On se doutait bien que M. de Naggy-Bosca n'avait pas choisit Bernard Kouchner comme ministre des affaires étrangères pour rien. Comme son président, il est très proche des milieux atlantistes,
participant à plusieurs groupes de reflexions (think tanks) et de relation frano-americaine. Rien de grave à apprecier l'Amerique, si ce n'est que ces groupes visent avant tout à promouvoir la
politique guerrière de M. Bush et l'islamophobie. Voir l'article (Nicolas Sarkozy -
Bernard Kouchner, Quel avenir ?).
Peu étonnant dès lors que l'agence de presse officielle iranienne IRNA critique lundi les "occupants de l'Elysée", devenus des "traducteurs de la politique de la Maison
Blanche". Les dirigeants français, selon IRNA qui les accuse d'"extrémisme", ont "adopté un ton encore plus dur, plus enflammé, et plus illogique que celui de Washington".
Voici les propos de M. Kouchner relaté par Le Monde :
"la crise du nucléaire iranien impose de "se préparer au pire" qui "est laen dehors des préparations militaires ...
guerre", a déclaré Bernard Kouchner, dimanche 16 septembre, "qu'aucun signe ne nous permet de penser, en dehors des préparations militaires", qu'un bombardement de l'Iran soit proche...
précisant toutefois que "l'armée française n'est pas pour le moment associé à quoi que ce soit ni à aucune manoeuvre que ce soit".humm ça sent bon. ma grand mère dit que l'esprit ne connait pas la négation, en tout cas il juge important d'en parler.
"Nous avons décidé, pendant que la négociation se poursuit - et elle doit s'amplifier - de nous préparer à des sanctions éventuelles en dehors des sanctions de l'ONU, qui seraient des sanctions européennes", a confirmé Bernard Kouchner. "Nos amis allemands l'ont proposé", a-t-il ajouté, en précisant qu'il s'agirait de "sanctions économiques à propos des circuits financiers"."a propos des circuits financiers". Là je sais pas s'il parle du commerce du petrole ou de celui des armes, mais ça sent le mec malhonnète.
Villepin lui est drolement mis en cause dans l'affaire Clearstream, qui risque de lui faire payer "son arrogance" à l'ONU. L'affaire Clearstream, moyen de Sarkozy de régler en douce les comptes de son copain W (voir Nicolas Sarkozy : la scientologie au service de l'atlantisme ) ?"Nous avons affaire à un dossier très lié à la paix, à la sécurité et à la stabilité régionale au Proche Orient et c'est pourquoi je demanderai à tout le monde de ne pas se laisser emporter jusqu'à ce que nous soyons parvenus au bout de la procédure (...) J'ai clairement signifié que je ne voyais pas en ce moment de danger clair concernant le programme nucléaire iranien".
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