiers monde. Les impôts ne sont pas/plus un système redistributif. Je ne cherche pas à m'attarder sur le sujet, mais aujourd'hui, quand on n'a à la bouche que le mot sécurité, il me parait dangereux de demander sans cesse plus de pénétration de l'état dans toutes les sphères.

Mais c'est surtout le thème de la mobilisation totale qui m'interessait.

L'ensemble du peuple, en France comme aux Etats-Unis, est au contraire tout prêt à accepter le gouvernement dictatorial et l'économie d'Etat. La fonctionarisation générale est presqu'un fait accompli ou qui s'accomplit chaque jour et le desinteressement de la population à l'égard des querelles politiques, qui est indénaible, est un signe grave de cette mentalité qui, à n'en pas douter, "pré-fasciste".

Sans doute on peut essayer de réagir. Mais au nom de quoi ? La liberté a fait vibrer toute la France tant qu'elle a été la libération du Boche. Maintenant elle perd tout son sens. Liberté à l'égard de l'Etat ? Personne ne s'en préocuppe. Et ce grand ressort brisé, il nous reste la possibilité de faire appel à des "valeures spirituelles" pour faire marcher le peuple. Eh oui ... comme Hitler ... comme Hitler qui a trouvé la formule étonnant de mettre le spirituel au service du materiel, d'avoir des moyens spirituels pour réaliser les fins materielles.

Une doctrine de l'homme, du monde, une religion pour arriver à la puissance économique et militaire. Peu à peu, nous aussi nous allons sur ce chemin. Nous demandons une mystique, quelle qu'elle soit, pourvu qu'elle serve à la puissance, une mystique qui obtiendra l'adhesion de tous les coeurs français, qui les fera agir par enthousiasme, les conduisants au sacrifice dans l'exaltation. Partout on la demande cette mystique. Partout on demande que cette dictature que l'on accepte implicitement, soit totalitaire, c'est à dire qu'elle saisisse l'homme tout entier, corps, esprit coeur, pour le mettrre auservice de la nation de façon absolue. L'offensive à laquelle nous assistons pour l'école unique est centrée sur l'idée que l'Eglise apprend à faire passer l'Eglise avant la Nation. C'est bien le symptome de ce totalitarisme qui se developpe lentement, sournoisement, sacrifice qui se prépare de l'homme à l'Etat Moloch.

Mobiliser entièrement la nation autour d'une idée, et par là la soumettre et l'unifiée derrière ses dirigeants ou ses penseurs. C'est là le projet. De nouvelles valeures spirituelles, inlassablement publicisées par Nicolas Sarkozy, contre l'idée de laïcité. Et c'est exactement l'idée de la spititualité dite "new age", dont les nazis était l'une des manifestations. Et cette spiritualité est directement liée à l'écologie, elle hérite d'ailleurs le rapport à la terre des anciennes religions païennes, dont elle s'inspire et se revendique. Voir pour tout celà : Partie IV : le New Age et la fin de la laïcité.

Là se trouve exactement la victoire d'Hitler présentée par Ellul. Il convient donc de bien penser son rapport à l'écologie. Oui il est nécéssaire de faire de son mieux pour ne pas polluer. Oui celles des grandes entreprises qui polluent doivent revoir leurs copies, mais il faut faire attention à ne pas laisser l'écologie être une porte ouverte aux nouvelles mystiques et à la soumission toujours plus éxigeantes à ce monde et à ses valeures perveries.
par Desbabas publié dans : Nature communauté : Freemen
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Mercredi 2 avril 2008
Voici un mail que j'ai reçu. Je ne trouve pas la source sur internet, donc le voici. Le texte est signé Patrick Sardones, de l'association EDEN. Il suit la question des biocarburants depuis longtemps déja.

Agrocarburants : les grandes manœuvres des éthanoliers autour de l’étude ADEME-IFP/ Bio IS

Suite aux contestations croissantes émanant des associations de défense de l’environnement concernant la validité des bilans énergétiques et effet de serre des filières de production d’agrocarburants publiés dans l’étude ADEME-DIREM 2002, pilier de la politique gouvernementale en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, l’ADEME a été contrainte de lancer une nouvelle série d’études sur cette question.
La première a démarré en Octobre 2007. Son objectif était de définir quelle est la méthodologie la plus appropriée qu’il convient d’utiliser pour établir les bilans énergétiques et environnementaux des filières de production d’agrocarburants, en comparaison avec les filières pétrolières. De haute lutte, le Réseau Action Climat – France a obtenu de représenter les ONGs environnementalistes au comité technique chargé d’encadrer cette étude, confiée à la société Bio IS. La délégation du RAC-F était composée de Pierre Perbos, administrateur, et Patrick Sadones, en charge du dossier des agrocarburants à l’association EDEN et à la Confédération Paysanne. EDEN est la première association à avoir relevé les graves anomalies qui émaillent le rapport de l’étude ADEME-DIREM 2002, et a commencé à publier ses analyses en 2005. En Août 2007, EDEN a candidaté à l’appel d’offre lancé pour sélectionner le prestataire de l’étude méthodologique sur les ACV des agrocarburants, en proposant une méthode permettant notamment de prendre en compte le changement d’affectation des surfaces. L’offre d’EDEN n’a pas été retenue, au profit de celle de Bio IS, moins disante.
Dés le commencement de l’étude, l’ADEME a ouvert un espace collaboratif Intranet destiné aux membres du Comité Technique (CT) et du Comité de Pilotage (CP) réunissant les financeurs. Cet espace devait permettre aux différentes parties prenantes de publier leurs analyses, réflexions et commentaires, et de les soumettre au débat, dans la transparence. Les représentants du RAC-F ont joué le jeu, publiant immédiatement divers documents et propositions de travail. Par la suite, tous nos commentaires sur les réunions successives du CT ont été publiés par le même moyen. A l’opposé, les éthanoliers n’ont jamais posté le moindre document, ni la moindre proposition, refusant d’exposer leurs arguments à la critique. Cette attitude a compliqué le travail du prestataire, et conduit à ce que le temps de réunion soit entièrement consommé par des débats entre les membres du CT, débat qui auraient pu se dérouler sur l’espace Intranet, les réunions du CT n’étant consacrées qu’à la validation des conclusions, et l’approfondissement de certains points. Il a fallu organiser une réunion de plus, et la publication du rapport de Bio IS accuse un retard de deux mois. En outre, nombre de points prévus dans le cahier des charges de l’appel d’offre n’ont pas été traités, ou très superficiellement, par le bureau d’études ( cf. ' Courrier aux membres du Comité de Pilotage ') .
Suite à l’ouverture de l’espace collaboratif Intranet, le RAC-F a posté le document ' Etude méthodologique ACV des agrocarburants : questions et propositions du RAC-F ', qui n’a suscité aucun commentaire… Bio IS a demandé aux représentants du RAC-F de venir au siège de la société pour discuter des propositions faites dans le document (cf. Compte-rendu de la réunion de travail du 8 Novembre 2007 entre Bio IS et le RAC-F ', publié également sur l’espace Intranet). Dans ces deux documents, le RAC-F conteste explicitement la façon dont a été appliquée en 2002 la règle d’imputation massique des coûts et émissions aux coproduits dans le cas de l’éthanol de blé, qui conduit à faire supporter aux vinasses de distillation la plus grosse partie de ces coûts, et tout particulièrement ceux des étapes fermentation et distillation de l’éthanol, alors que ces étapes ne concerne en rien la matière sèche non fermentescible qui constitue ces vinasses. Cette convention de calcul conduit à obtenir des bilans ' honorables ' pour l’éthanol, mais au prix d’une sur-allocation considérable au coproduit secondaire, utilisé en alimentation animale, en remplacement d’un autre aliment du bétail qui aurait généré , pour sa production, des coûts et émissions beaucoup plus faibles. Prétendre ensuite comparer les bilans des agrocarburants calculés de cette façon à ceux des carburants d’origine pétrolière relève, purement et simplement, de l’imposture.
Bio IS n’entérinera cette observation de bon sens, défendue par EDEN depuis 2005, que dans son projet de rapport final, discuté lors de la dernière réunion du CT, le 4 Mars (cf. ' Projet de rapport final Bio IS ' chapitre 7.3.1.2, pages 68 et 69). Bio IS propose ainsi de faire supporter exclusivement à l’éthanol de blé ou de maïs les coûts énergétiques et émissions générés par les étapes saccharification de l’amidon, fermentation du glucose et distillation de l’éthanol. Cette disposition invalide complètement les résultats publiés dans les études PWC (ADEME-DIREM 2002 et suivantes) sur les éthanol de blé et de maïs, de même que la proposition de directive européenne ' Energies Renouvelables ' publiée le 23 janvier 2008 (cf. ' Analyse de la proposition de directive Européenne… ' page 5 et l’annexe qui montre sur un exemple que la bonne application d’une méthode d’allocation des coûts et émissions selon un pro rata (massique, énergétique ou économique) conduit, dans le cas des éthanols de blé et de maïs, à multiplier par 2 leurs indicateurs effet de serre et consommation énergétique par rapport au calcul de l’allocation sortie distillation.
Curieusement, les éthanoliers n’ont pas contesté la proposition de Bio IS lors du CT du 4 mars. Seul le pathétique Etienne Poitrat a tenté de défendre ' son ' étude ADEME-DIREM 2002 : ' la distillation de l’éthanol permet de séparer l’éthanol des vinasses, il est donc légitime de leur imputer une part de ces coûts. ' Bio IS lui a répondu que l’énergie consommée lors de la distillation ( 15 MJ par kilo d’éthanol, selon ADEME-DIREM 2002, soit 56% de l’énergie restituée par l’éthanol lors de sa combustion complète) sert uniquement à vaporiser l’éthanol. Bio IS précise que cet aspect a fait l’objet d’une discussion avec Georges Alard (Téréos) , qui a validé cette façon de faire les calculs. Patrick Sadones ajoute qu’il est techniquement possible de sortir le ' non-amidon ' du grain avant les étapes du procédé industriel qui ne concernent que l’éthanol et ses précurseurs exclusifs. Le fait que par commodité les industriels préfèrent le laisser jusqu’à la distillation ne permet pas pour autant de lui faire supporter les coûts de ces étapes. Le Comité Technique valide donc la convention de calcul proposée par Bio IS.

Suspense… Les éthanoliers vont-ils se résigner à la défaite si rapidement ?

Le Comité de Pilotage ( les financeurs de l’étude : MEDAD, MAP, ADEME, IFP, ONIGC) se réunissait le 10 mars, pour recevoir la version définitive du rapport de Bio IS et décider de la suite à donner à l’étude. Le RAC-F, pour s’assurer que les débats tenus lors de la dernière réunion du CT, la semaine d’avant, ne restent pas lettre morte, adresse un courrier aux membres du CP (cf. ' Courrier aux membres du Comité de Pilotage de l’étude méthodologique sur les ACV des agrocarburants '). Ce courrier n’est honoré d’aucune réponse, le rapport final de Bio IS n’est pas publié, mais les deux représentants du RAC-F au CT reçoivent le 19 mars de Julien Turenne, Chef du Bureau Biomasse, Biocarburants et autres bioproduits, une invitation à participer , le 27 Mars, à la dernière réunion du COMOP 10 (Energies Renouvelables), réunion consacrée aux agrocarburants. Nous rédigeons alors une note sur l’étude Bio IS (cf. ' Courrier du RAC-F aux membres du COMOP 10… '), car nous pensons que les membres du COMOP 10, abreuvés, comme tout un chacun, par l’intense propagande menée depuis tant d’années par les partisans des agrocarburants, nourrissent quelques illusions quant aux possibilités de réduire significativement nos émissions de GES en remplaçant les carburants pétroliers par des agrocarburants. Ce courrier est envoyé le 23 mars.
Deux jours plus tard, nous recevons, comme toutes les personnes invitées à la réunion du 27 mars, et toujours de Julien Turenne, une note de synthèse sur l’étude Bio IS émanant du Comité de Pilotage ( cf. '  Note de synthèse du CP sur l’étude Bio IS '). Stupéfaction : nous nous demandons s’il s’agit bien de l’étude à laquelle nous avons participé ! La conclusion de cette note est en effet consternante : ' En conclusion, l’étude ADEME/IFP/MEDAD/MAP/ONIGC confirme que sur cette nouvelle base méthodologique, et en l’état actuel des connaissances, les gains énergétiques et de GES des biocarburants produits en Europe resteront significatifs et en tout état de cause, supérieurs au seuil d’éligibilité environnemental proposé dans le projet de directive européenne EnR (35%). Le plan biocarburant conserve donc une justification sur le plan de l’énergie et de la réduction des gaz à effet de serre. ' Evidemment, cette conclusion a été immédiatement reprise dans la presque totalité de la presse agricole.
Julien Turenne ayant accordé un rendez-vous au RAC-F le 26 mars, nous avons pu l’interroger sur cette surprenante note, et plus particulièrement sur trois points :
  • page 2, figure la phrase : ' 
  • La filière ETBE est prise en compte via l'étude de l'éthanol. ' Le projet de directive européenne ne propose d’ailleurs pas autre chose, l’indicateur effet de serre de l’ETBE se réduisant à celui de l’éthanol qu’il contient . C’est négliger le fait que la synthèse de l’ETBE, à partir de l’isobutène et de l’éthanol, consomme beaucoup d’énergie, 20% de l’énergie contenue dans l’éthanol selon l’étude ADEME-DIREM 2002, et par conséquent génère de substantielles émissions de CO², qui doivent être prise en compte pour le calcul du bilan de l’éthanol, de la graine à semer à la roue. Par ailleurs, des études commanditées par les producteurs d’ETBE montrent que l’incorporation d’éthanol en mélange direct dans l’essence engendre, au niveau des raffineries, à cause de la reformulation des essences spécifiques nécessaires à cette incorporation, des émissions de CO² encore supérieures… Monsieur Turenne, IGREF, déclare ne pas pouvoir répondre à cette question.
    • Page 3, il est dit que les facteurs de conversion N/N²O retenus par Bio IS ' sont légèrement plus élevés que ceux retenus dans l’étude ADEME-DIREM 2002 '. 1,33% du N épandu converti en N²O selon Bio IS, contre seulement 0,5% pour le blé et le colza dans ADEME-DIREM 2002… Julien Turenne convient que la formulation de la phrase est malencontreuse.

      • Concernant la formulation de la conclusion (voir plus haut) , nous faisons part de notre incompréhension : selon la méthodologie proposée par Bio IS, l’efficacité énergétique des éthanols blé et maïs sera en effet deux fois faible que celle calculée par PWC, et l’indicateur effet de serre deux fois plus fort . Julien Turenne nous apprend alors que les éthanoliers sont intervenus auprès du comité de pilotage, postérieurement à la dernière réunion du Comité Technique du 4 mars, pour remettre en cause la méthode de calcul proposée par Bio IS, et validée par le CT ! Nous lui demandons alors ce qu’a décidé le comité de pilotage. Julien Turenne déclare ne plus s’en souvenir précisément, mais qu ‘en tout état de cause les calculs conduits d’une façon ou de l’autre ne conduisaient pas à des résultats très différents, ce qui fait que le CP s’est permis de tirer la conclusion que nous contestons.

 
Nous aurons confirmation de cette version des faits dés le lendemain, lors de la réunion du COMOP 10. Suite à la présentation par le même Julien Turenne de la note de synthèse du CP ( l’orateur prend toutefois la précaution de préciser à deux reprises que cette note émane de l’ensemble du CP, qui en assume collectivement la paternité), le débat s’engage. Je prend la parole pour contester la note, en citant les trois points ci dessus. Sur le dernier point, le représentant de la Société Nationale des Producteurs d’Alcool Agricole, Alain d’Anselme, déclare sans ambages que les éthanoliers ont en effet fait une concession au CT , ' pour permettre à celui-ci d’avancer ', mais qu’ils ont ensuite été contester la décision prise devant le CP, l’objectif de la distillation étant à l’évidence de séparer l’éthanol des vinasses, il est tout à fait légitime de faire supporter à celles-ci une part des coûts de cette étape. Claude Roy monte lui aussi au créneau après la réunion pour faire valoir le même argument. Ce peut-il que cet argument ait plus de poids le 27 mars, dans la bouche de Messieurs Roy et d’Anselme, qu’il n’en avait le 4, dans celle d’Etienne Poitrat ?
Nous verrons bien ce qu’il restera de la proposition de Bio IS dans son rapport final… Le bureau d’études, qui réalise plus des deux tiers de son chiffre d’affaire avec l’ADEME, défendra-t-il son analyse face aux pressions du Comité de Pilotage ?
Compte tenu des informations que je possède sur l’usine Téréos de Lillebonne ( rapport de la DRIRE au Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques, en date du 23 Novembre 2007 et concernant le site de Lillebonne), il semble bien que les consommations énergétiques par kilo d’éthanol produit aient peu diminuées par rapport aux données trouvées dans le rapport ADEME DIREM pour l’horizon 2009 (cf. ' coûts éthanol de blé '). Le bilan énergétique de la graine à semer à la roue ( incluant les coûts d’incorporation de l’éthanol à l’essence) est vraisemblablement assez voisin de celui de l’essence, donc les bilans CO² sont également proches. S’ajoute pour l’éthanol l’effet de serre N²O, très significatif… Le bilan de l’éthanol de maïs est encore plus mauvais, à cause de l’irrigation de la culture, et le séchage du grain. L’éthanol de betterave supporte des coûts de culture moindre, mais est plombé par la nécessité de concentrer les jus de diffusion en sirops.
Les bilans de l’ester méthyliques sont certainement meilleurs, mais le passage de l’imputation massique à l’imputation au contenu énergétique dégrade fortement le bilan de l’huile, à cause de la forte différence de PCI entre l’huile (37,2 MJ par kilo) et le tourteau (12,1 MJ/kg) : efficacité énergétique de la production d’huile brute diminuée de 38%.
 
 
Patrick Sadones EDEN , Confédération Paysanne, le 29 Mars 2008
par Desbabas publié dans : Nature communauté : Freemen
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Jeudi 31 janvier 2008
Salut,

Je n'ai pas trop de temps en ce moment pour écrire, mais j'ai reçu ça dans ma boite aux lettres, alors je vous en fait profiter. Pour comprendre les enjeux concernant les semences, je vous recommande chaudement "La guerre au vivant" de Jean Pierre Berlan.

Kokopelli: biodiversité, la fin des illusions

Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée :

       - 12.000 € pour le grainetier Baumaux

       - 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger  et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul Jacquin

Ce communiqué est consultable sur notre site

Association Kokopelli

http://www.kokopelli.asso.fr/index.html

par Desbabas publié dans : Nature communauté : Freemen
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Mercredi 27 juin 2007
Cet article  qui commence par  cité quelque articles en rapport avec les biocarburants, que l'on appelle aussi agrocarburants, contiendra très bientôt une analyse complète du phénomene.

Voici déja quelques articles sur le sujet :

Deforestation: The hidden cause of global warming, paru dans the independent, met en evidence le lien entre les agrocarburants et la deforestation. Or si l'on brule les denses forêts equatoriales pour les remplacer par d'importantes exploitations agricoles intensives, le bilan est forcement catastrophique en ce qui concerne les emmissions de CO2. Je garde une copie de l'article ici.

Worse than fossil fuel, un article de Georges Monbiot, paru dans the gardian, qui explique le chemin de l'auteur vers la decouverte que les biocarburants sont pire que le pétrole qu'ils remplassent. Je garde une traduction en français : Biocarburants : pires que des énergies fossiles !.

Les agro carburants industriels ne contribuent à résoudre ni la crise agricole, ni la crise climatique. Un article de la coordination paysanne européenne dont voici le chapeau (l'incipit) : Les agro carburants industriels ne contribuent à résoudre ni la crise agricole, ni la crise climatique. Ils vont entrer en concurrence avec la production alimentaire. Il faut changer d’urgence les politiques agricoles, commerciales et énergétiques. Les exploitations agricoles peuvent contribuer positivement à infléchir la crise climatique.

par Antoine publié dans : Nature communauté : Freemen
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Vendredi 20 avril 2007

Deux nouvelles vidéos de Claude Bourguignon, le biologiste que l'on entendait dans le film Alerte à Babylone, de Jean Druon, trouvées sur les forums d' "On peut le faire".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Antoine publié dans : Nature communauté : Freemen
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